Justice prud’homale : le timbre fiscal de 50 euros pour saisir les prud’hommes, une atteinte au droit d’accès à la justice
La juridiction prud’homale a été créée pour permettre aux salarié·es de faire valoir leurs droits face à l’employeur dans un cadre accessible et gratuit. Le conseil de prud’hommes est une juridiction essentielle pour l’effectivité du droit du travail et la protection des salarié·es. Un principe fondamental : l’accès au juge doit être garanti à toutes et tous L’accès à la justice est un principe fondamental dans un État de droit. Il est garanti par l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ainsi que par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui consacre le droit à un recours effectif devant une juridiction indépendante. Conditionner la recevabilité d’une action en justice au paiement préalable d’une somme d’argent constitue une rupture avec ce principe. Dans la réalité, les salarié·es ne saisissent pas les prud’hommes par confort. Ils et elles y sont contraint·es parce que leurs droits ne sont pas respectés : licenciement contesté, salaires impayés, heures supplémentaires non payées, harcèlement, discrimination, non-respect du contrat de travail… Dans ces situations, ajouter un obstacle financier revient à décourager celles et ceux qui ont le plus besoin de la justice. Une contribution injuste qui pénalise les salarié·es les plus fragiles Le timbre fiscal de 50 euros ne concerne pas les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle, mais il frappe tou·tes les justiciables dont les revenus dépassent légèrement les plafonds – souvent de très peu. Ce sont précisément les salarié·es les plus exposé·es aux conflits du travail : salarié·es précaires, travailleur·ses à temps partiel, intérimaires, jeunes salarié·es, demandeur·ses d’emploi, victimes de licenciements abusifs ou salarié·es confronté·es à des salaires impayés. Pour beaucoup, 50 euros représentent déjà une somme importante, surtout au moment où ils et elles perdent leur emploi ou subissent un litige avec leur employeur. Une mesure déjà expérimentée… et déjà abandonnée Ce n’est pas la première fois qu’un droit de timbre est instauré pour saisir la justice. En 2011, une contribution de 35 euros avait été mise en place pour toutes les procédures devant les juridictions civiles, sociales et prud’homales. Cette mesure avait suscité une opposition très forte des organisations syndicales, des associations et des acteurs de la justice. Les effets avaient été rapides : le nombre de procédures avait reculé, en particulier pour les litiges du travail et de la consommation, montrant clairement le caractère dissuasif du dispositif. En 2014, cette contribution avait été supprimée, compte tenu de son caractère injuste. Un nouvel obstacle dans une série de reculs de la justice prud’homale L’instauration de ce timbre fiscal ne peut pas être isolée des réformes successives qui ont profondément affaibli l’accès aux prud’hommes depuis une dizaine d’années : obligation de déposer une requête écrite et motivée ; réduction des délais pour contester un licenciement ; complexification des procédures ; plafonnement des indemnités prud’homales avec le barème Macron ; multiplication des ruptures imposées ou négociées sous contrainte. Ces évolutions ont déjà eu des conséquences très concrètes. En dix ans, le nombre d’affaires portées devant les conseils de prud’hommes a été plus que divisé par deux. La justice prud’homale devient de plus en plus difficile d’accès pour les ouvrier·es, les employé·es et les salarié·es les plus précaires, alors même qu’elles et ils sont les premier·es concerné·es par les violations du droit du travail. Faire financer la justice par les justiciables : un choix politique Le gouvernement justifie cette contribution par la nécessité de financer l’aide juridictionnelle. Pour la CGT, ce raisonnement est inacceptable. La justice est un service public. Son financement doit relever de la solidarité nationale, et non des justiciables elles et eux-mêmes. Faire payer celles et ceux qui saisissent le tribunal porte atteinte au principe d’égalité devant la justice. Plusieurs organisations de juristes et d’avocat·es, comme le Syndicat des avocat·es de France, dénoncent également cette mesure. La CGT demande le retrait immédiat du timbre fiscal La CGT s’oppose à l’instauration de cette contribution financière pour saisir la justice. Elle exige : la suppression du timbre fiscal de 50 euros pour la saisine des juridictions civiles et prud’homales ; le maintien d’un accès gratuit et effectif à la justice pour toutes et tous ; des moyens renforcés pour le service public de la justice ; le respect du rôle des conseils de prud’hommes dans la protection des salarié·es. La CGT appelle l’ensemble de ses organisations, ses conseiller·es prud’hommes, les salarié·es et les citoyen·nes à se mobiliser contre cette nouvelle atteinte à l’accès au droit. L’égalité devant la justice ne doit jamais dépendre du portefeuille. Signez la pétition à l’initiative de l’intersyndicale de Paris « Pour la gratuité de la justice : NON au timbre fiscal à 50 € > Cliquer ici <
Fiches pour lutter contre les idées de l’extrême droite

La progression de cette menace a rendu cette dimension de notre engagement plus fondamentale qu’elle ne l’a jamais été La situation sociale, économique et démocratique sert de carburant à l’extrême droite et accélère la recomposition politique autour de ses idées. La séquence de la réforme des retraites et le passage en force du gouvernement en aggravant ces trois dimensions de la crise actuelle, lui a ainsi ouvert un boulevard. À la CGT, nous continuons de faire grandir notre capacité à riposter contre la montée des idées d’extrême droite en outillant nos militants pour mener cette bataille qui est un objectif fondamental. Ces fiches thématiques CGT vont dans ce sens, et sont complémentaires de nos orientations et repères revendicatifs. ✊🏼 Elles doivent être popularisées dans toute notre organisation, afin de gagner une meilleure appropriation du sujet. Télécharger l’affiche Retrouvez l’ensemble des fiches argumentaires ⤵️
Projets CGT pour sauver l’industrie et l’emploi : la carte
La CGT a publié la liste noire des 550 PSE sur plus de 400 sites industriels. Partout sur le territoire, dans les entreprises confrontées à des plans de licenciements, des fermetures ou des délocalisations, les travailleur·ses ne se résignent pas. Grâce à la présence des syndicats, et en particulier de la CGT, ils et elles se mobilisent pour défendre leurs emplois, leurs savoir-faire et leurs outils de production. Contrairement aux idées reçues, ces mobilisations ne se limitent pas à des luttes défensives. Dans de nombreux cas, elles s’accompagnent de projets industriels concrets, portés par les travailleur·ses elles et eux-mêmes : poursuite de l’activité, diversification de la production, reprise en coopérative, recherche de nouveaux débouchés ou de nouveaux financements… Ces initiatives démontrent une réalité trop souvent ignorée : les travailleur·ses ne sont pas seulement les premières victimes des restructurations, ils et elles sont aussi souvent les premier·es porteur·ses de solutions pour l’avenir de l’industrie. Plusieurs situations recensées par la CGT ces dernières années ont ainsi connu des évolutions positives. Elles ont en commun un élément central : la mobilisation des travailleur·ses a été déterminante pour empêcher la disparition de sites industriels et pour imposer des alternatives crédibles aux logiques de fermeture. Sans mobilisation, il n’y a pas de rapport de force. Sans rapport de force, il n’y a pas d’alternative. À l’image d’Exalia (ex-Vencorex), de Duralex ou encore des 1336, dans de nombreuses entreprises, les militant·es de la CGT jouent un rôle décisif pour structurer ces démarches, construire des projets et défendre des perspectives industrielles face à des stratégies de désengagement. Cette expérience accumulée constitue aujourd’hui un socle essentiel pour penser la réindustrialisation du pays à partir du terrain. Ces projets et ces luttes, avec leurs réussites comme avec les freins rencontrés, permettent de tirer des enseignements concrets et de montrer qu’une autre voie est possible pour l’industrie en France. Accéder à la carte
Loi Yadan : les député·es ne doivent pas la laisser passer
Ce lundi 30 mars, le parlement israélien a voté une loi qui institue la peine de mort pour les « terroristes » – et qui cible en réalité les Palestinien·nes. Le gouvernement d’extrême droite israélien franchit ainsi une nouvelle étape symbolique dans l’inhumanité, alors que le génocide à Gaza se poursuit, que les exactions commises par les colons et l’armée israélienne sur les Palestinien·nes de Cisjordanie se multiplient, et que les conséquences des attaques portées contre ses voisins par Israël et les États-Unis, en contradiction totale avec le droit international, se font de plus en plus sentir dans le monde entier. Si de nombreuses voix s’élèvent contre les crimes de l’État israélien qui s’accumulent, elles pourraient bientôt être étouffées le 16 avril prochain, si la proposition de loi proposée par la députée Caroline Yadan est adoptée par l’Assemblée nationale. Une loi inutile qui risque d’aggraver l’antisémitisme Alors qu’elle prétend lutter « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », la proposition de loi n’apportent en réalité aucun élément pour le combattre. Dans un courrier aux député·es daté du 22 janvier 2026, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), rappelle que « le cadre juridique actuel permet d’ores et déjà de réprimer l’ensemble des agissements et des paroles antisémites lorsqu’ils revêtent le masque de l’antisionisme ou d’une critique de l’État d’Israël. La lutte contre l’antisémitisme n’a pas besoin de nouvelles incriminations mais de la pleine et juste application des délits prévus à cette fin par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. » Un danger pour la liberté d’expression Reprenant explicitement certains exemples de la définition « IHRA » de l’antisémitisme (« L’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’État d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive » et « l’établissement de comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des Nazis »), la proposition de loi affirme que « la haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des juifs ». La CNCDH renouvelle ses critiques face à ce postulat, rappelant l’importance « de ne pas faire l’amalgame entre l’antisémitisme et la critique légitime d’un État et de sa politique, qui relève d’un droit fondamental en démocratie ». La CNCDH a alerté contre l’assignation identitaire de nos concitoyen·nes juif·ves à l’État israélien portée par la PPL, signalant que le texte induit un « rapport éminemment problématique de solidarité “contraint” des juifs […] avec [l’] État [israélien] ». En assignant nos concitoyen·nes juif·ves à un État étranger, la PPL est ainsi dangereuse pour les « Français·es juif·ves » qu’elle prétend protéger. Nombre de nos concitoyen·nes juif·ves ont alerté sur ces risques par le biais de tribunes (Libération, Le Monde et Le Média) sur le risque de renforcement paradoxal de l’antisémitisme par ce texte, à rebours de son titre. Elle alerte également sur l’atteinte aux droits qu’impliquent plusieurs dispositions de la loi : le fait d’ajouter une notion d’« implicite » à la condamnation de la provocation à des actes de terrorisme laisse « une trop grande part d’interprétation aux acteurs du droit » et « ne peut […] que favoriser des procès d’intention attentatoires à la présomption d’innocence » ; la condamnation du fait de « minor[er] ou banalis[er] les actes [de terrorisme] de façon outrancière » pourrait constituer « une grave entrave à la liberté d’expression et la liberté académique ». La notion d’« acte de terrorisme » étant incertaine au regard du droit français (« complexe et quelque peu tautologique »), « la qualification “terroriste” assignée à des agissements infractionnels doit donc relever d’un débat ouvert à toutes et tous, indépendamment de la réprobation morale légitimement suscitée par ces actes » – débat qui pourrait tomber sous le coup de la disposition prévue par la proposition de loi ; l’introduction d’une nouvelle infraction « qui incrimine l’appel public à la destruction d’un État reconnu par la République française » pourrait avoir pour effet « de dissuader l’existence de débats, légitimes et sains dans un régime démocratique, sur la pertinence de la reconnaissance d’un nouvel État, sur la légitimité de la forme de gouvernement adoptée par un État, ou encore sur les conditions historiques de sa création ». La proposition de loi ne doit pas passer Il existe une réelle montée de l’antisémitisme en France, au même titre que tous les racismes. De véritables politiques de lutte contre les discriminations raciales doivent être mises en œuvre, pas une loi qui assimile les personnes juif·ves de France (et du monde) à un État coupable de multiples infractions au droit international, et qui vise à censurer les critiques légitimes qu’il reçoit. Le lundi 16 avril, les député·es doivent rejeter cette proposition de loi, véritable danger pour l’État de droit et la liberté d’expression ! > Cliquer ici pour signer la pétition <
SMIC et salaires : la CGT dénonce un système à bout de souffle

Le Smic devrait être un outil de justice sociale, un socle garantissant à chacun et chacune de vivre dignement de son travail Pour la CGT, il doit constituer un levier de progrès social et de reconnaissance du travail. Or, depuis plus de dix ans, les gouvernements successifs ont fait le choix de ne lui accorder aucun véritable “coup de pouce”, se limitant à des revalorisations automatiques liées à l’inflation. Ce choix politique affaiblit délibérément le rôle du Smic et tire l’ensemble des salaires vers le bas. Aujourd’hui, la France ne dispose plus que du 6ᵉ salaire minimum en Europe : un recul inacceptable pour un pays qui se revendique de progrès social. Les conséquences sont concrètes et massives Des millions de salarié·es sont enfermé·es dans des emplois sous-payés, souvent précaires, sans perspective d’évolution. Pour les 4,2 millions de salarié·es à temps partiel, qui sont à 80% des femmes, c’est la double peine. Elles sont payé·es au Smic ou proche du Smic horaire, et bien en-dessous du Smic mensuel : le salaire moyen d’un·e salarié·e à temps partiel est de 1030€ net/mois, à peine le seuil de pauvreté. Pour la CGT, cette situation n’est pas une dérive, mais le résultat de politiques qui organisent la compression des salaires. Pire encore, les salaires n’étant pas indexés sur les prix, ils ne suivent pas l’augmentation du Smic et le tassement salarial ne cesse de croître. 2,2 millions de salarié·es dont 62% de femmes sont payé·es au Smic, pour certain·es durant toute leur carrière professionnelle. Dans le même temps, les difficultés à joindre les deux bouts s’intensifient pour les salarié·es. L’explosion des prix de l’alimentation, de l’énergie et des carburants, largement alimentés par des phénomènes spéculatifs, alourdit le poids des dépenses contraintes. Même si l’inflation a ralenti depuis 2024, les prix, eux, n’ont pas reculé : ils continuent d’augmenter mais à partir d’un niveau désormais bien plus élevé qu’avant la crise inflationniste. Les salaires ne suivent pas, et le pouvoir d’achat des travailleurs et des travailleuses ne s’est toujours pas rétabli à son niveau d’avant 2020. Sur les cinq dernières années, la comparaison entre l’évolution des salaires et celle des prix met en évidence les pertes cumulées de pouvoir d’achat par les travailleur·ses. Ainsi, un·e travailleur·se rémunéré·e au salaire brut médian en 2021, soit 2 620 euros bruts par mois, a perdu près de 3,5 points de salaire aujourd’hui. Autrement dit, à la fin de l’année 2025, son niveau de vie était revenu à son niveau de début 2014. Les politiques d’exonérations de cotisations sociales, loin de corriger ces déséquilibres, les accentuent Concentrées sur les bas salaires, elles encouragent le maintien des rémunérations proches du Smic et créent, de fait, des trappes à bas salaire. Plus les salaires sont bas et proches du Smic, plus les exonérations de cotisations aux entreprises sont élevées. Ces exonérations qui s’élèvent aujourd’hui à plus de 80 milliards d’euros représentent un manque à gagner pour les caisses de la Sécurité Sociale. Leur compensation repose sur l’impôt, principalement la TVA et l’impôt sur le revenu, et donc sur les travailleurs·ses, au détriment des services publics, et sans effet avéré sur les emplois que ces exonérations sont supposées créer. Cette situation appelle des réponses immédiates et structurelles Il est indispensable d’augmenter significativement le Smic, de revaloriser l’ensemble des grilles salariales et de garantir une véritable progression des salaires tout au long de la carrière. La CGT revendique également la mise en place d’une échelle mobile des salaires, permettant leur indexation sur les prix, ainsi que le renforcement des négociations collectives dans les branches et les entreprises. Il ne s’agit pas seulement de corriger des déséquilibres, mais de faire un choix de société : celui de reconnaître le travail, de garantir des salaires dignes et de lutter contre les inégalités. 6.00 millions de salarié·es sont dans une branche dont au moins un minima est en dessous du Smic , , 20.00 branches ayant les minima de branches avec le plus fort écart mensuel par rapport au Smic en 2026 , , Les revendications de la CGT 1. Gagner l’augmentation générale de tous les salaires Par l’ouverture de négociations salariales dans toutes les entreprises et la fin du gel du point d’indice des fonctionnaires, source d’un véritable décrochage depuis vingt-cinq ans (voir le calculateur du gel de point d’indice sur cgt.fr/simfp) 2. Augmenter le SMIC en le passant à 2 000 € brut et en l’indexant sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) Augmenter le SMIC permettrait de répondre aux besoins sociaux des travailleurs·ses, de leur permettre de vivre de leur travail sans avoir à survivre grâce à la prime d’activité, de redistribuer les profits qui se sont envolés ces dernières années, de relancer la consommation, de maintenir la protection sociale à l’équilibre et de reconnaître le travail des femmes.Les revalorisations automatiques du SMIC sont calculées à partir de l’indice des prix à la consommation (IPC) produit par l’Insee3. Or cet indice est désormais contesté par de nombreux·ses économistes (Le Monde 2025) et défavorable aux travailleurs·ses sur le temps long. Si le SMIC avait été indexé sur l’IPCH plutôt que sur l’IPC hors tabac dès juillet 2005, il serait passé à 1 903,73 euros brut en septembre 2024 (CGT 2025). 3. Indexer les salaires sur les prix, et a minima lever l’interdiction de négocier l’indexation des salaires sur les prix L’indexation des salaires a été appliquée en France jusqu’en 1983. Cette mesure, en place en Belgique, au Luxembourg et à Malte, permet de maintenir a minima le niveau de vie des travailleurs·ses mais aussi l’économie du pays. L’indexation des salaires est soutenue par les catégories de salariés qui ont le plus perdu en pouvoir d’achat ces dernières années : 89 % des professions intermédiaires et 86 % des cadres la réclament (ViaVoice 2023). En Belgique par exemple : Le PIB/tête est de 46 200 €, contre 40 900 € en France (Eurostat 2024) Le salaire horaire médian est de 23,8 €, contre 16,5 € en France (Insee 2022) Il faut
Le 2 avril, les retraité·es se font entendre !

Élections municipales, les retraité·es sont concerné·es ! Les prochaines élections municipales sont un moment essentiel pour les 17 millions de retraité·es. En tant que citoyen·ne, pour défendre les services publics, la justice sociale, la démocratie, le bien commun. Face aux idées et discours de haine, de la peur de l’autre, des politiques d’austérité, il est urgent d’exprimer par le vote le progrès social, le maintien de la Sécurité sociale, le droit à la santé. La CGT retraité·es, attachée à ces valeurs de solidarité et de démocratie a fait connaitre des propositions sociales auprès des candidat·es aux municipales (Hors RN) : développer les services publics ; investir dans le logement et rénovation énergétique ; développer le transport collectif ; renforcer l’action sociale et l’accès à la culture ; répondre à l’offre des soins de proximité avec la mise en place de Centre de santé public. La commune est le premier échelon de la démocratie qui incarne le mieux la proximité et la réponse aux besoins de l’intérêt général. Pourtant, depuis des années, les collectivités territoriales sont mises à mal par des réformes réduisant leurs moyens financiers, notamment par la suppression de la taxe professionnelle, la taxe d’habitation, et une partie de la CVAE (Cotisation des entreprises sur la VA). Dernièrement, le Gouvernement Le Cornu, dans le cadre du budget 2026, a décidé de ponctionner 2 milliards d’euros sur les dépenses des collectivités locales. La question sociale au cœur des résistances et des mobilisations ! Dans un contexte politique national et international qui cultive la peur, qui pousse au repli, à l’abandon, l’expression revendicative de ses besoins pour bien vivre sa retraite reste déterminant pour le plus grand nombre des retraité·es. Pensions-retraites : ça ne va pas ! Avec une augmentation des retraites de base de 0,9 % au 1er janvier 2026 (au titre de l’inflation de l’année 2025) et de 0 % de la complémentaire retraite AGIRC-ARRCO, patronat, politiciens voudraient nous faire croire que les retraité·es sont non seulement privilégié·es, mais aussi responsables du déficit de la France. La réalité est que 60 % des 17 millions de retraité·es touchent moins que le Smic (1 812 €), que 30 % d’entre eux/elles sont en dessous de 1 000 € dont 74 % sont des femmes. Le Medef se dit disponible pour discuter d’une éventuelle augmentation de l’Agirc-Arrco, mais pour 2027, en échange d’une réduction de 1 milliard pour les indemnités chômeurs. Ce chantage est inacceptable et pas question d’avoir encore une « année blanche » en 2026 pour les retraité·es. D’autant que le gouvernement n’a pas abandonné sa volonté d’économiser 5 milliards € sur le dos des retraité·es. Gel des pensions de base d’ici 2030, suppression de l’abattement fiscal de 10 % pour 11 millions de retraité·es, augmentation de la CSG. L’UCR-CGT s’oppose à toute diminution du pouvoir d’achat des retraité·es et revendique une revalorisation immédiate de toutes les pensions de 10 %, comprenant les pertes cumulées depuis 2020 et augmentation des minimas de pensions (Mico) de 300 €. Sécurité sociale et système de santé : ça ne va pas ! La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a entériné un budget ne répondant pas aux besoins d’accès à la santé. Avec une augmentation de 3 % alors que les besoins nécessitent plus de 5 % pour maintenir le système de santé et hôpitaux publics. Cela risque de se traduire par des suppressions de lits, de postes de soignants, de médecins généralistes. L’UCR-CGT revendique l’urgence de maintenir une Sécurité sociale disposant d’un budget à la hauteur des besoins pour permettre l’accès aux soins pour toutes et tous et répondre au défi du vieillissement de la population avec 30 % de retraité·es d’ici 2050. La question de l’urgence du droit à l’autonomie des personnes âgées nécessite 200 000 embauches dans les Ehpad et 100 000 dans le secteur de l’aide à domicile pour garantir des soins de qualité. Les services publics : ça ne va pas ! Nombreux et nombreuses sont les usager·es et retraité·es qui se mobilisent pour défendre et porter les besoins, notamment dans le domaine de la santé, l’action sociale, le secteur de la petite enfance, les transports collectifs, l’accès aux administrations publics. Cela nécessite un accès pour toutes et tous avec le maintien des guichets ou accueil physique. Ce sont bien des services publics de proximité, avec du personnel en nombre et formé, dont nous avons tous besoin. Face à la paupérisation de la population, et des retraité·es en particulier, aux nombreuses revendications restées sans réponse de la part des pouvoir publics, du patronat avide des exonérations sociales et aides publiques, la mobilisation est et sera toujours nécessaire. Le 2 avril 2026, soyons nombreuses et nombreux aux rassemblements dans les localités, sur le département ou région. Gardons confiance dans notre capacité dans la mobilisation de chacune et chacun. 📍 Accéder à la carte des mobilisations du 2 avril 2026 Télécharger le tract ⤵️ Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger ,
Dossier de presse Smic et salaires : la CGT dénonce un système à bout de souffle
Le Smic devrait être un outil de justice sociale, un socle garantissant à chacun et chacune de vivre dignement de son travail. Pourtant, depuis plus de dix ans, les gouvernements ne lui accordent aucun véritable coup de pouce et se limitent à des revalorisations automatiques liées à l’inflation. Les conséquences sont concrètes et massives. Des millions de salarié·es sont enfermé·es dans des emplois sous-payés, souvent précaires, sans perspective d’évolution. Pour alerter sur ce problème, la Fédération du Commerce organise mercredi 1er avril, dans le Auchan de Bagnolet, une mobilisation en présence de 1000 salarié·es. La Fédération du Commerce fait partie des trois secteurs les plus concernés par des minima de branches infraSmic, avec la Santé-action-sociale et les Sociétés d’étude. Vous trouverez ci-dessous le dossier de presse consacré au Smic et aux salaires : La liste des branches concernées par des minima sous le Smic Les revendications de la CGT pour une hausse des salaires Les lieux de lutte CGT lors de négocations collectives pour les salaires Montreuil, le 1er avril 2026 Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger
Liste noire des PSE mise à jour

À travers ces Assises, la CGT porte une exigence claire : mettre fin à la désindustrialisation et remettre l’emploi au coeur des choix économiques. L’industrie ne doit plus être la variable d’ajustement des stratégies financières. Depuis plusieurs années, la CGT alerte sur l’accélération de la désindustrialisation. Les annonces de fermetures, de délocalisations et de suppressions d’emplois se succèdent à un rythme inédit. En deux ans, la CGT a recensé près de 550 plans de licenciement, touchant plus de 400 sites industriels et mettant en danger des centaines de milliers d’emplois directs et indirects. Aucun secteur n’est épargné. Partout, ce sont des savoir faire qui disparaissent, des territoires qui sont fragilisés, des vies qui sont bouleversées. L’industrie ne doit plus être la variable d’ajustement des stratégies financières Pour la CGT, il n’y a pas de fatalité : réindustrialiser le pays, c’est aussi lutter contre le déclassement et redonner des perspectives aux travailleurs et travailleuses et aux territoires. C’est une condition essentielle pour faire reculer les logiques de repli et reconstruire un projet économique et social fondé sur la justice et la solidarité. À l’heure où les choix économiques engagent l’avenir du pays, la CGT entend peser pleinement pour imposer une autre voie : produire en France, protéger l’emploi, créer les conditions d’une transition environnementale au bénéfice du plus grand nombre et reprendre la main sur notre avenir industriel. Liste noire des plans de licenciements (mise à jour) Cette liste constitue une nouvelle version mise à jour de celle publiée au mois de mai 2024 à l’occasion des Etats généraux de l’industrie et de l’environnement organisés par la CGT, puis actualisée à plusieurs reprises. Elle comprend désormais 546 plans de suppression d’emplois sur la période septembre 2023 / mars 2026(au 17 mars). Si les localisations géographiques ne sont pas identifiées pour tous ces plans, ce sont 411 sites à caractère industriel qui sont identifiés. 126 233 emplois menacés ou supprimés, dont 55 018 pour la seule industrie, sont recensés. Ces chiffres sont à mettre en rapport avec les annonces faites lors des dernières éditions de Choose France : 2024 : « Les 15 milliards d’euros d’investissements permettront de créer ou maintenir plus de 10 000 emplois » selon Business France, concernant « 56 projets ». 2025 : ont été annoncés 37 milliards d’euros d’investissements, dont 20 milliards pour de nouveaux projets, censés générer 13 000 emplois. Concernant l’industrie, si on retranche les 2765 emplois d’intérimaires et sous-traitants identifiés dans le recensement CGT, on arrive au chiffre de 52 253 emplois directs supprimés ou menacés dans l’industrie. Si on applique à ce chiffre le ratio de 4,5 emplois indirects et induits pour 1 emploi industriel (repris par la BPI dans le bilan de son Fonds SPI, sur la base des données INSEE), cela représenterait un volume d’emplois générés de 235 138. La nature des emplois supprimés ou menacés recensés par la CGT n’étant pas connue de manière systématique (et pouvant comprendre une part d’emplois intérimaires notamment), on peut aussi raisonner sur une estimation plus basse de 2 emplois induits, soit 104 506 emplois. Si on cumule le total des emplois supprimés ou menacés (126 233) et le potentiel d’emplois indirects et induits dans l’industrie (104 506 hypothèse basse, 235 138 hypothèse haute), on arrive donc à l’évaluation globale d’un impact négatif compris entre 230 739 et 361 371 emplois depuis septembre 2023. Ce recensement documenté aboutit à une estimation minimale. D’abord, cette liste ne prétend pas à l’exhaustivité : il s’agit d’une enquête militante qui, à la différence des données officielles anonymisées, permet de donner à voir la diversité des situations tant en termes de secteurs que de territoires impactés. En avril 2025, suite au déclenchement de la guerre commerciale par Trump, France Chimie a chiffré entre 15 000 et 20 000 lenombre d’emplois menacés de destruction dans le secteur et évalué à 47 le nombre de sites industriels menacés de fermeture. En décembre 2025, la Fédération française du bâtiment a constaté 20 000 emplois détruits en 2025 et a déclaré anticiper 10 000 destructions supplémentaires en 2026. D’autre part, sauf exception, ces derniers chiffres ne tiennent pas compte des emplois induits pour les secteurs hors industrie : par exemple, dans le cas de la Société générale, le syndicat CGT de l’entreprise évalue l’impact négatif à 3000 emplois chez les prestataires en plus des 1050 du PSE (impact inclus dans notre recensement). Enfin cette compilation ne permet pas de mesurer les conséquences globales des effets combinés des politiques d’austérité et des destructions d’emplois dans le secteur privé. Ce sont plusieurs dizaines de milliers d’emplois supplémentaires menacés qui peuvent être ajoutés à ceux recensés par la CGT. Notre recensement documenté est donc cohérent avec les évaluations qui ont circulé, notamment celle du cabinet Altares fin 2024 portant sur 300 000 emplois alors menacés du fait de la vague de défaillances d’entreprises. Selon l’INSEE, l’emploi salarié dans l’industrie recule de 16 000 sur un an au dernier trimestre 2025 Notre recensement illustre notamment la casse industrielle en cours dans la filière automobile (avec 51 plans dans la métallurgie et 9 dans la chimie et le verre concernant des fournisseurs) et dans la sidérurgie (Arcelor, Novasco, Erasteel,Aprema…). Plus globalement, la métallurgie est fortement impactée avec plus de 24 000 emplois directs supprimés ou menacés dans le cadre de 151 plans de suppressions d’emplois. Les industries chimiques (plus de 11 000 emplois directs supprimés dans le cadre de 103 plans) et celles du papier/carton sont également tout particulièrement impactées par ce processus de casse. Le commerce (près de 20 000 emplois impactés) et le secteur des banques et assurances (plus de 8 000 emplois supprimés ou menacés) sont également durement frappés par la vague de licenciements. La CGT relève la part importante du nombre de plans de suppression de postes dans le secteur public et le domaine du sanitaire et social (plus de 13 000 emplois supprimés ou menacés). Cette situation découle en particulier des choix austéritaires du gouvernement avec une traduction directe sur
Assises CGT du Made In France : Produire local, agir global
À l’issue d’une matinée consacrée aux projets portés par la CGT sur de nombreux sites menacés par des suppressions d’emplois, le débat de l’après-midi était l’occasion d’interpeller Sébastien Martin, le ministre de l’Industrie et Gisèle Rossat-Mignod, directrice du Réseau de la banque des Territoires et administratrice de BPI France. Mercredi 25 mars, le Tribunal de commerce de Lyon a rendu sa décision sur le projet de reprise Exalia (projet porté par la CGT pour sauver l’ancien site de Vencorex) en bradant la vente du site à un ferrailleur. Les travailleurs et travailleuses ont pu obtenir du ministre la tenue d’une table ronde, fin de semaine prochaine, afin de réfléchir à une voie de recours face à cette décision scandaleuse. La CGT a également demandé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la décision du Tribunal de Commerce dans le projet de reprise Vencorex. Ci dessous le dossier de presse consacré aux Assises avec : les projets emblématiques portés par la CGT notre proposition de loi de programmation industrielle la liste mise à jour des Plans de licenciement (à date de mars 2026). Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger
Les projets CGT pour sauver l’industrie et l’emploi
L’industrie ne doit plus être la variable d’ajustement des stratégies financières À travers ces Assises, la CGT porte une exigence claire : mettre fin à la désindustrialisation et remettre l’emploi au cœur des choix économiques. La CGT rappelle que ce qui se joue aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’avenir de quelques sites industriels : c’est la capacité du pays à produire, à décider et à maîtriser son avenir. Partout sur le territoire, dans les entreprises confrontées à des plans de licenciements, des fermetures ou des délocalisations, les travailleurs et travailleuses ne se résignent pas. Grâce à la présence des syndicats, et en particulier la CGT, ils et elles se mobilisent pour défendre leurs emplois, leurs savoir-faire et leurs outils de production. Contrairement aux idées reçues, ces mobilisations ne se limitent pas à des luttes défensives. Dans de nombreux cas, elles s’accompagnent de projets industriels concrets, portés par les travailleurs et travailleuses eux-mêmes : poursuite de l’activité, diversification de la production, reprise en coopérative, recherche de nouveaux débouchés ou de nouveaux financements. Ces initiatives démontrent une réalité trop souvent ignorée : les travailleurs et travailleuses ne sont pas seulement les premières victimes des restructurations, ils et elles sont aussi souvent les premiers porteurs de solutions pour l’avenir de l’industrie. Plusieurs situations recensées par la CGT ces dernières années ont ainsi connu des évolutions positives. Elles ont en commun un élément central : la mobilisation des travailleuses et travailleurs a été déterminante pour empêcher la disparition de sites industriels et pour imposer des alternatives crédibles aux logiques de fermeture. Sans mobilisation, il n’y a pas de rapport de force. Sans rapport de force, il n’y a pas d’alternative. À l’image d’Exalia (ex-Vencorex), de Duralex ou encore des 1336, dans de nombreuses entreprises, les militantes et militants de la CGT jouent un rôle décisif pour structurer ces démarches, construire des projets et défendre des perspectives industrielles face à des stratégies de désengagement. Cette expérience accumulée constitue aujourd’hui un socle essentiel pour penser la réindustrialisation du pays à partir du terrain. Ces projets et ces luttes, avec leurs réussites comme avec les freins rencontrés, sont au cœur des échanges de cette journée. Ils permettent de tirer des enseignements concrets et de montrer qu’une autre voie est possible pour l’industrie en France. EXALIA EX VENCOREX (38) Le 10 septembre 2024, Vencorex, entreprise spécialisée dans la production de substances utilisées dans les peintures et vernis industriels mais aussi dans le nucléaire civil et militaire, et dans la potabilisation de l’eau était placée en redressement judiciaire. 480 emplois étaient directement menacés. Au-delà de cette entreprise en tant que telle, l’ensemble de la plateforme chimique se serait trouvée fragilisée. La fermeture de Vencorex aurait provoqué, par e!et domino, la chute en cascade de toute l’industrie du territoire, mettant en péril 5000 autres emplois indirects : industries partenaires, entreprises utilisant leurs produits chimiques, sous-traitants…. En avril 2025, le tribunal de commerce de Lyon a choisi d’attribuer la reprise de l’entreprise chimique à son concurrent chinois qui prévoyait la conservation d’une activité minimale et le maintien d’un nombre très réduit d’emplois. Pourtant, les salarié·es, soutenu·es par les collectivités locales, avaient déposé un projet de société coopérative d’intérêt collectif, mis sur pied en urgence, qui aurait permis de protéger 273 emplois (contre la quarantaine du repreneur chinois). Face à cette menace, une importante mobilisation s’est organisée, notamment sous l’impulsion de la CGT. Cette lutte a permis de faire émerger un nouveau projet industriel pour la plateforme chimique, fondé sur le maintien des activités, la préservation des emplois et une vision à long terme du développement industriel territorial. Un nouveau projet, nommé Exalia, a été déposé par la CGT (voir exalia-chemicals.com). PAPETIÈRE LA CHAPELLE DARBLAY à Grand couronne (76) Le 10 septembre 2019, UPM Papers annonçait la fermeture de la Chapelle-Darblay (Seine-Maritime), usine papetière symbole de l’économie circulaire et exemple à suivre en matière d’impact écologique. Cette usine à la pointe de la technologie recyclait l’équivalent du tri de vieux papiers de 25 millions d’habitants. Après six années de lutte et malgré la fermeture, les salarié·es sont restés mobilisé·es et ont obtenu la préemption du site par la Métropole Rouen Normandie le 10 mai 2022 pour garantir sa vocation papetière. Trois ans plus tard, ils obtiennent le soutien de l’État via une entrée au capital de 27 millions d’euros. Le site peut donc redémarrer d’ici 2028, avec la production de papier ondulé d’emballage à partir de cartons recyclés, la relance de la chaudière biomasse et de la station d’épuration biologique. À la clé : 170 emplois locaux, la réactivation de la voie ferrée et un ancrage fort dans le développement durable de l’axe Seine. Cependant, depuis, Fibre Excellence, qui a repris Chapelle Darblay a mis la relance du site sur pause en attendant que les sites de Saint-Gaudens et de Tarascon soient sécurisés. Chapelle-Darblay est un exemple supplémentaire de la ténacité indispensable pour porter les questions industrielles, puisque ce dossier reste en cours après plus de quatre années de lutte. Deux dimensions sont particulièrement notables : le travail constant de l’équipe CGT de la Chapelle-Darblay, de l’Union Départementale CGT 76, du comité régional Normandie, de la Filpac (Fédération Industrie du Livre, du Papier et la Communication), avec la Confédération, de construction de convergences avec les collectivités locales, et celui relatif aux financements. Face à un État qui, particulièrement ces dernières années, n’assume pas le rôle qu’il pourrait jouer, les e »orts pour arracher des victoires sont considérables, passant notamment par la recherche de financements publics. LA FONDERIE DE BRETAGNE – Caudan (56) La Fonderie de Bretagne, entreprise de 300 salarié·es représentant 350 emplois directs, située à Caudan (ex-SBFM), est une filiale historique de Renault. Elle a été vendue en 2022 à un fonds d’investissement sur la base d’un projet dont tous les expert·es avaient souligné les faiblesses. Comme anticipé, l’investisseur n’avait ni les moyens industriels ni les moyens financiers pour accompagner le travail indispensable de diversification du carnet de commandes. Le syndicat CGT, les salarié·es et la direction de la
Mobilisé·es pour l’éducation

Les conséquences du budget austéritaire ne se sont pas fait attendre Sans surprise, les suppressions d’emplois prévues par les choix budgétaires du gouvernement produisent les effets annoncés et redoutés. Dans les collèges et les lycées, la dégradation des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage des élèves se poursuit, malgré la mobilisation des personnels : suppressions de classes qui entraînent une augmentation des effectifs par classe ; réduction de l’offre de formation ; chantage aux moyens pour maintenir les groupes de niveau ; asphyxie des vies scolaires par le manque de moyens, ce qui fragilise toujours plus le climat scolaire. Dans le premier degré, l’élaboration des cartes scolaires va s’accompagner de l’annonce de milliers de fermetures de classes, qui seront source de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’apprentissage dans le primaire. les coupes budgétaires vont amplifier les difficultés liées au remplacement ou à l’école inclusive sur lesquels les organisations syndicales alertent depuis longtemps. Refusant cette politique de dégradation des conditions de travail et des rémunérations des personnels de l’éducation et de mise à mal des ambitions émancipatrices du service public de l’éducation, les organisations FSU, Unsa Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche publique, CGT Éduc’Action et SUD Éducation appellent à poursuivre les mobilisations en cours et à les amplifier, particulièrement sur la semaine du 30 mars au 3 avril. Elles appellent également à une journée de grève nationale le 31 mars. Une autre politique est possible Dénonçant le budget 2026, la CGT Éduc’Action porte un autre projet, respectueux des personnels et des usager·es : pour une fonction publique au service du bien commun : financement et création de postes statutaires. Rompre avec la politique du chiffre, pour un financement des besoins ; augmentation des rémunérations : revalorisation immédiate d’a minima 10 % de la valeur du point d’indice et indexation automatique sur l’évolution des prix à la consommation ; revalorisation des grilles indiciaires : plus aucun échelon en dessous du Smic, un vrai déroulement de carrière et une reconnaissance des qualifications, en finir avec les politiques de rémunération par les primes et le mérite ; baisse du temps de travail et retraite à 60 ans ; égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes et revalorisation des métiers à prédominance féminine ; contre la précarité : un plan de titularisation des contractuel·les recruté·es sur des emplois permanents et une amélioration des droits des non-titulaires ; renforcement du statut général des fonctionnaires pour garantir leur indépendance et le rôle démocratique de la fonction publique ; financement des systèmes obligatoires et complémentaires de protection sociale. Cela passe par l’abrogation de tout jour de carence et la rémunération à 100 % en cas d’arrêts maladie. ➡️ Télécharger les affiches et visuels réseaux sociaux Télécharger l’affiche ici Télécharger l’affiche ici Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger ,
Carburant : bloquer les prix et augmenter les salaires

Pour beaucoup de salarié·es, la voiture est indispensable pour aller travailler, faire les courses, accompagner les enfants Quand le prix du carburant augmente, ce n’est pas un détail : c’est une part de plus en plus importante du salaire qui disparaît et qui va dans la poche des grands groupes. Dans le même temps, loyers, alimentation, dépenses du quotidien… tout augmente sauf nos salaires ! Les profits explosent, les salaires restent bloqués Les grandes compagnies pétrolières ont réalisé des profits records ces dernières années. Le prix payé à la pompe n’a plus grand-chose à voir avec le coût réel de production – bien inférieur. Une partie importante de ce que nous payons sert à alimenter la spéculation, donc des profits supplémentaires. Des milliards d’euros ont été versés aux actionnaires pendant que les salarié·es doivent compter chaque euro pour finir le mois. Une urgence : augmenter les salaires Les aides ponctuelles ne suffisent pas car le vrai problème, c’est le niveau des salaires qui sont trop faibles dans le public comme dans le privé. Quand les prix augmentent, les salaires doivent suivre, sinon le niveau de vie recule. La CGT revendique l’augmentation du Smic et de tous les salaires ainsi que l’indexation de l’ensemble des salaires sur l’inflation : dans les 1970 le choc pétrolier avait été moins violent parce qu’il y avait justement l’échelle mobile des salaires à l’époque. Indexer les salaires sur les prix c’est garantir le maintien du niveau de vie et éviter le tassement des salaires, qui se font trop souvent rattraper par le Smic. C’est aussi permettre que les NAO retrouvent leur fonction d’augmenter réellement les salaires et le niveau de vie. Dans les entreprises et les services, la CGT revendique à chaque fois des augmentations générales de salaire, c’est-à-dire des augmentations pérennes pour toutes et tous. Augmenter les salaires, c’est la condition pour que chacun·e puisse faire face aux dépenses indispensables, y compris celles liées à l’énergie. Le travail doit permettre de vivre dignement et de subvenir à ses besoins. Encadrer les prix de l’énergie Laisser les prix de l’énergie dépendre uniquement des marchés est trop dangereux. L’énergie est un bien essentiel et elle ne peut pas être traitée comme une marchandise comme les autres, car ce sont les salarié·es qui supportent le coût des hausses. L’État doit intervenir pour empêcher la spéculation et protéger la population. Il est tout à fait possible par la loi d’encadrer les prix des carburants, de taxer les profits exceptionnels des grands groupes et d’utiliser cet argent pour financer des mesures utiles. Une autre répartition des richesses La hausse des prix de l’énergie montre une chose : il y a de l’argent, mais il n’est pas au bon endroit. Pendant que certains groupes accumulent des profits gigantesques, des millions de travailleur·ses ont du mal à vivre de leur salaire. La question n’est pas seulement économique, c’est une question de choix politique et de justice sociale.L’argent doit aller aux salaires, aux services publics, aux transports collectifs, à la transition énergétique… pas aux dividendes. La CGT revendique : des augmentations générales de salaires ; l’encadrement des prix de l’énergie ; une fiscalité plus juste ; la fin des superprofits ; des investissements publics pour réduire les dépenses contraintes. Ce n’est pas aux travailleurs·ses de payer la spéculation. Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger ,
Municipales : répondre aux urgences sociales et faire barrage à l’extrême droite

Les municipales concernent notre vie quotidienne, notre voix compte Les décisions prises au niveau municipal ont des conséquences concrètes pour les salarié·es, les retraité·es, les jeunes et leurs familles. Elles influencent l’accès aux services publics, les conditions de vie et l’égalité entre les territoires. Les municipalités doivent faire des choix utiles : développer les services publics de proximité et les écoles, construire des logements accessibles, améliorer les transports, soutenir la vie associative, garantir l’accès à la santé, agir pour l’égalité entre les territoires. Elles peuvent aussi utiliser la commande publique pour soutenir l’emploi, améliorer les conditions de travail et favoriser des productions respectueuses de l’environnement. Mais ces choix dépendent des orientations politiques. Au second tour, le monde du travail doit se faire entendre. Parce que les communes doivent rester au service de toute la population, et non de la division et de la régression sociale, la CGT appelle les salarié·es, les retraité·es, les jeunes à se mobiliser pour : des réponses à nos exigences sociales et défendre les services publics l’amélioration de l’accès au soin de proximité avec la création de centres municipaux de santé l’accès au logement le renforcement des transports collectifs pour décarboner nos déplacements l’accès de toutes et tous à l’éducation, à la culture et à la vie associative le développement d’un service public de la petite enfance, en garantissant à toutes et tous l’accès aux crèches publiques et au services d’aide à domicile Pas d’alliance avec l’extrême droite. La CGT appelle solennellement chacune et chacun à prendre ses responsabilités démocratiques. Aucune alliance ne doit être faite avec l’extrême droite, ni avant ni après les élections. Faire barrage à l’extrême droite est indispensable pour défendre les libertés, les droits sociaux et les services publics. Dans les collectivités où l’extrême droite exerce déjà des responsabilités, ses politiques fragilisent la solidarité, attaquent les associations, réduisent les moyens des services publics et opposent les habitants entre eux. À l’Assemblée nationale, l’extrême droite vote contre les intérêts des salarié·es Dans les mots, l’extrême droite prétend défendre les travailleurs, mais dans les actes elle fait le contraire. À l’Assemblée nationale, elle vote contre : les services publics, les augmentations du Smic et des salaires, l’indexation des salaires sur les prix alors que l’inflation et les crises pèsent sur nos budgets. Elle s’est opposée à la mise en place d’une contribution exceptionnelle sur les grandes fortunes, y compris la petite taxe sur les ultra-riches. Elle veut faire reculer le droit syndical dans l’entreprise. Mais elle ne dénonce jamais les superprofits réalisés par les grandes entreprises, notamment dans le secteur pétrolier.L’extrême droite ne répond pas aux urgences sociales. Elle détourne notre attention vers ceux qui ont peu, plutôt que s’attaquer à ceux qui accaparent les richesses produites par notre travail. Quand l’extrême droite gouverne, les salarié·es paient la facture Aux États-Unis, la politique menée par Trump favorise les plus riches et les grandes entreprises, tout en affaiblissant les protections collectives : réduction des impôts sur les grandes fortunes, affaiblissement des règles protégeant les salariés et l’environnement, attaque contre les syndicats. Dans les pays où l’extrême droite est au pouvoir : remise en cause des droits des femmes, restriction des libertés publiques, pression contre la justice, la presse et les organisations syndicales. ➡️ Accéder au dossier consacré aux élections municipales 2026 Télécharger le tract ⤵️ Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger ,
Produire local, agir global : les Assises CGT du Made in France le 26 mars 2026
Les Assises CGT du Made in France – “Produire local, agir global” 26 mars 2026 Organisées à proximité du site industriel emblématique de Vencorex, ces Assises ont pour objectif d’interpeller directement les décideurs publics, les donneurs d’ordre et les organismes de financement sur leurs responsabilités dans la situation actuelle. Matinée : débat CGT La matinée sera consacrée au débat sur nos batailles et projets industriels, nos victoires, nos difficultés, les leviers à notre disposition dans le combat syndical, les obstacles à faire tomber pour gagner la réindustrialisation au service de la réponse aux besoins et de la transition environnementale. La CGT y présentera ses propositions pour stopper la désindustrialisation et sécuriser l’emploi. Après midi : interpellation des pouvoirs publics et économiques À 14h, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, prendra la parole lors d’une table ronde consacrée aux responsabilités engagées dans la situation industrielle et aux solutions possibles. L’accueil dès 8h30, début des travaux à 9h et fin prévue pour 16h30. 🚨 Les militant·es des fédérations de l’industrie et des départements de la région AURA sont invité.es à s’inscrire par lien ici Infos pratiques La Journée « Made in France » se tiendra dans le COMPLEXE SPORTIF DES 2 PONTS : Adresse : 16 avenue du Maquis de l’Oisans, 38800 Pont de Claix Pour s’y rendre depuis la gare de Grenoble : le bus C13 direction Vizille, Chantefeuille => arrêt gare – arrêt Les 2 ponts Pour s’y rendre depuis la gare d’Échirolles : tram A direction Le Pont de Claix, l’Étoile => arrêt Échirolles gare – arrêt l’Étoile puis le bus C13 direction Vizille, Chantefeuille => arrêt l’Étoile – arrêt Les 2 ponts Pour s’y rendre depuis la station de tram Grand’Place (proximité directe des 2 hôtels) : – le bus C6 Direction Grenoble, Oxford => arrêt Grand’Place – arrêt Stade Lesdiguières puis le bus C13 direction Vizille, Chantefeuille => arrêt distinct Stade Lesdiguières – arrêt Les 2 ponts Les 2 hôtels avec lesquels nous avons une convention tarifaire : Pour s’y rendre depuis la gare de Grenoble : tram A direction Le Pont de Claix, l’Étoile => arrêt gares – arrêt Grand’Place Pour s’y rendre depuis la gare d’Échirolles : tram A direction Fontaine, La Poya => arrêt Échirolles gare – arrêt Grand’Place – B&B HÔTEL GRENOBLE CENTRE ALPEXPO : Adresse : 31 Avenue de l’Europe, 38100 Grenoble / Téléphone :0 892 70 23 03 / Mail : bb_4534@hotelbb.com – APPARTÉA GRENOBLE ALPEXPO : Adresse : 41 Rue Maurice Dodero, 38000 Grenoble / Téléphone : 04 76 49 91 05 / Mail info.grenoble@appartea.com Infos transports en commun : Calcul d’itinéraire : ici Lignes des bus et tram : ici Plan Grenoble & zone urbaine et Plan Grand Sud sont consultables et téléchargeables ici Ticket tarification : ici
Interpellez votre député·e avant le 10 avril pour empêcher l’attaque contre le 1er mai
🚨 On a jusqu’au 10 avril Après avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et essayé de supprimer deux jours fériés, les représentants patronaux veulent aller encore plus loin en contraignant les salarié·es à travailler le 1er mai. Soi-disant au nom de la boulangerie et du fleuriste du coin, leur projet c’est d’obliger les salarié·es à travailler et faire un cadeau aux chaînes des grands groupes en sortie d’agglomérations, au détriment des commerces indépendants de proximité de centre-ville ou de village. Pour toutes ces raisons l’intersyndicale appelle les député·es à s’opposer à ce projet de loi. Interpellez vos député·es dès aujourd’hui et participez aux mobilisations dans toute la France vendredi 10 Avril. Comment faire ? 1/ Se rendre sur la plateforme allo parlement et entrer son code postale. 2/ L’email est prêt à être envoyé ou poster sur vos réseaux selon votre sélection.3/ C’est terminé ! Ensemble, nous pouvons empêcher l’attaque contre le 1er mai ✊🏼 Accéder à notre dossier Pas touche au 1er mai et télécharger le tract. ,
Alerte ! Ils osent tout, même s’attaquer au 1er mai !

Pas touche au 1er mai ! Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et essayé de nous supprimer deux jours fériés, les représentants patronaux veulent aller encore plus loin. Avec le soutien de certains parlementaires, du gouvernement et de l’extrême droite, une proposition de loi sera débattue le 10 avril à l’Assemblée pour s’attaquer au 1er mai ! Présentée au nom de la boulangerie et du fleuriste du coin, leur projet c’est de contraindre les salarié·es à travailler et de faire en fait un cadeau aux grands groupes. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation) La loi Intermarché-Interflora ne serait dans l’intérêt ni des salariés ni des petits commerces Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est le seul jour férié où on ne travaille pas MAIS on est obligatoirement payés quand même. Vérifiez vos bulletins de paye des mois de mai ! Certains secteurs sont déjà amenés à devoir travailler parce qu’ils ne peuvent pas s’arrêter même une journée : hôpitaux, énergie, ambulances… Les artisans commerçants ont quant à eux le droit d’ouvrir leur boutique le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es ce jour-là. Si demain, des commerces peuvent nous faire travailler le 1er mai, à qui cela profitera le plus ? Le boulanger de centre ville et ses deux salarié·es, ou la direction des Carrefour, Auchan à la sortie de la ville ? Non seulement les petits commerces indépendants de proximité n’ont pas besoin de cette loi, mais elle va se retourner contre eux. L’argument avancé « d’insécurité juridique » pour les petits commerces est un prétexte, au vu du nombre de sanctions dérisoires prononcées (en 2025 seule une poignée d’entreprises sur 35 000 ont été sanctionnées, et les sanctions même pas appliquées). En vérité, l’intention n’est pas de sécuriser mais bien d’étendre la dérogation et de remettre en cause l’exceptionnalité qu’est le 1er mai. Chaque jour vous croisez au moins une dizaine de salarié·es qui seraient immédiatement concerné·es : parlez-en ! Cette loi prévoit d’étendre les dérogations : aux établissements de l’artisanat alimentaire (boulangeries, boucheries, traiteurs, etc.) aux commerces de vente alimentaire au détail (primeurs mais aussi supermarchés) aux établissements qui vendent « notamment » des fleurs (animaleries et autres gros commerces…) aux établissements culturels (cinémas, musées, commerces culturels, lieux de spectacles…) La vendeuse chez le fleuriste, à la boulangerie, à la boucherie… beaucoup de salariés concernés sont des salarié·es. Dites leur qu’elles sont déjà payées le 1er mai. Demandez-leur si elles aimeraient, en plus, venir travailler. On sait qu’une fois qu’un principe saute, la dérogation s’étend progressivement. C’est une première brèche vers la suppression du droit au repos rémunéré du 1er mai : un jour de congé volé ! → Non, ça ne serait pas « payé double » On est déjà payés le 1er mai, sans aller au travail. C’est un jour férié pas comme les autres. Si on était obligés de travailler un jour de plus, alors c’est normal d’être payé un jour de plus ! Encore heureux ! Faisons-le savoir clairement : cet argument est une énorme arnaque. → Non, on n’aura pas le « choix » Le contrat de travail c’est par définition « la subordination » des salarié·es à la direction. L’entreprise est l’endroit où il y a le moins de démocratie. Faire croire qu’on peut avoir le « choix » alors qu’on connaît le chantage à l’embauche et à l’emploi, c’est une illusion ! Nous, nous le savons, et tous ceux qui disent le contraire dans ce débat ne connaissent ni le droit, ni la réalité du travail. Comme pour le dimanche, on peut se retrouver obligés de travailler, avec une contrepartie de plus en plus réduite jusqu’à être supprimée lorsque le travail se généralise… ➡️ Télécharger le tract Format CMJN iciFormat RVB ici Votre député·e vous représente, vous pouvez exiger qu’il·elle ne vote pas cette loi ! C’est très simple, vous pouvez : Diffuser ce tract informatif à vos collègues de travail, ami·es, famille… Écrire à votre élu·e et contacter sa permanence grâce à alloparlement.fr Participer aux mobilisations le 10 avril dans chaque département (souvent devant les permanences parlementaires) , Travail le 1er mai : courrier aux député·es Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU appellent les député·es à s’opposer à toute tentative de remise en cause du 1er mai aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité au profit des grand groupes, en rejetant la proposition de loi présentée le 10 avril 2026. Lire le courrier aux député·es ,
Élections municipales : répondre aux urgences sociales et faire barrage à l’extrême droite
Le résultat du 1er tour confirme la sanction de la politique antisociale du gouvernement Pouvoir d’achat en berne, accès au logement de plus en plus difficile, services publics fragilisés, inégalités territoriales qui se creusent, désindustrialisation : les difficultés sociales s’aggravent dans de nombreux territoires et le résultat du 1er tour confirme la sanction de la politique antisociale du gouvernement. L’invisibilisation des questions sociales laissant la place aux questions sécuritaires a permis la progression de l’extrême droite dans de nombreux territoires. Sa conquête de 23 villes dès le premier tour et sa présence dans 514 communes au 2nd tour (dont 75 où elle est en tête) constituent un nouveau signal d’alarme. La CGT le rappelle avec force : l’extrême droite ne doit jamais être mise dos à dos avec aucune autre force politique. Son projet xénophobe fondé sur la « préférence nationale » s’inscrit en rupture avec les principes républicains que sont l’égalité et le droit du sol. L‘extrême droite et son projet violent, raciste, antisémite, sexiste et lgbtqiphobe représente un danger pour notre démocratie et notre République. L’extrême droite est la pire ennemie du monde du travail. Au Parlement ou dans les communes qu’elle dirige, elle vote contre les services publics et l’augmentation des salaires, et se positionne toujours au bénéfice des plus fortunés. La CGT appelle solennellement chacune et chacun à prendre ses responsabilités démocratiques et à refuser toute alliance avec l’extrême droite. Alors que celle-ci et les idées réactionnaires progressent, la CGT affirme que le meilleur moyen de les empêcher de gagner, c’est de se rassembler pour porter l’exigence du progrès social. La CGT appelle les travailleuses et les travailleurs à aller voter massivement au 2nd tour pour faire entendre leurs exigences sociales et battre l’extrême droite et les listes qui auront fait alliance avec elle car elle porte un projet en contradiction avec les intérêts du monde du travail. Les collectivités locales sont en première ligne pour répondre à leurs besoins essentiels. Logement, transports, écoles, crèches, action sociale, culture, services publics de proximité, sport : les choix politiques faits dans les municipalités et les communautés d’agglomération ont des conséquences directes sur leur vie quotidienne. Rien n’est joué. L’avenir de nos communes et de nos territoires se joue dimanche 22 mars. La CGT appelle les travailleuses et les travailleurs à la mobilisation à faire barrage à l’extrême droite et leurs alliés et à faire entendre leurs exigences sociales.
IHS : Rencontre-débat
20 ans du mouvement social contre le Contrat Première Embauche À l’occasion des vingt ans du mouvement social contre le Contrat Première Embauche, une rencontre-débat est organisée pour revenir sur ce moment fort de I’histoire sociale française. En 2006, le projet porté par le gouvernement de Dominique de Villepin avait suscité une mobilisation massive de la jeunesse, des syndicats et de nombreux citoyens. La contestation avait pris une ampleur nationale Au-delà d’un retour sur les événements et de leur analyse, la rencontre entend questionner l’héritage de ce mouvement : quelles leçons pour les mobilisations actuelles? Comment le CPE a-t-il transformé le rapport des jeunes à l’engagement politique et syndical ? Un échange avec le public viendra nourrir la discussion et prolonger la réflexion collective. Avec la participation de : Sophie Béroud, politiste ; Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT ; Maryse Dumas, syndicaliste, membre du Bureau de l’IHS CGT ; Bruno Julliard, président de l’Unef (2005-2007) ; Karl Stoeckel, secrétaire général de l’UNL (2005-2006) Inscription obligatoire auprès de Stéphanie : au 01 55 82 81 13 ou mail : ihs@cgt.org ➡️ Pour en savoir plus
Nous voulons des communes au service de toutes et tous !

La commune est le premier échelon de la République C’est celui de la proximité et de la solidarité. Pourtant, depuis des années, les collectivités territoriales ont été fragilisées par des réformes fiscales et par des politiques d’austérité qui ont réduit leurs moyens d’action. Quand les communes disposent de moins de moyens, ce sont les services publics qui reculent, les inégalités territoriales qui se creusent et les conditions de travail des agent·es publics qui se dégradent. Les élections municipales offrent l’occasion de remettre au cœur du débat la question des services publics locaux et de l’égalité entre les territoires. La CGT interpelle les candidat·es et invite les électrices et électeurs à regarder les programmes : quels engagements sont pris pour renforcer les services publics et améliorer la vie quotidienne dans nos communes ? ➡️ Télécharger le tract Format CMJN impression iciFormat RVB numérique ici 2 millions d’agent·es territoriaux votent aussi Les collectivités territoriales emploient près de 2 millions d’agent·es publics. Chaque jour, ils et elles assurent des missions essentielles : l’accueil dans les écoles et les crèches, l’action sociale, les transports publics, l’entretien des équipements, la culture ou le sport. Pourtant, un quart des agent·es sont désormais contractuel·les et donc précaires. La qualité des services publics dépend directement de leurs conditions de travail et des moyens qui leur sont accordés pour accomplir leurs missions. Respecter leur travail et leur engagement professionnel, c’est garantir à toute la population des services publics accessibles et de qualité, et ça, ça ne rentre pas dans des tableurs excel ! , Alliance avec l’extrême droite : danger pour les travailleur·ses L’extrême droite remet en cause les principes démocratiques et les libertés fondamentales. Partout où elle accède au pouvoir, elle s’attaque aux droits sociaux, aux libertés publiques et aux organisations syndicales. La CGT appelle les candidat·es aux élections municipales à s’engager clairement à ne faire aucune alliance avec l’extrême droite, ni avant ni après les élections. , 🔴 Votre commune pourrait-elle basculer à l’extrême droite ? Consulter la carte qui estime le risque de victoire de l’extrême droite aux municipales 2026 dans votre commune. ➡️ Accéder à la carte de street press ,
Samedi 28 mars : manifestations pour la Palestine
Quels mots d’ordre ? Auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin et droit au retour des réfugiés palestiniens Fin de l’occupation, de la colonisation, de l’apartheid Sanctions contre Israël Cessez-le-feu définitif et fin du génocide Justice pour la Palestine – stop génocide Des manifestations auront lieu à Pars et dans toutes les régions françaises le 28 mars, à l’occasion de la Journée de la terre, pour la défense des droits du peuple palestinien sur la base du droit international. Lieux de manifestations : Paris : le parcours n’est pas encore connu (à venir) Alsace / Strasbourg 12h place Kléber Aquitaine / Bordeaux 14h place de la Bourse Auvergne / Clermont-Ferrand 15h place de Jaude Bourgogne / Dijon 14h place Darcy Bretagne / Rennes 14h esplanade Charles de Gaulle Centre Val de Loire / Orléans 14h Parvis de la cathédrale Corse / en attente Franche Comté / Besançon 15h place du 8 Septembre Hauts de France / Lille 15h place de la République Ile-de-France / Paris 14h place de la République Lorraine / Nancy 15h place Simone Veil Normandie/ Caen 15h place du théâtre Occitanie / Toulouse 14h gare Matabiau Pays de la Loire / Angers 15h place du ralliement Picardie / Saint Quentin 11h hôtel de ville Provence Alpes Côte d’Azur / Marseille 14h place de la Joliette Rhône Alpes / Lyon 14h30 place Bellecour
Kit 8 mars 2026

À l’occasion du 8 mars, la CGT appelle l’ensemble des travailleuses et travailleurs à se mobiliser pour l’égalité réelle, l’augmentation des salaires, la fin des violences et la reconnaissance de toutes les professions majoritairement féminines. 🔗 Retrouvez davantage d’informations sur le site égalité professionnelle de la CGT Télécharger le tract ⤵️ Format PDF iciFormat DocX ici Télécharger le tract UGICT ⤵️ ➡️ Télécharger l’affiche Format Jpg ici Format CMJN-FP ici Format CMJN ici Format CMJN.tif ici Format JPG ici Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger , Visuels pour affiches / pancartes ➡️ Fichier .pdf avec tous les visuels (Pour impression : CMJN sans traits de coupe) – Télécharger ➡️ Fichier .pdf avec tous les visuels (Pour impression : CMJN avec traits de coupe) – Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger , Visuel Réseaux sociaux « on veut l’égalité » Télécharger le : Format carré 1:1 Format 16:9 (horizontal) Format 9:16 (Vertical) ,