Mobilisé·es pour l’éducation

Les conséquences du budget austéritaire ne se sont pas fait attendre Sans surprise, les suppressions d’emplois prévues par les choix budgétaires du gouvernement produisent les effets annoncés et redoutés. Dans les collèges et les lycées, la dégradation des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage des élèves se poursuit, malgré la mobilisation des personnels : suppressions de classes qui entraînent une augmentation des effectifs par classe ; réduction de l’offre de formation ; chantage aux moyens pour maintenir les groupes de niveau ; asphyxie des vies scolaires par le manque de moyens, ce qui fragilise toujours plus le climat scolaire. Dans le premier degré, l’élaboration des cartes scolaires va s’accompagner de l’annonce de milliers de fermetures de classes, qui seront source de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’apprentissage dans le primaire. les coupes budgétaires vont amplifier les difficultés liées au remplacement ou à l’école inclusive sur lesquels les organisations syndicales alertent depuis longtemps. Refusant cette politique de dégradation des conditions de travail et des rémunérations des personnels de l’éducation et de mise à mal des ambitions émancipatrices du service public de l’éducation, les organisations FSU, Unsa Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche publique, CGT Éduc’Action et SUD Éducation appellent à poursuivre les mobilisations en cours et à les amplifier, particulièrement sur la semaine du 30 mars au 3 avril. Elles appellent également à une journée de grève nationale le 31 mars. Une autre politique est possible Dénonçant le budget 2026, la CGT Éduc’Action porte un autre projet, respectueux des personnels et des usager·es : pour une fonction publique au service du bien commun : financement et création de postes statutaires. Rompre avec la politique du chiffre, pour un financement des besoins ; augmentation des rémunérations : revalorisation immédiate d’a minima 10 % de la valeur du point d’indice et indexation automatique sur l’évolution des prix à la consommation ; revalorisation des grilles indiciaires : plus aucun échelon en dessous du Smic, un vrai déroulement de carrière et une reconnaissance des qualifications, en finir avec les politiques de rémunération par les primes et le mérite ; baisse du temps de travail et retraite à 60 ans ; égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes et revalorisation des métiers à prédominance féminine ; contre la précarité : un plan de titularisation des contractuel·les recruté·es sur des emplois permanents et une amélioration des droits des non-titulaires ; renforcement du statut général des fonctionnaires pour garantir leur indépendance et le rôle démocratique de la fonction publique ; financement des systèmes obligatoires et complémentaires de protection sociale. Cela passe par l’abrogation de tout jour de carence et la rémunération à 100 % en cas d’arrêts maladie. ➡️ Télécharger les affiches et visuels réseaux sociaux Télécharger l’affiche ici Télécharger l’affiche ici Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger ,
Carburant : bloquer les prix et augmenter les salaires

Pour beaucoup de salarié·es, la voiture est indispensable pour aller travailler, faire les courses, accompagner les enfants Quand le prix du carburant augmente, ce n’est pas un détail : c’est une part de plus en plus importante du salaire qui disparaît et qui va dans la poche des grands groupes. Dans le même temps, loyers, alimentation, dépenses du quotidien… tout augmente sauf nos salaires ! Les profits explosent, les salaires restent bloqués Les grandes compagnies pétrolières ont réalisé des profits records ces dernières années. Le prix payé à la pompe n’a plus grand-chose à voir avec le coût réel de production – bien inférieur. Une partie importante de ce que nous payons sert à alimenter la spéculation, donc des profits supplémentaires. Des milliards d’euros ont été versés aux actionnaires pendant que les salarié·es doivent compter chaque euro pour finir le mois. Une urgence : augmenter les salaires Les aides ponctuelles ne suffisent pas car le vrai problème, c’est le niveau des salaires qui sont trop faibles dans le public comme dans le privé. Quand les prix augmentent, les salaires doivent suivre, sinon le niveau de vie recule. La CGT revendique l’augmentation du Smic et de tous les salaires ainsi que l’indexation de l’ensemble des salaires sur l’inflation : dans les 1970 le choc pétrolier avait été moins violent parce qu’il y avait justement l’échelle mobile des salaires à l’époque. Indexer les salaires sur les prix c’est garantir le maintien du niveau de vie et éviter le tassement des salaires, qui se font trop souvent rattraper par le Smic. C’est aussi permettre que les NAO retrouvent leur fonction d’augmenter réellement les salaires et le niveau de vie. Dans les entreprises et les services, la CGT revendique à chaque fois des augmentations générales de salaire, c’est-à-dire des augmentations pérennes pour toutes et tous. Augmenter les salaires, c’est la condition pour que chacun·e puisse faire face aux dépenses indispensables, y compris celles liées à l’énergie. Le travail doit permettre de vivre dignement et de subvenir à ses besoins. Encadrer les prix de l’énergie Laisser les prix de l’énergie dépendre uniquement des marchés est trop dangereux. L’énergie est un bien essentiel et elle ne peut pas être traitée comme une marchandise comme les autres, car ce sont les salarié·es qui supportent le coût des hausses. L’État doit intervenir pour empêcher la spéculation et protéger la population. Il est tout à fait possible par la loi d’encadrer les prix des carburants, de taxer les profits exceptionnels des grands groupes et d’utiliser cet argent pour financer des mesures utiles. Une autre répartition des richesses La hausse des prix de l’énergie montre une chose : il y a de l’argent, mais il n’est pas au bon endroit. Pendant que certains groupes accumulent des profits gigantesques, des millions de travailleur·ses ont du mal à vivre de leur salaire. La question n’est pas seulement économique, c’est une question de choix politique et de justice sociale.L’argent doit aller aux salaires, aux services publics, aux transports collectifs, à la transition énergétique… pas aux dividendes. La CGT revendique : des augmentations générales de salaires ; l’encadrement des prix de l’énergie ; une fiscalité plus juste ; la fin des superprofits ; des investissements publics pour réduire les dépenses contraintes. Ce n’est pas aux travailleurs·ses de payer la spéculation. Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger ,
Produire local, agir global : les Assises CGT du Made in France le 26 mars 2026
Les Assises CGT du Made in France – “Produire local, agir global” 26 mars 2026 Organisées à proximité du site industriel emblématique de Vencorex, ces Assises ont pour objectif d’interpeller directement les décideurs publics, les donneurs d’ordre et les organismes de financement sur leurs responsabilités dans la situation actuelle. Matinée : débat CGT La matinée sera consacrée au débat sur nos batailles et projets industriels, nos victoires, nos difficultés, les leviers à notre disposition dans le combat syndical, les obstacles à faire tomber pour gagner la réindustrialisation au service de la réponse aux besoins et de la transition environnementale. La CGT y présentera ses propositions pour stopper la désindustrialisation et sécuriser l’emploi. Après midi : interpellation des pouvoirs publics et économiques À 14h, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, prendra la parole lors d’une table ronde consacrée aux responsabilités engagées dans la situation industrielle et aux solutions possibles. L’accueil dès 8h30, début des travaux à 9h et fin prévue pour 16h30. 🚨 Les militant·es des fédérations de l’industrie et des départements de la région AURA sont invité.es à s’inscrire par lien ici Infos pratiques La Journée « Made in France » se tiendra dans le COMPLEXE SPORTIF DES 2 PONTS : Adresse : 16 avenue du Maquis de l’Oisans, 38800 Pont de Claix Pour s’y rendre depuis la gare de Grenoble : le bus C13 direction Vizille, Chantefeuille => arrêt gare – arrêt Les 2 ponts Pour s’y rendre depuis la gare d’Échirolles : tram A direction Le Pont de Claix, l’Étoile => arrêt Échirolles gare – arrêt l’Étoile puis le bus C13 direction Vizille, Chantefeuille => arrêt l’Étoile – arrêt Les 2 ponts Pour s’y rendre depuis la station de tram Grand’Place (proximité directe des 2 hôtels) : – le bus C6 Direction Grenoble, Oxford => arrêt Grand’Place – arrêt Stade Lesdiguières puis le bus C13 direction Vizille, Chantefeuille => arrêt distinct Stade Lesdiguières – arrêt Les 2 ponts Les 2 hôtels avec lesquels nous avons une convention tarifaire : Pour s’y rendre depuis la gare de Grenoble : tram A direction Le Pont de Claix, l’Étoile => arrêt gares – arrêt Grand’Place Pour s’y rendre depuis la gare d’Échirolles : tram A direction Fontaine, La Poya => arrêt Échirolles gare – arrêt Grand’Place – B&B HÔTEL GRENOBLE CENTRE ALPEXPO : Adresse : 31 Avenue de l’Europe, 38100 Grenoble / Téléphone :0 892 70 23 03 / Mail : bb_4534@hotelbb.com – APPARTÉA GRENOBLE ALPEXPO : Adresse : 41 Rue Maurice Dodero, 38000 Grenoble / Téléphone : 04 76 49 91 05 / Mail info.grenoble@appartea.com Infos transports en commun : Calcul d’itinéraire : ici Lignes des bus et tram : ici Plan Grenoble & zone urbaine et Plan Grand Sud sont consultables et téléchargeables ici Ticket tarification : ici
Municipales : répondre aux urgences sociales et faire barrage à l’extrême droite

Les municipales concernent notre vie quotidienne, notre voix compte Les décisions prises au niveau municipal ont des conséquences concrètes pour les salarié·es, les retraité·es, les jeunes et leurs familles. Elles influencent l’accès aux services publics, les conditions de vie et l’égalité entre les territoires. Les municipalités doivent faire des choix utiles : développer les services publics de proximité et les écoles, construire des logements accessibles, améliorer les transports, soutenir la vie associative, garantir l’accès à la santé, agir pour l’égalité entre les territoires. Elles peuvent aussi utiliser la commande publique pour soutenir l’emploi, améliorer les conditions de travail et favoriser des productions respectueuses de l’environnement. Mais ces choix dépendent des orientations politiques. Au second tour, le monde du travail doit se faire entendre. Parce que les communes doivent rester au service de toute la population, et non de la division et de la régression sociale, la CGT appelle les salarié·es, les retraité·es, les jeunes à se mobiliser pour : des réponses à nos exigences sociales et défendre les services publics l’amélioration de l’accès au soin de proximité avec la création de centres municipaux de santé l’accès au logement le renforcement des transports collectifs pour décarboner nos déplacements l’accès de toutes et tous à l’éducation, à la culture et à la vie associative le développement d’un service public de la petite enfance, en garantissant à toutes et tous l’accès aux crèches publiques et au services d’aide à domicile Pas d’alliance avec l’extrême droite. La CGT appelle solennellement chacune et chacun à prendre ses responsabilités démocratiques. Aucune alliance ne doit être faite avec l’extrême droite, ni avant ni après les élections. Faire barrage à l’extrême droite est indispensable pour défendre les libertés, les droits sociaux et les services publics. Dans les collectivités où l’extrême droite exerce déjà des responsabilités, ses politiques fragilisent la solidarité, attaquent les associations, réduisent les moyens des services publics et opposent les habitants entre eux. À l’Assemblée nationale, l’extrême droite vote contre les intérêts des salarié·es Dans les mots, l’extrême droite prétend défendre les travailleurs, mais dans les actes elle fait le contraire. À l’Assemblée nationale, elle vote contre : les services publics, les augmentations du Smic et des salaires, l’indexation des salaires sur les prix alors que l’inflation et les crises pèsent sur nos budgets. Elle s’est opposée à la mise en place d’une contribution exceptionnelle sur les grandes fortunes, y compris la petite taxe sur les ultra-riches. Elle veut faire reculer le droit syndical dans l’entreprise. Mais elle ne dénonce jamais les superprofits réalisés par les grandes entreprises, notamment dans le secteur pétrolier.L’extrême droite ne répond pas aux urgences sociales. Elle détourne notre attention vers ceux qui ont peu, plutôt que s’attaquer à ceux qui accaparent les richesses produites par notre travail. Quand l’extrême droite gouverne, les salarié·es paient la facture Aux États-Unis, la politique menée par Trump favorise les plus riches et les grandes entreprises, tout en affaiblissant les protections collectives : réduction des impôts sur les grandes fortunes, affaiblissement des règles protégeant les salariés et l’environnement, attaque contre les syndicats. Dans les pays où l’extrême droite est au pouvoir : remise en cause des droits des femmes, restriction des libertés publiques, pression contre la justice, la presse et les organisations syndicales. ➡️ Accéder au dossier consacré aux élections municipales 2026 Télécharger le tract ⤵️ Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger ,
Interpellez votre député·e avant le 10 avril pour empêcher l’attaque contre le 1er mai
🚨 On a jusqu’au 10 avril Après avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et essayé de supprimer deux jours fériés, les représentants patronaux veulent aller encore plus loin en contraignant les salarié·es à travailler le 1er mai. Soi-disant au nom de la boulangerie et du fleuriste du coin, leur projet c’est d’obliger les salarié·es à travailler et faire un cadeau aux chaînes des grands groupes en sortie d’agglomérations, au détriment des commerces indépendants de proximité de centre-ville ou de village. Pour toutes ces raisons l’intersyndicale appelle les député·es à s’opposer à ce projet de loi. Interpellez vos député·es dès aujourd’hui et participez aux mobilisations dans toute la France vendredi 10 Avril. Comment faire ? 1/ Se rendre sur la plateforme allo parlement et entrer son code postale. 2/ L’email est prêt à être envoyé ou poster sur vos réseaux selon votre sélection.3/ C’est terminé ! Ensemble, nous pouvons empêcher l’attaque contre le 1er mai ✊🏼 Accéder à notre dossier Pas touche au 1er mai et télécharger le tract. ,
Alerte ! Ils osent tout, même s’attaquer au 1er mai !

Pas touche au 1er mai ! Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et essayé de nous supprimer deux jours fériés, les représentants patronaux veulent aller encore plus loin. Avec le soutien de certains parlementaires, du gouvernement et de l’extrême droite, une proposition de loi sera débattue le 10 avril à l’Assemblée pour s’attaquer au 1er mai ! Présentée au nom de la boulangerie et du fleuriste du coin, leur projet c’est de contraindre les salarié·es à travailler et de faire en fait un cadeau aux grands groupes. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation) La loi Intermarché-Interflora ne serait dans l’intérêt ni des salariés ni des petits commerces Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est le seul jour férié où on ne travaille pas MAIS on est obligatoirement payés quand même. Vérifiez vos bulletins de paye des mois de mai ! Certains secteurs sont déjà amenés à devoir travailler parce qu’ils ne peuvent pas s’arrêter même une journée : hôpitaux, énergie, ambulances… Les artisans commerçants ont quant à eux le droit d’ouvrir leur boutique le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es ce jour-là. Si demain, des commerces peuvent nous faire travailler le 1er mai, à qui cela profitera le plus ? Le boulanger de centre ville et ses deux salarié·es, ou la direction des Carrefour, Auchan à la sortie de la ville ? Non seulement les petits commerces indépendants de proximité n’ont pas besoin de cette loi, mais elle va se retourner contre eux. L’argument avancé « d’insécurité juridique » pour les petits commerces est un prétexte, au vu du nombre de sanctions dérisoires prononcées (en 2025 seule une poignée d’entreprises sur 35 000 ont été sanctionnées, et les sanctions même pas appliquées). En vérité, l’intention n’est pas de sécuriser mais bien d’étendre la dérogation et de remettre en cause l’exceptionnalité qu’est le 1er mai. Chaque jour vous croisez au moins une dizaine de salarié·es qui seraient immédiatement concerné·es : parlez-en ! Cette loi prévoit d’étendre les dérogations : aux établissements de l’artisanat alimentaire (boulangeries, boucheries, traiteurs, etc.) aux commerces de vente alimentaire au détail (primeurs mais aussi supermarchés) aux établissements qui vendent « notamment » des fleurs (animaleries et autres gros commerces…) aux établissements culturels (cinémas, musées, commerces culturels, lieux de spectacles…) La vendeuse chez le fleuriste, à la boulangerie, à la boucherie… beaucoup de salariés concernés sont des salarié·es. Dites leur qu’elles sont déjà payées le 1er mai. Demandez-leur si elles aimeraient, en plus, venir travailler. On sait qu’une fois qu’un principe saute, la dérogation s’étend progressivement. C’est une première brèche vers la suppression du droit au repos rémunéré du 1er mai : un jour de congé volé ! → Non, ça ne serait pas « payé double » On est déjà payés le 1er mai, sans aller au travail. C’est un jour férié pas comme les autres. Si on était obligés de travailler un jour de plus, alors c’est normal d’être payé un jour de plus ! Encore heureux ! Faisons-le savoir clairement : cet argument est une énorme arnaque. → Non, on n’aura pas le « choix » Le contrat de travail c’est par définition « la subordination » des salarié·es à la direction. L’entreprise est l’endroit où il y a le moins de démocratie. Faire croire qu’on peut avoir le « choix » alors qu’on connaît le chantage à l’embauche et à l’emploi, c’est une illusion ! Nous, nous le savons, et tous ceux qui disent le contraire dans ce débat ne connaissent ni le droit, ni la réalité du travail. Comme pour le dimanche, on peut se retrouver obligés de travailler, avec une contrepartie de plus en plus réduite jusqu’à être supprimée lorsque le travail se généralise… ➡️ Télécharger le tract Format CMJN iciFormat RVB ici Votre député·e vous représente, vous pouvez exiger qu’il·elle ne vote pas cette loi ! C’est très simple, vous pouvez : Diffuser ce tract informatif à vos collègues de travail, ami·es, famille… Écrire à votre élu·e et contacter sa permanence grâce à alloparlement.fr Participer aux mobilisations le 10 avril dans chaque département (souvent devant les permanences parlementaires) , Travail le 1er mai : courrier aux député·es Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU appellent les député·es à s’opposer à toute tentative de remise en cause du 1er mai aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité au profit des grand groupes, en rejetant la proposition de loi présentée le 10 avril 2026. Lire le courrier aux député·es ,
Élections municipales : répondre aux urgences sociales et faire barrage à l’extrême droite
Le résultat du 1er tour confirme la sanction de la politique antisociale du gouvernement Pouvoir d’achat en berne, accès au logement de plus en plus difficile, services publics fragilisés, inégalités territoriales qui se creusent, désindustrialisation : les difficultés sociales s’aggravent dans de nombreux territoires et le résultat du 1er tour confirme la sanction de la politique antisociale du gouvernement. L’invisibilisation des questions sociales laissant la place aux questions sécuritaires a permis la progression de l’extrême droite dans de nombreux territoires. Sa conquête de 23 villes dès le premier tour et sa présence dans 514 communes au 2nd tour (dont 75 où elle est en tête) constituent un nouveau signal d’alarme. La CGT le rappelle avec force : l’extrême droite ne doit jamais être mise dos à dos avec aucune autre force politique. Son projet xénophobe fondé sur la « préférence nationale » s’inscrit en rupture avec les principes républicains que sont l’égalité et le droit du sol. L‘extrême droite et son projet violent, raciste, antisémite, sexiste et lgbtqiphobe représente un danger pour notre démocratie et notre République. L’extrême droite est la pire ennemie du monde du travail. Au Parlement ou dans les communes qu’elle dirige, elle vote contre les services publics et l’augmentation des salaires, et se positionne toujours au bénéfice des plus fortunés. La CGT appelle solennellement chacune et chacun à prendre ses responsabilités démocratiques et à refuser toute alliance avec l’extrême droite. Alors que celle-ci et les idées réactionnaires progressent, la CGT affirme que le meilleur moyen de les empêcher de gagner, c’est de se rassembler pour porter l’exigence du progrès social. La CGT appelle les travailleuses et les travailleurs à aller voter massivement au 2nd tour pour faire entendre leurs exigences sociales et battre l’extrême droite et les listes qui auront fait alliance avec elle car elle porte un projet en contradiction avec les intérêts du monde du travail. Les collectivités locales sont en première ligne pour répondre à leurs besoins essentiels. Logement, transports, écoles, crèches, action sociale, culture, services publics de proximité, sport : les choix politiques faits dans les municipalités et les communautés d’agglomération ont des conséquences directes sur leur vie quotidienne. Rien n’est joué. L’avenir de nos communes et de nos territoires se joue dimanche 22 mars. La CGT appelle les travailleuses et les travailleurs à la mobilisation à faire barrage à l’extrême droite et leurs alliés et à faire entendre leurs exigences sociales.
IHS : Rencontre-débat
20 ans du mouvement social contre le Contrat Première Embauche À l’occasion des vingt ans du mouvement social contre le Contrat Première Embauche, une rencontre-débat est organisée pour revenir sur ce moment fort de I’histoire sociale française. En 2006, le projet porté par le gouvernement de Dominique de Villepin avait suscité une mobilisation massive de la jeunesse, des syndicats et de nombreux citoyens. La contestation avait pris une ampleur nationale Au-delà d’un retour sur les événements et de leur analyse, la rencontre entend questionner l’héritage de ce mouvement : quelles leçons pour les mobilisations actuelles? Comment le CPE a-t-il transformé le rapport des jeunes à l’engagement politique et syndical ? Un échange avec le public viendra nourrir la discussion et prolonger la réflexion collective. Avec la participation de : Sophie Béroud, politiste ; Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT ; Maryse Dumas, syndicaliste, membre du Bureau de l’IHS CGT ; Bruno Julliard, président de l’Unef (2005-2007) ; Karl Stoeckel, secrétaire général de l’UNL (2005-2006) Inscription obligatoire auprès de Stéphanie : au 01 55 82 81 13 ou mail : ihs@cgt.org ➡️ Pour en savoir plus
Nous voulons des communes au service de toutes et tous !

La commune est le premier échelon de la République C’est celui de la proximité et de la solidarité. Pourtant, depuis des années, les collectivités territoriales ont été fragilisées par des réformes fiscales et par des politiques d’austérité qui ont réduit leurs moyens d’action. Quand les communes disposent de moins de moyens, ce sont les services publics qui reculent, les inégalités territoriales qui se creusent et les conditions de travail des agent·es publics qui se dégradent. Les élections municipales offrent l’occasion de remettre au cœur du débat la question des services publics locaux et de l’égalité entre les territoires. La CGT interpelle les candidat·es et invite les électrices et électeurs à regarder les programmes : quels engagements sont pris pour renforcer les services publics et améliorer la vie quotidienne dans nos communes ? ➡️ Télécharger le tract Format CMJN impression iciFormat RVB numérique ici 2 millions d’agent·es territoriaux votent aussi Les collectivités territoriales emploient près de 2 millions d’agent·es publics. Chaque jour, ils et elles assurent des missions essentielles : l’accueil dans les écoles et les crèches, l’action sociale, les transports publics, l’entretien des équipements, la culture ou le sport. Pourtant, un quart des agent·es sont désormais contractuel·les et donc précaires. La qualité des services publics dépend directement de leurs conditions de travail et des moyens qui leur sont accordés pour accomplir leurs missions. Respecter leur travail et leur engagement professionnel, c’est garantir à toute la population des services publics accessibles et de qualité, et ça, ça ne rentre pas dans des tableurs excel ! , Alliance avec l’extrême droite : danger pour les travailleur·ses L’extrême droite remet en cause les principes démocratiques et les libertés fondamentales. Partout où elle accède au pouvoir, elle s’attaque aux droits sociaux, aux libertés publiques et aux organisations syndicales. La CGT appelle les candidat·es aux élections municipales à s’engager clairement à ne faire aucune alliance avec l’extrême droite, ni avant ni après les élections. , 🔴 Votre commune pourrait-elle basculer à l’extrême droite ? Consulter la carte qui estime le risque de victoire de l’extrême droite aux municipales 2026 dans votre commune. ➡️ Accéder à la carte de street press ,
Samedi 28 mars : manifestations pour la Palestine
Quels mots d’ordre ? Auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin et droit au retour des réfugiés palestiniens Fin de l’occupation, de la colonisation, de l’apartheid Sanctions contre Israël Cessez-le-feu définitif et fin du génocide Justice pour la Palestine – stop génocide Des manifestations auront lieu à Pars et dans toutes les régions françaises le 28 mars, à l’occasion de la Journée de la terre, pour la défense des droits du peuple palestinien sur la base du droit international. Lieux de manifestations : Paris : le parcours n’est pas encore connu (à venir) Alsace / Strasbourg 12h place Kléber Aquitaine / Bordeaux 14h place de la Bourse Auvergne / Clermont-Ferrand 15h place de Jaude Bourgogne / Dijon 14h place Darcy Bretagne / Rennes 14h esplanade Charles de Gaulle Centre Val de Loire / Orléans 14h Parvis de la cathédrale Corse / en attente Franche Comté / Besançon 15h place du 8 Septembre Hauts de France / Lille 15h place de la République Ile-de-France / Paris 14h place de la République Lorraine / Nancy 15h place Simone Veil Normandie/ Caen 15h place du théâtre Occitanie / Toulouse 14h gare Matabiau Pays de la Loire / Angers 15h place du ralliement Picardie / Saint Quentin 11h hôtel de ville Provence Alpes Côte d’Azur / Marseille 14h place de la Joliette Rhône Alpes / Lyon 14h30 place Bellecour
Kit 8 mars 2026

À l’occasion du 8 mars, la CGT appelle l’ensemble des travailleuses et travailleurs à se mobiliser pour l’égalité réelle, l’augmentation des salaires, la fin des violences et la reconnaissance de toutes les professions majoritairement féminines. 🔗 Retrouvez davantage d’informations sur le site égalité professionnelle de la CGT Télécharger le tract ⤵️ Format PDF iciFormat DocX ici Télécharger le tract UGICT ⤵️ ➡️ Télécharger l’affiche Format Jpg ici Format CMJN-FP ici Format CMJN ici Format CMJN.tif ici Format JPG ici Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger , Visuels pour affiches / pancartes ➡️ Fichier .pdf avec tous les visuels (Pour impression : CMJN sans traits de coupe) – Télécharger ➡️ Fichier .pdf avec tous les visuels (Pour impression : CMJN avec traits de coupe) – Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger Télécharger , Visuel Réseaux sociaux « on veut l’égalité » Télécharger le : Format carré 1:1 Format 16:9 (horizontal) Format 9:16 (Vertical) ,
Augmenter les salaires, la préoccupation première !

Il y a un tassement de tous les salaires Comme les salaires ne sont pas indexés sur les prix, on assiste à un tassement. Dans les négociations, on en est réduit·es à courir après l’inflation pour ne pas perdre en niveau de vie – et même ça, c’est souvent refusé par les directions d’entreprises. Le développement des primes, « intéressement, participation, partage de la valeur… » se fait au détriment des augmentations de salaire. Ces primes, occasionnelles et souvent non cotisées, sont soumises à l’arbitraire patronal et mettent les salarié·es en concurrence. Dernier mécanisme protecteur car indexé automatiquement sur l’inflation, le Smic est trop faible : 2e économie de l’Union européenne, la France a seulement le 6e salaire minimum d’Europe. Les exonérations de cotisations sociales constituent aussi une trappe à bas salaires car plus on est mal payé·e, plus les exonérations sont importantes ! Ce qui incite d’autant plus les entreprises à garder les salaires bas, et à favoriser la sous-traitance. Résultat, le Smic et les bas salaires sont insuffisants pour vivre de son travail, précarisant particulièrement les femmes – surreprésentées dans les métiers les moins bien payés. Même le gouvernement le reconnaît en compensant par la prime d’activité : l’État paye une partie des salaires à la place des entreprises ! Pire, toutes les primes non cotisées se substituent au salaire et ne comptent pas pour notre Sécurité sociale en cas d’accident,maladie, licenciement, parentalité et nos retraites. Le gouvernement a un levier pour augmenter les salaires : augmenter le Smicau-delà de la revalorisation automatique imposée par la loi (pas de « coup de pouce » depuis treize ans), et lever l’interdiction d’avoir un accord collectif d’entreprise ou de branche qui indexe les salaires sur le Smic. Le cœur de la revendication CGT lors des NAO c’est l’augmentation générale des salaires Du salaire plutôt que des primes : le salaire net pour le mois, et le salaire brut qui donne des droits. Des augmentations générales plutôt que des augmentations individuelles au bon vouloir de la direction. Et des augmentations a minima à hauteur de l’inflation, et au-delà pour améliorer notre situation. La CGT revendique : l’ouverture de négociations pour de véritables augmentations de salaires ; l’indexation de tous les salaires sur les prix, et a minima, la levée l’interdiction d’indexer les salaires sur le Smic par accord collectif ; un Smic à 2 000 euros bruts indexé sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) ; la fin du gel du point d’indice des fonctionnaires, source d’un véritable décrochage depuis vingt-cinq ans (voir cgt.fr/simfp) Pour tout ça, on s’organise avec la CGT, on prépare les NAO avec le tuto salaires. Échangez avec les collègues, et cherchez à les convaincre de la légitimité de vos revendications pour être majoritaires et de l’utilité de s’organiser pour obtenir des avancées. Notre force c’est notre nombre. Là où il y a la CGT, il y a des augmentations de salaire. Pas de droits sans syndicat, pas de syndicat sans syndiqué·es : alors on s’organise. ➡️ Télécharger le tract Télécharger le tract ici
Travail le 1er mai : courrier aux député·es
La proposition de loi « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai » va être représentée aux député·es le vendredi 10 avril La proposition de loi issue du Sénat intitulée « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai », présentée le jeudi 22 janvier dernier à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une niche parlementaire, n’a pas été soumise au vote et n’a heureusement pas été adoptée. Par obstination, elle va être représentée à l’Assemblée nationale le vendredi 10 avril. L’ensemble des organisations syndicales avait dénoncé ce texte dont l’objet n’était rien de moins que la remise en cause du 1er mai seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré, et symbolique pour les travailleurs·euses en France comme à l’international. Cette proposition de loi a été défendue sous couvert d’une prétendue insécurité juridique, alors même que les sanctions prononcées chaque année sont quasiment inexistantes. C’est bien une volonté d’étendre la dérogation à de nombreux secteurs professionnels que poursuivait cette proposition de loi, aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir ce jour-ci sans subir la concurrence des grandes entreprises. L’ouverture de la dérogation au principe du repos rémunéré le 1er mai constitue une première brèche, remettant en cause l’exceptionnalité de cette journée. En effet, l’histoire sociale nous montre qu’à chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle. Le travail du dimanche en est une illustration éclairante : une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être. Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n’existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les petites entreprises. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouvelles et nouveaux salarié·es. Par ailleurs, le 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres. Il commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, marquées notamment par des événements tragiques, comme la fusillade de Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus d’un siècle d’histoire sociale et de conquêtes collectives. Les travailleurs et les travailleuses attendent des député·es qu’ils et elles répondent aux urgences sociales : salaires, emploi, morts et accidents du travail, pas qu’il remette en cause les conquêtes sociales ! Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU vous appellent donc solennellement à vous opposer à toute tentative de remise en cause du 1er mai et à le réaffirmer en rejetant la proposition de loi présentée le 10 avril 2026. Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger ,
Élections fonction publique : on s’organise

Un enjeu sans précédent Plus de 5,8 millions d’agent·es de la fonction publique seront appelé·es à voter cette fin d’année 2026. Lors du dernier scrutin, elles et ils avaient montré leur confiance en la CGT, faisant d’elle la première organisation syndicale de la fonction publique avec 20,8 % des suffrages. Santé, éducation, justice, territoires, développement, transports… Les services publics sont le bien commun de toute la population, essentiels au bon fonctionnement de notre société. Pourtant, ils subissent depuis des décennies des cures d’austérité successives de plus en plus violentes. Attal, Bayrou, Lecornu… Peu importe le nom accolé au budget : l’objectif est toujours de faire des économies sur le dos des services publics, au détriment de leurs agent·es et de leurs usager·es. On s’organise pour des services publics renforcés Se syndiquer à la CGT, la construire et la renforcer en proposant l’adhésion autour de soi, participer à la campagne des élections de la fonction publique en se portant candidat et en faisant voter CGT, permettra de construire le rapport de force nécessaire pour porter nos revendications légitimes et changer les choses : augmentation des rémunérations : revalorisation immédiate d’au minimum 10 % de la valeur du point d’indice et indexation automatique sur l’évolution des prix à la consommation ; revalorisation des grilles indiciaires : plus aucun échelon en dessous du Smic, un vrai déroulement de carrière et une reconnaissance des qualifications, en finir avec les politiques de rémunération par les primes et le mérite ; baisse du temps de travail et la retraite à 60 ans ; égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes et revalorisation des métiers à prédominance féminine ; contre la précarité : un plan de titularisation des contractuel·les recruté·es sur des emplois permanents et une amélioration des droits des non-titulaires ; pour une fonction publique au service du bien commun : financement et création de postes statutaires. Rompre avec la politique du chiffre, pour un financement des besoins ; renforcement du statut général des fonctionnaires pour garantir leur indépendance et le rôle démocratique de la fonction publique ; financement des systèmes obligatoires et complémentaires de protection sociale. Cela passe par l’abrogation de tout jour de carence et la rémunération à 100 % en cas d’arrêts maladie. ➡️ Télécharger le tract Format Jpg (recto) iciFormat Jpg (verso) iciFormat RVB iciFormat CMJN TDC iciFormat CMJN sans TDC iciAssemblage ici , ➡️ Accéder au dossier élections fonction publique et retrouvez l’ensemble du matériel de campagne (ce kit est régulièrement mis à jour) ,
Ça bouge sur notre territoire !

Le saviez-vous ? La CGT, ce sont des syndicats dans les entreprises, mais c’est aussi des unions locales
et départementales pour défendre collectivement les intérêts des travailleuses et travailleurs sur un
territoire. Des salariés de toutes les entreprises (de la très petite à la plus grande) composent votre
union local CGT de Trappes – Saint Quentin en Yvelines. L’UL organise la solidarité entre les travailleurs
du territoire.
La France doit s’engager pour l’égalité !
Les inégalités entre les femmes et les hommes persistent dans nos entreprises et nos services publics. Et les femmes continuent à être les premières impactées par les coupes budgétaires. La directive européenne 2023/970 transparence des rémunérations vise à « renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’application du droit ». En transposant intégralement cette directive, la France a une occasion historique de franchir une étape pour l’égalité Nous exigeons une application ambitieuse de cette directive pour enfin obtenir : l’égalité des rémunérations et des carrières entre les femmes et les hommes ; la revalorisation des métiers à prédominance féminine. L’égalité entre les femmes et les hommes est au fondement de notre société et des droits humains. Il est nécessaire aujourd’hui d’avancer et de permettre aux femmes d’être enfin les égales des hommes. Cela passe en premier lieu par l’égalité entre les femmes et les hommes au travail où persistent des inégalités structurelles parfaitement identifiées par la recherche et par nos organisations syndicales. Parmi elles, la ségrégation professionnelle tient une place particulière au sens où elle est la première cause de ces inégalités sociales. Il est donc impératif de reconnaître la valeur du travail des femmes, particulièrement dans les emplois où elles sont les plus nombreuses (notamment en revalorisant les métiers du soin et du lien) et de revoir en profondeur les classifications des emplois souvent établis avec des biais sexistes. Ce travail d’examen et le cas échéant de révision des grilles de classifications doit se faire partout par la négociation collective, dans les branches professionnelles et/ou les entreprises et les grilles de la fonction publique. Pénalisées au travail durant leur carrière, les femmes le sont encore plus à la retraite. Les organisations syndicales ont obtenu la suspension de l’application de la dernière réforme. Cela ne vaut pas pour solde de tout compte, nos organisations, comme l’immense majorité des travailleuses et travailleurs, restent opposés à cette réforme injuste. Nous avons besoin de services publics de qualité et renforcés pour répondre aux besoins notamment dans la prise en charge de la petite enfance et la dépendance qui pèsent essentiellement sur les femmes. Il faut agir pour une meilleure articulation vie professionnelle / vie personnelle en particulier en prenant des mesures fortes afin que les femmes ne soient plus obligées de concéder au temps partiel. Dans la Fonction publique, les 10 % de décote salariale en cas de congés de maladie ordinaire, appliqué y compris aux femmes enceintes, comme le projet de réduction du nombre de jours de congés « enfant malade » est une attaque inacceptable contre les droits des femmes. Enfin, le combat contre les violences sexistes et sexuelles reste une exigence et un prérequis à toute égalité femmes-hommes. Nos organisations défendent une augmentation des moyens affectés à la lutte contre ces violences, dans les entreprises, les administrations, les sphères privées et publiques et les réseaux sociaux. Là aussi, il faut transposer sans attendre la directive européenne 2024/1385 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Pour toutes ces raisons, le 8 mars 2026 sera l’occasion de que l’égalité réelle entre les femmes et les hommes est un enjeu social et démocratique.
Sommet sur l’IA : un an plus tard, le compte n’y est pas
« L’IA va évidemment chambouler le monde du travail dans toutes ses dimensions, et cela a déjà commencé ». Par ces mots, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail a ouvert une journée de débat sur l’IA et le monde de travail, un an après le Sommet sur l’IA. L’objectif : faire le point avec les acteurs du monde du travail (entreprises, syndicats, spécialistes) pour débattre sur les enjeux de l’IA. Le ministre l’affirme : « Il ne doit pas y avoir de tabou sur l’IA. » Formation, intensification du travail et stress générés par l’usage de l’IA, cadres à lui apporter, temps gagné… les opportunités et menaces émanant de cette technologie ont été discutées lors de la journée. La CGT, quant à elle, tire deux enseignements de cette année post-sommet. Le cadre ne protège pas les travailleur·ses La CGT fait le constat de l’incapacité du cadre légal de protéger les travailleur·ses contre les stratégies des directions des grands groupes : IBM, Capgemini, Mondial Assistance… des milliers d’emplois sont supprimés au nom de l’IA. La mise à signature d’une charte d’engagement ne permet pas de compenser les lacunes du droit, car elle ne suffit pas à contraindre les directions d’entreprises à ouvrir la discussion avec les travailleur·ses et leurs représentant·es. Nombre d’employeurs refusent d’intégrer les enjeux d’emploi dans les expertises sur les impacts de l’IA sur les métiers, et certains n’ouvrent même aucune négociation, à l’image de la direction d’Orange qui prétexte un « manque de maturité ». Lors de la journée de débat, la position des organisations patronale est sans équivoque : hors de question de mettre en œuvre la négociation d’un accord national interprofessionnel (ANI) sur la question de l’IA – il ne faudrait pas « pénaliser la compétitivité de nos entreprises »… Dans plusieurs entreprises, grâce au rapport de force, les salarié·es épaulé·es par la CGT ont toutefois réussi à arracher des droits : accord prévoyant la mise en place d’une commission ad hoc à Prisme Media, accord de méthode sur le « dialogue social technologique » autour de l’IA au groupe Alpha, ouverture d’une négociation (au bout de trois ans d’obstination) pour un accord sur l’IA chez France Travail… Mais il a parfois fallu aller jusqu’aux tribunaux pour obtenir le droit basique de l’information-consultation sur l’IA, comme pour le groupe Le Moniteur ou chez France Télévision… La CGT revendique l’encadrement par la loi de l’IA au travail afin de protéger les droits des travailleur·ses. Elle invite le gouvernement français à soutenir les démarches de régulation portée par l’OCDE et à défendre l’adoption d’une convention de l’OIT et d’une directive européenne sur l’IA au travail. Une véritable stratégie industrielle est indispensable Alors qu’existent des filières industrielles européennes à renforcer, alors que la France dispose de travailleur·ses hautement qualifié·es pouvant jouer un rôle crucial dans cette industrie, la CGT fait le constat que les directions des grands groupes dilapident ce précieux patrimoine, détruisant des bassins d’emploi et nous faisant perdre un temps précieux : la direction d’Atos, principal groupe d’Europe capable de porter le cloud souverain, poursuit les destructions d’emploi – 600 postes détruits en onze mois ; la direction de STMicroelectronics, acteur majeur de la filière électronique européenne qui a, à ce titre, reçu des milliards d’euros d’aides européennes, de l’État et des collectivités, supprime 1 000 emplois en France. La CGT l’affirme : la France ne deviendra pas le leader mondial de l’IA en se contentant de vendre des data centers, de l’énergie décarbonée bon marché, et toutes les industries qui concourent à leur fabrication. Elle doit mettre en place, avec l’Union européenne, une filière de production d’IA européenne capable de répondre aux besoins des populations – sous leur contrôle démocratique – et aux enjeux climatiques. Signataire, comme l’ensemble des organisations syndicales représentatives, d’un appel sur la nécessité de construire une stratégie industrielle efficace adossée au pilotage du Conseil national de l’industrie, la CGT invite le gouvernement à l’appliquer sur la stratégie française sur l’IA.
Droit d’asile : un rapport accablant
Plus de 288 agent·es de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) ont répondu au questionnaire diffusé du 15 juillet au 15 septembre 2025 par le CGT Conseil d’État – Cour national du droit d’asile (CGT CE-CNDA). Dernière chance des demandeur·ses d’asile pour faire valoir leurs droits, le CNDA devrait être garant du respect des droits et libertés fondamentaux des exilé·es ; pourtant, les résultats de l’enquête montrent de graves manquements concernant le respect des justiciables et les conditions de travail des agent·es. Des comportements inadmissibles hors des audiences Près de 4 agent·es sur 5 témoignent « de propos de nature discriminatoire ou de nature à créer un doute sérieux sur l’impartialité de la formation de jugement, dirigés envers des requérent·es ». Les propos rapportés par les répondant·es sont hautement discriminatoires, et d’une extrême violence : des propos racistes : « Avant de protéger un Afghan, il faut être sûr qu’il ne fera pas d’attaque au couteau », « une femme noire sans enfant, ce n’est pas possible » ou encore « les Africains, c’est des sauvages » ; des propos sexistes : « Si vous vous préoccupez du sort des enfants, pourquoi avez-vous avorté ? », « pourquoi ne nous êtes-vous pas débattue pour éviter d’être violée ? » ou encore « qui voudrait la violer, elle est aussi vieille qu’un parchemin » ; des propos LGBTQIA+phobes : « Les pédés, au moins, il ne se reproduisent pas », « vous aimez juste prendre des gens par le cul » ou encore « moi aussi si je dormais dans la même pièce qu’un homosexuel je ne serais pas tranquille ». Ces propos tombent sous le coup de la loi et sont intolérables en soi, mais ils le sont d’autant plus qu’ils sont émis au sein d’une juridiction qui tient le sort de personnes extrêmement vulnérables entre ses mains. De manière générale, le rapport décrit « une tendance de certain·es membres de formations de jugement de s’adresser directement aux requérant·es de manière méprisante, infantilisante, moqueuse ou encore agressive lors de l’audience » allant parfois jusqu’à démontrer « une volonté de piéger ou de mettre en difficulté les requérant·es ». Cette situation met le doute sur l’impartialité de l’institution (le rapport fait d’ailleurs état de décisions parfois « arbitraires » ou « fondées sur des préjugés »), et contrevient à l’État de droit qu’elle est censée servir. Un·e agent·e a ainsi confié aux enquêteur·ice qu’un membre d’une formation de jugement avait photographié des passeports lors d’une audience, pour les transmette à la préfecture dans le but d’ordonner une obligation de quitter le territoire français. La carence de dispositif d’accueil des enfants en audience est également source de souffrance pour les requérent·es, qui doivent faire le récit de situations souvent traumatiques devant leurs propres enfants, et qui se voient parfois refuser le droit d’allaiter leur nourrisson lors de l’audience (« si on autorise l’allaitement en salle d’audience, on va finir par autoriser à fumer un pétard »), ce qui s’ajoute aux comportements déshumanisants dénoncés dans le rapport. Des conditions de travail dégradées Les agent·es ne sont pas épargné·es par les propos ou comportements déplacés, qu’ils soient le fait des membre de la formation de jugement ou de certain·es avocat·es, ce qui renforce le climat de stress qu’elles et ils ressentent dans le cadre des audiences. S’y ajoutent les problématiques de temps de travail (amplitudes horaires, absence de pauses méridiennes, absence de maîtrise des horaires de l’audience) qui, en plus d’impacter la santé des agent·es par la fatigue qu’elles entraînent, déstabilisent l’équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle (notamment vis-à-vis de la parentalité). L’intrusion des outils de communication numérique en dehors du temps de travail vient brouiller davantage cette frontière. Enfin, plusieurs entorses déontologiques ont été rapportées, par exemple une pression hiérarchique directe exercée sur un·e rapporteur·e pour modifier un rapport avant audience, ou la remise en cause de l’indépendance des rapporteur·ses. La santé des agent·es impactée par les audiences 68 % des agent·es indiquent que l’audience a déjà eu des répercussions sur leur santé mentale et/ou physique, et 70 % d’entre elles et eux témoignent de telles répercussions sur la santé de leurs collègues. Trois causes sont notamment énoncées pour expliquer ces répercussions : l’impact des récits de souffrance entendus lors des audiences sur la santé mentale, qui nécessiterait une formation des agent·es et un accompagnement psychologique renforcé ; l’impuissance des agent·es face au comportement méprisant et irrespectueux de certain·es membres de formations de jugement face aux requérent·es ; une fatigue due à des audiences très longues, avec peu voire pas de temps de pause. Une note avait été produite pour rappeler aux président·es de formations de jugement de respecter le temps de travail des agent·es (horaires, pause méridienne), mais le format actuel d’une journée d’audience à 12 dossiers la rend inapplicable. 15 recommandations pour améliorer la situation Le syndicat CGT CE-CNDA a formulé un ensemble de recommandations pour répondre aux problématiques soulevées lors de son enquête : Sur les conditions de travail des agent·es :1. Réalisation d’une évaluation sur le déroulement des audiences dans les chambres territoriales ;2. Refonte de la note sur le temps d’audience pour en encadre la durée, garantir une pause méridienne et permettre aux agent·es de satisfaire à leurs obligations parentales ;3. Réduction de la charge de travail et du nombre d’affaires inscrites ;4. Création d’un protocole encadrant l’accueil des enfants à la CNDA ;5. Mise en place d’un appui psychologique avec un·e psychologue dédié·e à la CNDA ;6. Mise en place d’un système d’alerte pour signaler les dysfonctionnements et manquements aux obligations incombant aux agent·es et aux juges ;7. Mise en place d’un groupe de parole pour tou·tes les agent·es. Sur la déontologie et la formation des formations de jugement :1. Formation des juges sur le droit d’asile, la géopolitique, l’accueil des récits de souffrance, les violences sexistes et sexuelles, les discriminations, l’interculturalité et la déontologie ;2. Adoption d’un cadre déontologique propre à l’ensemble des juges de l’asile, le cas échéant en surplus des règles déontologiques qui s’appliquent déjà à elles et
Revendiquer l’égalité salariale, c’est revendiquer l’augmentation de tous les salaires !

Avec la CGT, on revendique : la création d’outils performants de mesure des inégalités salariales et professionnelles dans le privé et dans le public ; la revalorisation des métiers à prédominance féminine, aujourd’hui dévalorisés et sous-payés ; la fin des temps partiels imposés ; la revalorisation du Smic et de tous les salaires ; la suppression des systèmes opaques d’individualisation des rémunérations ; de réelles et fortes sanctions contre les entreprises qui discriminent ; le conditionnement de l’octroi des marchés publics à l’égalité salariale ; un congé d’accueil de l’enfant de quatre mois pour le second parent ; une opération publique de déconstruction massive des stéréotypes de genre dès le plus jeune âge, à l’école, au travail et dans l’ensemble de la société. Gagner l’égalité, c’est mettre fin au dumping social lié aux différences de rémunérations entre femmes et hommes qui tire tous les salaires vers le bas. Tout le monde y gagne ! On s’organise pour gagner l’égalité salariale Avec qui/quoi ? Les militant·es de la CGT dans mon entreprise ou mon administration, ou de mon union locale si la CGT n’est pas présente sur mon lieu de travail, Les outils CGT : le site de référence sur l’égalité femmes-hommes avec des guides, accords types, vidéos, tracts, affiches, etc. sur le site égalité professionnelle, des formations CGT dédiées. Quels sont mes droits ? Discriminer, c’est illégal ! La loi proscrit les discriminations directes et indirectes, il est interdit de ne pas respecter les principes « À travail égal, salaire égal » et « À travail de valeur égale, salaire égal » ; il est pareillement interdit de pénaliser les femmes pour grossesse, maternité et situation de famille notamment ; À partir du mois de juin 2026, toute personne aura le droit de connaître le salaire moyen des collègues de sa catégorie à l’embauche ou au cours de la carrière, grâce à la transposition en droit français de la directive sur la transparence des rémunérations ⤵️ La transparence sur les rémunérations, un levier pour gagner l’égalité femmes-hommes au travail ! La France doit transposer cette année en droit français une directive européenne qui prévoit notamment : l’obligation de transparence des rémunérations à l’embauche et pendant la carrière ; l’évaluation des inégalités de rémunération ; la refonte des grilles des métiers en prenant en compte la notion de valeur égale ; le renversement de la charge de la preuve en cas de recours en justice pour discrimination ; des sanctions dissuasives pour les entreprises et les administrations qui discriminent. Ces dispositions changeront la donne en profondeur si l’esprit du texte européen est respecté. Or, les concertations entre syndicats, gouvernement et patronat font craindre le pire. Contre une transposition au rabais, la mobilisation de l’ensemble du monde du travail est indispensable ! Pour mettre fin aux inégalités de salaire et de carrière, on la joue collectif ! Plusieurs leviers existent pour réparer les injustices : Les négociations annuelles obligatoires… Les accords égalité femmes-hommes dans les entreprises… Les négociations de branche… Les recours en justice… 🔗 Retrouvez davantage d’informations sur le site égalité professionnelle de la CGT ➡️ Télécharger le tract Format PDF iciFormat DocX ici Kit pour le 8 mars 🔴 Ce kit est mis à jour quotidiennement. Vous pourrez y retrouvez les revendications de la CGT pour gagner l’égalité avec tracts, affichettes et visuels réseaux sociaux à télécharger. Accéder au kit ,
Campagne pour les libertés : nos revendications
Faire payer la répression syndicale Limites actuelles → Le délai de protection : La protection des candidat·es ne court qu’à partir de la publication des listes ou de l’imminence de la candidature (souvent prouvée par l’envoi d’une lettre recommandée), laissant une zone grise avant cette étape. → L’effet couperet : Si un licenciement est engagé juste avant que l’employeur·e n’ait connaissance de la candidature, la protection est inopérante, ce qui encourage les licenciements « préventifs » sur simple soupçon. → La durée : Elle n’est que de 6 mois après l’élection pour les candidat·es non élu·es, ce qui est trop court pour décourager une éviction différée. De plus, les entreprises n’ont aucun mal à provisionner les amendes. Les peines de prison sont exceptionnellement prononcées et les montants civils restent souvent dérisoires face à la puissance économique des groupes. La CGT exige des sanctions rapides, lourdes et réellement dissuasives contre les employeur·es qui entravent l’action syndicale ou discriminent des militant·es. Concrètement, aujourd’hui, réprimer un syndicaliste est souvent intégré comme un coût de gestion par les entreprises. Nous voulons que ce soit l’inverse: réprimer doit coûter plus cher que respecter le droit. En France, le droit prévoit déjà des sanctions pénales et civiles en cas de discrimination syndicale (Code du travail, délit d’entrave). Arrêter de faire porter la charge de la preuve aux victimes Actuellement, bien que la charge de la preuve soit partagée, le·la salarié·e doit d’abord apporter des éléments « laissant supposer » une discrimination. L’accès aux données salariales de ses collègues reste complexe et souvent dépendant d’une procédure judiciaire longue (Art. 145 du Code de procédure civile), des inspecteur·trices du travail, ou encore de la décision des BCO au CPH. La CGT revendique un accès facilité et obligatoire aux documents détenus par les employeur·es pour prouver les discriminations syndicales. Concrètement, un·e militant·e ne doit plus être seul face à une direction qui cache ses décisions. Redonner du pouvoir aux représentants du personnel Depuis les ordonnances de 2017, la fusion des instances dans le CSE a dilué les moyens d’intervention et réduit les élus à un rôle consultatif souvent tardif. Dans de nombreuses entreprises industrielles ou de services, les élus dénoncent un rôle de plus en plus formel, sans capacité réelle de bloquer ou de modifier des décisions stratégiques (fermetures de sites, plans de licenciement, externalisations). Les droits d’alerte existent, mais débouchent rarement sur des effets concrets contraignants. La CGT exige le renforcement des droits d’enquête, d’alerte et d’intervention des représentants du personnel. Garantir des moyens syndicaux réels L’usage des outils numériques de l’entreprise (intranet, mails) est souvent soumis à un accord restrictif ou au « bon vouloir » patronal. La CGT revendique des moyens syndicaux opposables : locaux, temps syndical dont moyens spécifiques pour mener l’activité syndicale interprofessionnelle, affichage, outils numériques. Sanctuariser le droit de grève Le droit de grève, bien que constitutionnel est largement remis en cause. Il est limité dans la fonction publique d’État ou encore dans les transports, qui fait l’objet d’un projet de loi visant même une interdiction dite « suspension » 30 jours par an ! La CGT exige la fin des réquisitions abusives et du remplacement des grévistes. Mettre les entreprises face à leurs responsabilités Aucune sanction n’empêche une entreprise condamnée pour discrimination de continuer à percevoir des aides d’État ou des exonérations. La CGT demande la publication des condamnations et l’exclusion des aides publiques pour les entreprises condamnées pour répression syndicale. Syndiquer là où la CGT n’est pas encore Près de la moitié des salarié·es (TPE, plateformes) n’ont aucune représentation syndicale directe sur leur lieu de travail. La CGT revendique un droit syndical interprofessionnel permettant d’intervenir dans les entreprises sans représentation Redonner du pouvoir à l’Inspection du travail et au médecin du travail La médecine du travail est devenue « préventive » au sens d’un simple suivi de masse, perdant son rôle d’alerte. L’inspection du travail manque de moyens pour sanctionner les entraves en temps réel. Les inspecteurs dénoncent des pressions hiérarchiques et des priorités politiques qui limitent leur capacité d’intervention, notamment dans les grandes entreprises. Les sanctions administratives restent souvent symboliques face à des groupes disposant de services juridiques puissants. La CGT revendique un renforcement des pouvoirs, de l’indépendance et des moyens humains et financiers de l’Inspection du travail. Une loi d’amnistie pour les militants syndicaux Les actions collectives (occupations, barrages, manifestations) sont de plus en plus judiciarisées sous des qualifications pénales de droit commun (entrave à la liberté du travail, dégradations). Cela entraîne l’inscription de mentions au casier judiciaire (B2) qui brisent des carrières et stigmatisent l’engagement militant. La CGT revendique une loi d’amnistie couvrant les faits commis dans le cadre de l’action syndicale, conformément aux recommandations de la CNCDH. Garantir des locaux syndicaux et les bourses du travail Les bourses du travail sont inscrites dans une tradition de service à la population ouvrière avec une mission d’utilité publique pour le syndicalisme. Le droit actuel repose sur une simple faculté pour les collectivités (« peuvent mettre »), ce qui a conduit à une multiplication des expulsions ou des suppressions de subventions pour des raisons purement politiques. Le rapport met en évidence que l’isolement des militant·es est la première étape de la répression. Sans « base arrière » (Bourses du travail), les 13 syndicalistes des TPE/PME et les isolés sont privés de tout conseil juridique et desolidarité interprofessionnelle. En entreprise, l’exigence d’un effectif de 200 salariés pour un local dédié (L. 2142-8) est une barrière obsolète. (Rapport Dole/Dorocq). La CGT revendique une obligation légale de mise à disposition gratuite de locaux syndicaux et la sanctuarisation des bourses du travail. Faire respecter les libertés syndicales par l’État Les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), bien que ratifiées par la France, sont souvent écartées par les juridictions ou ignorées par le législateur lors des réformes restrictives (ex: plafonnement des indemnités prud’homales). La France a été interpellée à plusieurs reprises par des instances internationales sur le non respect des libertés syndicales. La CGT exige l’application des recommandations de l’OIT et un rôle actif de l’État comme garant des libertés collectives. Garantir une justice
Vendredi 26 septembre à 18h30 : Manifestation pour Gaza

À Gaza, où l’Etat d’Israël mène depuis près de 24 mois sous les yeux du monde entier, une guerre génocidaire, la situation a encore empiré durant les mois d’été. La faim, la soif, le manque de médicaments et les bombardements font des ravages. Les enfants en sont les premières victimes, et toute la population est maintenant menacée de mort. Le Collectif Palestine 78 dénonce depuis des mois la guerre génocidaire menée par l’Etat israélien contre le peuple palestinien. Dans une impunité totale, avec l’appui actif des Etats-Unis et en l’absence de sanctions de l’Union européenne, l’État d’Israël viole en permanence le droit international et ne fait pas mystère de son projet de déporter ou d’éliminer la population palestinienne. C’est une honte pour l’humanité, qui va durablement marquer notre siècle. Nous appelons la population à se mobiliser en masse pour exiger : Dans les Yvelines, nous dénonçons la criminalisation des luttes et de la solidarité avec la Palestine : interventions de la police lors du Tour de France à Limay, auditions suite à une casserolade à Versailles, demande de retrait de la banderole sur la mairie de Trappes. Nous exigeons la fin de collaboration avec Israël des industries d’armement présentes sur le territoire. Toutes et tous en manifestation pour stopper le génocide des Gazaouis Vendredi 26 septembre à 18h30 à Versailles Gare de Chantiers