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« Les dessous de la fiche de paie », un site dédié qui détaille tous les éléments qui composent une fiche de paie

C’est une réalité, les 22 millions de salarié·es qui reçoivent ce document le comprennent parfois mal. Selon une étude Viavoice, seulement la moitié des sondé·es comprennent que leurs cotisations ne financent pas directement leur future pension de retraite, mais celle des retraité·es actuel·les, et beaucoup se perdent vite entre le net, le brut et le net après impôt.

La CGT a donc créé « Les dessous de la fiche de paie », un site dédié qui détaille tous les éléments qui composent une fiche de paie et explique comment le capital tente de détruire le système vertueux créé en 1945, à savoir notre Sécurité sociale qui finance la protection sociale.

 

Fiche de paie

 

Payer des cotisations, c’est financer la protection sociale

Les cotisations sociales, c’est une façon de mutualiser les risques pour ne pas être seul·e en cas de coup dur. Afficher ces lignes sur le bulletin de salaire, c’est permettre aux salarié·es de connaître leurs droits. 

Nos cotisations financent les droits mis en place pour faire face aux aléas de la vie et du travail : problèmes de santé, parentalité, accidents, licenciements, retraite… C’est la garantie d’un système solide et solidaire, indépendant des banques, des assurances et des marchés financiers. 

Par ailleurs, une petite partie est aussi mise en commun à partir de ce que nous gagnons : c’est l’impôt sur le revenu qui finance les services publics

80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations 

« Je cotise selon mes moyens et reçois selon mes besoins ! » Sauf que notre beau système est attaqué de toutes parts depuis sa création – et ça commence dès la fiche de paie.

Distinguer les cotisations dites salariales des cotisations dites patronales pour introduire l’idée que les patrons payent trop de charges, ne pas afficher le superbrut ( salaire brut + les cotisations dites « patronales ») pour invisibiliser la vraie valeur de notre travail, faire des cadeaux aux entreprises avec toujours plus d’exonérations de cotisations sociales, augmenter la part de l’impôt et réduire la part de la cotisation sociale dans le financement de la Sécu… toutes ces mesures fragilisent notre beau système solidaire.

À travers les attaques contre les cotisations sociales, c’est au salaire qu’on s’attaque : le brut aujourd’hui, le net demain.

Depuis leur création en 1993, le montant des exonérations de cotisations a été multiplié par quatre et représente un manque à gagner de 80 milliards d’euros pour notre protection sociale. Les exonérations de cotisations sont pourtant inefficaces sur l’emploi et bloquent les évolutions de carrière en créant des trappes à bas salaires, car plus les salaires sont bas, plus les employeur·ses sont éxonéré·es. 

De l’argent en moins pour la protection sociale

Pour mieux attaquer la Sécu, on nous alarme en confondant les trois différents budgets : ceux de l’État (PLF) et des collectivités territoriales, et le budget de la Sécu. 

Le budget solide et solidaire de la Sécurité sociale (PLFSS) est le moins endetté et pourtant le plus attaqué. 

Au lieu d’élargir l’assiette des cotisations, c’est-à-dire soumettre à cotisations les revenus liés au travail comme l’intéressement, la participation, ou les dividendes, le financement de la Sécurité sociale passe des cotisations à l’impôt (CSG, CRDS et TVA), faisant payer aux salarié·es les cadeaux aux entreprises.

Dans les années 1980, les cotisations finançaient 80 % de la protection sociale – c’est à peine la moitié aujourd’hui. Mais, surtout, en finançant par l’impôt la Sécurité sociale, on fait glisser le débat sur la répartition entre salaire et profit, vers celui entre ménages aisés et moins aisés, entre anciennes et nouvelles générations, entre travailleur·ses en activité et privé·es d’emploi, en épargnant toujours plus de capital. 
 

Augmenter les salaires maintenant !

Pour un partage de la richesse plus favorable pour les travailleur·ses qui la produisent, et que chacun·e puisse vivre de son travail, la CGT revendique : 

  • le Smic à 2000 euros brut ;
  • l’indexation des salaires sur l’inflation ;
  • la sortie des exonérations de cotisations ;
  • l’augmentation générale des salaires.

Comprendre sa fiche de paie, dont chaque ligne indique nos droits, c’est déjà être outillé·es pour veiller sur nos acquis et s’armer pour conquérir de nouveaux droits. Le salaire socialisé est la meilleure sécurité, avec des cotisations pour augmenter les protections et les pensions. La cotisation sociale, c’est aussi la carte Vitale quand d’autres préfèrent la carte bancaire pour faire leurs affaires.

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