[ Tract ] Salaires, vie chère : ce n’est pas le 1er mai qu’il faut voler, c’est les salaires qu’il faut augmenter

Il n’y a pas eu d’augmentation du salaire minimum au-delà de l’inflation depuis treize ans Résultat : alors que la France est la seconde économie de l’Union européenne, elle ne se classe qu’au sixième rang pour le niveau de salaire minimum. Pire, plus les salaires sont bas, plus les exonérations de cotisations sociales sont élevées – ce qui tasse tous les salaires ! Attaquer le salaire brut et les cotisations sociales, c’est diminuer les droits en cas de licenciement, d’accident du travail, de maladie, de congés parentaux ou pour nos retraites. Avec le retour de l’inflation, vivre de son travail devient encore plus difficile : faire le plein de carburant, remplir le frigo, sans même parler de s’évader quelques jours en vacances Bloquer le prix du carburant L’augmentation du prix des carburants est due à la spéculation des grands groupes pétroliers : plus de la moitié de la hausse du coût du gasoil est due exclusivement à l’augmentation de leurs marges. Face à l’insuffisance des annonces du Premier ministre, des mesures concrètes s’imposent. La CGT revendique un service public de l’énergie et le blocage du prix du carburant pour mettre fin à la spéculation des grands groupes, faire baisser les prix pour les salarié·es comme pour les entreprises et réorienter l’argent public vers les services publics ! Augmenter le SMIC, tous les salaires et les pensions de retraites ! Dans nos entreprises, mieux que des primes ponctuelles, souvent non cotisées, exigeons la réouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO) pour obtenir de véritables augmentations générales de salaires, gagner l’égalité salariale et vivre dignement de notre travail. Contre la vie chère : indexer les salaires sur les prix Exigeons une loi pour indexer les salaires sur les prix : quand les prix augmentent les salaires doivent augmenter d’autant ! C’est le principe de “l’échelle mobiles des salaires”, appliqué en France jusqu’en 1983 et toujours vigueur en Belgique aujourd’hui. Face à l’inflation, c’est simplement une mesure de justice pour ne pas perdre en niveau de vie. Au lieu de répondre aux urgences, gouvernement et patronat veulent nous voler le 1er mai ! Le gouvernement et des groupes parlementaires pro-patronaux essayent de nous voler le plus férié des jours fériés : celui des salarié·es, le 1er Mai : seul jour férié inscrit dans le Code du travail comme obligatoirement chômé et rémunéré.! On connaît la ficelle , comme pour le travail du dimanche, on nous vend une prétendue liberté de choix, alors que cette loi profiterait aux grandes enseignes au détriment des petits commerces indépendants de proximité et de l’ensemble des salarié·es ! Après avoir appelé à la fraude ce 1er mai 2026, le gouvernement veut récidiver au Sénat : Rendez-vous le 16 juin devant le Sénat pour protéger ce SEUL jour de repos dans l’année commun à toutes et tous ! Pour l’augmentation générale des salaires et des pensions, pour l’indexation des salaires sur l’inflation, pour le blocage du prix des carburants et contre les licenciements : On s’organise avec la CGT , , Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger ,
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Courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail

Monsieur le ministre de l’Intérieur,Monsieur le ministre du Travail, À Carcassonne, le nouveau maire a engagé une procédure visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux. Cette décision constitue une attaque grave contre la liberté syndicale et contre nos organisations qui participent depuis des décennies à la vie démocratique et sociale de notre pays. A Carcassonne, comme ailleurs, les locaux syndicaux et les Bourses du travail, ne sont pas des locaux municipaux comme les autres. Comme partout en France, il s’agit de lieux historiques d’accueil, d’organisation et de défense des travailleurs et travailleuses. A Carcassonne, depuis près de 90 ans, les salarié·es peuvent être accueilli·es à la bourse du travail et accompagné·es notamment grâce à des permanences juridiques face aux licenciements abusifs, aux impayés, aux accidents du travail, aux discriminations et à la précarité. Dans un territoire durement touché par les inégalités sociales, cette présence estessentielle. Présenter cette expulsion comme une simple mesure administrative relève de la mauvaise foi politique. Cette décision s’inscrit dans une série d’actes assumés par le maire RN de Carcassonne : suppression de subventions à la Ligue des Droits de l’Homme et à toutes les associations qui critiquent l’extrême droite, retrait du drapeau européen sur la façade la mairie, remplacement du portait du Président de la République par celui de Marine Le Pen, suppression des publications légales dans la presse locale considérée comme trop critique…Aujourd’hui, ce sont les syndicats, qui sont directement visés parce qu’ils constituent un contre-pouvoir organisé, capable de défendre les droits sociaux et les libertés collectives. Messieurs les ministres, s’attaquer à une Bourse du travail n’est jamais anodin. Ces lieux sont issus de l’histoire du mouvement ouvrier et de la construction des solidarités populaires. Un rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales de 2013 sur les Bourses du travail et les Maisons des syndicats chiffrait leur fréquentation à plus d’un million de personnes dans le cadre des permanences juridiques et sociales. Les affaiblir ou les faire disparaître revient à porter atteinte à la capacité des salariés à se défendre collectivement et à accéder concrètement à leurs droits. Cette décision est contraire à la Convention sur la libertésyndicale et la protection du droit syndical de 1948. Ce qui se joue à Carcassonne dépasse largement le cadre local. Si une municipalité peut, pour des raisons idéologiques, expulser des organisations syndicales d’un lieu qu’elles occupent parfois depuis près d’un siècle, alors c’est un précédent extrêmement dangereux qui est créé pour l’ensemble du pays. Nous vous demandons solennellement d’intervenir afin que soit garanti le respect des libertés syndicales et des principes républicains. Nous appelons également les services de l’État et la préfecture de l’Aude à prendre leurs responsabilités face à une décision qui remet directement en cause l’exercice normal de l’activité syndicale. Il ne s’agit pas seulement de défendre un bâtiment. Il s’agit de défendre un principe fondamental : dans une démocratie, les syndicats ne doivent jamais être réduits au silence par le pouvoir politique. Convaincus de votre attachement aux principes fondamentaux de notre démocratie et de notre République, nous vous prions d’agréer, Messieurs les ministres, l’expression de nos sentiments les meilleurs. Sophie BINET,Secrétaire générale de la CGT François HOMMERIL,Président de la CFE-CGC Caroline CHEVÉ,Secrétaire générale de la FSU Marylise LÉON,Secrétaire générale de la CFDT Laurent ESCURE,Secrétaire général de l’UNSA Frédéric SOUILLOT,Secrétaire général de FO Julie FERRUA et Murielle GUILBERT,Co-déléguées de Solidaires Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger ,
🏳️🌈 Kit de communication – Mois des fiertés 2026

Agir pour l’égalité des droits : un engagement de la CGT Discriminations, violences, invisibilisation : au travail aussi, les personnes LGBTQIA+ subissent des injustices. Depuis près de 30 ans, la CGT s’organise pour faire reculer les discriminations et conquérir l’égalité des droits au travail pour les personnes LGBTQIA+. Car si des avancées législatives ont été obtenues, la réalité du monde du travail reste souvent marquée par des inégalités, des violences, du silence ou de l’invisibilisation. La CGT revendique une société et un monde du travail inclusifs, où chacune et chacun puisse vivre et travailler librement, sans crainte ni discrimination. Affiche / autocollant Version pour impression – télécharger Version pour impression avec traits de coupe – télécharger Version pour affichage numérique – télécharger Autocollant – télécharger Quiz / bulletin de contact Version pour impression – télécharger Version pour impression avec traits de coupe – télécharger Version pour affichage numérique – télécharger , Guide syndical Télécharger ,
Lettre de Sophie Binet adressée au Premier ministre
Monsieur le Premier ministre, Je tiens, par ce courrier, à vous faire part de notre plus grande inquiétude sur les conséquences économiques et sociales de la guerre au proche et au moyen orient. La première urgence est bien évidemment diplomatique pour qu’un réel cessez le feu ainsi qu’un processus de paix durable soient mis en place pour faire cesser les souƯrances des populations civiles bombardées. Il faut par ailleurs répondre sans attendre à la détérioration de la situation des salarié.e.s et des retraité.e.s en France. L’Agence Internationale de l’Energie prévoit un choc au moins aussi violent que le choc pétrolier de 1973. Alors que des millions de travailleuses et de travailleurs sont déjà contraints de choisir entre remplir leur frigo ou faire leur plein, l’augmentation des prix du gaz et du carburant risque de s’installer dans la durée et de se répercuter sur l’ensemble des biens de consommation, à commencer par les produits alimentaires. Ainsi, l’INSEE vient d’évaluer l’inflation à 2,2% depuis un an. M. le Premier ministre, les leçons doivent être tirées de la crise inflationniste de 2022 déclenchée par l’agression de l’Ukraine par la Russie. A l’époque, les seules mesures pour tenter de contenir les prix de l’énergie ont reposé sur un bouclier tarifaire, sans régulation des prix ni mesures structurelles pour sortir du marché spéculatif de l’électricité et du gaz, et sans disposition spécifique d’augmentation des salaires. Résultat : des mesures extrêmement coûteuses pour les finances publiques que les citoyen.nes et les agents de la fonction publique payent encore aujourd’hui, une explosion des profits – des pétroliers mais aussi de la grande distribution et de l’industrie agroalimentaire notamment, une inflation durable et un violent tassement des salaires et du pouvoir d’achat. Ǫuatre ans après, le pays ne s’en est toujours pas remis : les salaires réels n’ont toujours pas retrouvé leurs niveaux de 2020 et la pauvreté atteint des records. La boucle « prix/salaires » invoquée pour légitimer l’austérité salariale ne s’est absolument pas produite, au contraire, c’est la boucle « prix/profits » qui met en danger notre économie. Monsieur le premier ministre, ce n’est pas le vol du premier mai qu’il faut mettre à l’ordre du jour du Parlement mais un plan d’urgence pour protéger les travailleurs et les travailleuses et mettre à contribution les profits autour de 5 volets. 1. Bloquer les prix Il faut d’abord mettre en place un blocage immédiat des prix du carburant, à l’image de ce qui s’est fait durant la guerre du Golfe en 1990, et rétablir les prix régulés du gaz et de l’électricité. Cette mesure, neutre pour les finances publiques, permettrait de bloquer les marges des pétroliers et de la grande distribution. Après avoir dégagé 20 milliards de bénéfices nets en 2022, et 13 milliards en 2025, Total Energie a déjà réalisé près de 6 milliards de bénéfices sur le premier trimestre 2026. Une situation totalement indécente. Pas question, encore une fois, de s’en remettre au bon vouloir du groupe ou d’annoncer une mesure de taxation des bénéfices en trompe l’œil ! Il faut bloquer les marges ! 2. Augmenter les salaires Il faut ensuite des mesures très fortes pour les salaires en commençant par augmenter immédiatement de 5% le SMIC pour intégrer sans attendre l’inflation et rendre aux salarié.e.s une partie des fruits de la croissance des dernières années, puis l’augmenter progressivement pour atteindre 2200€ brut à terme. Cette revalorisation du SMIC doit être un coup d’envoi pour lancer une dynamique sur l’ensemble des salaires et mettre fin au déclassement salarial. En effet les négociations salariales sont au point mort dans les entreprises et les branches : au 1er avril 2026, soit 4 mois après la très faible augmentation automatique de 1,18% du SMIC, une branche sur trois avait encore un ou plusieurs minimas inférieurs au SMIC ! Pour éviter ce tassement salarial et garantir le paiement des qualifications, il faut rétablir l’indexation des salaires sur les prix, à l’image de ce qui existe en Belgique ou au Luxembourg pour que l’ensemble des salaires augmentent en même temps que le Smic. C’est justement cette échelle mobile des salaires, en vigueur en France jusqu’en 1983, qui nous a permis de faire face au choc pétrolier de 1973. C’est le moment de la rétablir ! Il serait également temps que les sanctions annoncées par la première ministre en 2023 pour les branches ayant des minima inférieurs au Smic soient mises en place et qu’elles soient réellement dissuasives. En eƯet, la CGT demande la réouverture immédiate de négociations de salaire dans l’ensemble des branches et des entreprises. Cependant, en l’absence de mesure contraignante, les employeurs refusent toute augmentation ou se limitent à des primes ponctuelles et non cotisées, accentuant ainsi le déficit de notre sécurité sociale. L’État employeur doit être exemplaire : le point d’indice des 5 millions de fonctionnaires doit être augmenté immédiatement alors qu’ils et elles ont perdu près de 12,5% de pouvoir d’achat par rapport au SMIC depuis 2020 malgré les faibles revalorisations intervenues entre 2022 et 2024. Des mesures spécifiques doivent être prises pour les salarié.e.s à temps partiel, à 80% des femmes, dont le salaire mensuel moyen est en moyenne à peine de 1000€. La majoration de leurs heures complémentaires doit être alignée sur celles des heures supplémentaires et une prime de précarité de 10% doit être mise en place, à l’image de cette qui existe pour les CDD. De même, alors que leur revenu salarial moyen s’élève à peine à 600€, la convention collective des aides à domicile doit être agréée immédiatement pour permettre à l’accord augmentant leurs salaires d’entrer en vigueur. Enfin, il est temps de mettre fin aux exonérations de cotisations sociales dont le coût ne cesse d’augmenter alors même que leur effet sur l’emploi est nul, transforme l’augmentation du SMIC en dispositif coûteux pour les finances publiques et engendre des phénomènes de trappes à bas salaires. 3. Revaloriser les pensions et les minimas sociaux Les prestations sociales et les minima sociaux n’ont été qu’insuƯisamment revalorisées au 1er avril (0,8%), en deçà des prévisions d’inflation
Les 88 propositions de la CGT pour des JOP Alpes 2030 exemplaires
La CGT mobilisée pour des JOP exemplaires sur le plan social et environnemental Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 ne peuvent pas être une simple vitrine internationale, ni un événement éphémère, déconnecté des réalités sociales et environnementales. Ils doivent être, au contraire, une opportunité historique de progrès pour les travailleurs et travailleuses, pour les territoires de montagne et pour l’ensemble de la société. C’est dans cet esprit que s’inscrit la CGT avec cette feuille de route revendicative. Derrière l’ambition sportive et médiatique, des milliers de salarié·es, de saisonnier·ères, d’agent·es publics et de travailleur·euses des entreprises sous-traitantes, de bénévoles auront à cœur de réussir les Jeux, par leur travail et leur engagement. La présence de la CGT au sein du comité de la charte dans le cadre de la préparation de ces JOP correspond à la volonté de répondre aux besoins des travailleur·euses, des populations et des territoires, tout en préservant l’environnement. C’est le sens des objectifs et des engagements concrets contenus au sein de la charte sociale et environnementale signée le 26 novembre dernier. La CGT sera vigilante avec ses organisations, pour empêcher les dérogations en tous genres. Nous agirons avec fermeté pour faire respecter le code du travail et les accords conventionnels, garantir de bonnes conditions de travail, de santé, d’emploi aux travailleur·euses qui vont intervenir dans les différents secteurs dans le cadre de la tenue des JOP. Nous exigerons des dispositifs pour se prémunir du travail illégal, avec une attention particulière sur le travail des détaché·es, des saisonnier·ères, des intérimaires, des jeunes. L’accès au logement, au transport, à la santé, à l’énergie et à l’ensemble des services publics doit être garanti pour les travailleur.euses, avant, pendant et après les JOP. Les marchés et les filières économiques doivent d’abord servir l’emploi et le territoire. Cela suppose un accès réel des TPE-PME locales aux marchés, des clauses sociales réellement contrôlées, une transparence totale et le refus de toute opacité ou dérive vers le gré à gré. Forts de l’héritage des JOP 2024, la CGT affirme la nécessité d’un contrôle public renforcé, il convient de veiller à la stricte application des engagements de responsabilité sociétale et environnementale, et favorisant une participation pleine et entière des acteur·trices sociaux·ales à toutes les étapes. Les Jeux doivent laisser un héritage durable, utile aux populations locales. Cela implique de répondre concrètement aux besoins en logements accessibles, en transports publics, en services de santé, en éducation et en infrastructures sportives. Non seulement ils ne doivent pas profiter à quelques-un·es, mais bénéficier à toutes et tous en favorisant la pratique du sport pour toutes et tous. Pour la CGT, les JOP 2030 doivent être une opportunité pour réaliser ou accélérer des infrastructures dans de multiples domaines dans ces régions de montagne, pour repenser le modèle économique du tourisme de la montagne : passer d’un tourisme centré sur le “tout- ski” à un tourisme des quatre saisons, développer des activités diversifiées, respectueuses de l’environnement et améliorer la qualité de vie et la stabilité des emplois, de l’industrie, des services publics dans les territoires de montagne. A l’exemple des JO d’Albertville en 1992, des JOP de Paris, la réussite des jeux et leur exemplarité exigent une véritable démarche de concertation territoriale. Les choix structurants pour le territoire ne peuvent pas se décider sans le monde du travail, ni les organisations syndicales. 1. Garantir de bonnes conditions de travail : A – Respect des droits des travailleur·ses 1. Respecter strictement les durées de temps de travail, le repos hebdomadaire et dominical, les salaires minimaux conventionnels, les conditions d’emploi et d’encadrement du recours aux heures supplémentaires ; 2. Assurer la vérification systématique des diplômes, qualifications et formations pour les postes à risque ; 3. Prendre en compte la précarité et garantir une indemnité de fin de contrat en cas de rupture ou de fin de contrat ; 4. Lutter contre toute forme de discrimination dans l’accès à l’emploi et dans l’emploi ; 5. Garantir l’égalité salariale, prévenir les violences sexistes et sexuelles et mettre en place des dispositifs d’information, de prévention et de protection ; 6. Garantir aux travailleur·ses des entreprises sous-traitantes, a minima, les mêmes niveaux de rémunération et le respect des mêmes conditions de travail que les travailleur·ses de l’entreprise utilisatrice ; 7. Respecter les classifications conventionnelles au regard des emplois occupés. B – Santé, sécurité et conditions de travail 8. Prévenir et compenser l’ensemble des risques professionnels auxquels sont exposés les travailleur·euses, lié·es à des contraintes physiques marquées, un environnement physique agressif ou à certains rythmes de travail, dans l’ensemble des professions concernées. 9. Planifier les chantiers et mettre en place des comités d’hygiène, santé et sécurité de site, pour garantir la santé et la sécurité sur les chantiers. 10. Créer une commission de l’Observatoire départemental d’analyse et d’appui au dialogue social et à la négociation collective (l’ODDS), sous la responsabilité de l’Etat sur les sites d’accueil pour les métiers spécifiques. 11. Fixer des règles précises sur le niveau de la sous-traitance afin d’éviter le travail dissimulé, et responsabiliser le maitre d’œuvre en matière de santé et sécurité au travail. 12. Installer des permanences syndicales, Carsat, inspection du travail et médecine du travail sur chaque site.13. Garantir des conditions de transport, d’hébergement et de repas dignes et prévus dès la préparation des Jeux, (sanitaires, points d’eau, cuisine, salle de repos). 14. Garantir des dispositions d’aide à la garde d’enfants pour les personnels mobilisés sur des horaires atypiques. 15. Programmer pour tous les travailleur.euse.s des JOP, les formations réglementaires à la sécurité et à la santé au travail, ainsi que la désignation d’un·e référent·e santé et sécurité au travail. 16. Mettre en place la visite médicale obligatoire pour toute embauche avec un suivi particulièrement pour les métiers pénibles et à risques. C – Veiller au respect et la mise en œuvre des engagements contenus dans la charte sociale et environnementale Les entreprises, services publics et associations doivent connaître, appliquer et respecter la charte sociale, économique et environnementale, signée par l’ensemble des organisations syndicales et patronales (lien de la charte) durant toute la durée de
[Livret] Changement climatique et travail : des leviers pour agir
Il n’y a pas de fatalité naturelle Ce n’est pas la Terre qui « se dérègle toute seule », mais bien le système capitaliste qui organise la surexploitation des ressources, des travailleur·ses et du vivant au profit d’une minorité. Dès qu’on regarde les choses d’un peu plus près, la crise environnementale apparaît pour ce qu’elle est : une question sociale, une question de classe, une question de lutte contre l’exploitation capitaliste et ses attaques vis-à-vis des droits et de l’emploi, au contraire de la satisfaction des besoins de la population. Une crise globale On parle souvent de « crise climatique », mais en réalité c’est tout une trame qui se défait : le climat se réchauffe, les écosystèmes se dégradent, la pollution due à l’activité humaine (chimique, particules fines, composés organiques volatils, métaux lourds, biologique et allergènes, pollution radioactive) imprègne l’air, l’eau, les sols, les lieux de travail et les corps. Ces dimensions ne sont pas séparées les unes des autres, elles ont des racines communes : la dépendance aux énergies fossiles, la course à la rentabilité, l’extraction toujours plus rapide de matières premières naturelles brutes et leurs transformations, l’appropriation des ressources en eau, la production croissante de déchets ; la mise en concurrence des pays, des territoires et des salarié·es ; la recherche obstinée des droits sociaux et environnementaux les plus faibles. La même logique qui ferme un site industriel au nom de la rentabilité financière rase une forêt, artificialise des terres agricoles ou laisse se multiplier les substances toxiques. La responsabilité inverse La responsabilité est sans cesse renvoyée aux individus, sommés de « faire des efforts » : prendre des douches plus courtes, trier leurs déchets, « consommer responsable ». Mais si ces gestes comptent, ils ne doivent pas masquer l’essentiel : les responsabilités sont massivement inégales. Le capital, sous la forme entre autres de grandes firmes et de grandes fortunes, pèse une part disproportionnée des émissions et des pollutions, tout en distribuant des dividendes records, du fait de l’exploitation des travailleur·ses et de leur habitat : « la terre ». Les gouvernements, eux, continuent trop souvent à accompagner ce mouvement : refus d’encadrer par des lois contraignantes, dérégulation, privatisations, « simplification », accords de libre-échange, baisses d’impôts pour les plus grosses entreprises, flexibilisation du travail, recul des services publics. Les coûts réels – sur la santé, les territoires, la qualité de vie – sont reportés sur les travailleur·ses, les habitant·es, les générations futures. À l’inverse, les classes populaires sont à la fois les moins responsables et les plus exposées. Elles vivent davantage dans des logements mal isolés, près des axes routiers et des sites industriels, dans des quartiers, dans des villes, dans des territoires où l’accès aux transports collectifs, aux espaces verts, aux services publics est plus difficile. Elles subissent les vagues de chaleur sur les chantiers, dans les ateliers, les entrepôts, les cuisines, les services de soin ; elles subissent les horaires décalés, les temps de trajet toujours plus longs. Les conséquences de la destruction de cette planète qui nous héberge ne sont pas « les mêmes pour tout le monde » : elles aggravent les inégalités existantes, elles frappent plus fort là où les protections sociales, syndicales et territoriales sont déjà fragilisées. Une adaptation injuste ou une transition juste C’est dans ce paysage que s’imposent deux enjeux indissociables : atténuer le dérèglement climatique – en réduisant radicalement les émissions et les pollutions – et s’y adapter pour protéger la santé, les conditions de vie et de travail. Atténuation et adaptation de quoi, et pour qui ? Là encore, deux voies se dessinent. La première, déjà à l’œuvre, consiste à demander aux plus modestes de se « débrouiller » : travailler malgré la chaleur, payer plus cher l’énergie ou l’eau, accepter des restrictions pendant que d’autres continuent de surconsommer ; accepter des fermetures de sites au nom du climat pendant que les multinationales maintiennent leurs profits et délocalisent leurs émissions ; laisser les territoires les plus vulnérables encaisser les chocs en silence, comme si polluer en Asie n’avait pas de répercussion sur le reste de la planète. La seconde voie, celle que nous voulons ouvrir, considère l’atténuation et l’adaptation comme des droits et un terrain de luttes sociales : droit à des logements dignes et correctement isolés, droit à des conditions de travail compatibles avec la santé, droit à des services publics robustes (eau, énergie, santé, transport, éducation), droit à une reconversion des productions polluantes sans pertes d’emplois ni de salaires, droit à des territoires vivables, aménagés en pensant d’abord aux besoins sociaux et au respect du vivant. Au cœur de nos luttes Pour la CGT, l’environnement n’est pas un sujet « annexe » qu’on ajouterait à la fin des revendications, c’est un fil qui traverse toutes nos batailles : l’emploi, les salaires, la formation, le contenu du travail, la santé, le logement, l’organisation des transports, l’avenir industriel des territoires. Refuser que la transition se fasse contre les travailleur·ses, refuser que l’atténuation et l’adaptation se traduisent par plus de précarité, plus de pénibilité et plus d’injustice, c’est au cœur de notre mandat syndical. À l’heure où un dollar est investi pour protéger la nature contre trente pour la détruire, alors que le GIEC et l’IPBES alertent depuis des décennies, sur la base d’un consensus scientifique incontestable, sur la nécessité de transformer nos modes de production et de consommation, l’action ne peut plus être différée. D’autant que le coût d’une transition juste, fondée sur l’atténuation et l’adaptation, est sans commune mesure avec celui de l’inaction. Comprendre, agir, lutter Ce livret part donc d’une conviction simple : comprendre la crise environnementale comme une crise sociale et de classe est une condition pour mieux s’y confronter et ne pas la subir. Il ne s’agit pas seulement de « limiter les dégâts », mais de reprendre la main sur ce qui est produit, comment, pour quels besoins, avec quels effets sur notre santé, sur la nature, sur les générations à venir. Adapter nos sociétés au réchauffement, oui – mais en transformant profondément l’appareil productif, avec pour objectif ultime la socialisation de l’outil, en renforçant les droits des travailleur·ses,
Cahier revendicatif pour l’égalité réelle et la justice sociale dans les pays ultramarins
Les travailleuses et travailleurs des pays ultramarins subissent des inégalités structurelles profondes : bas salaires, coût de la vie exorbitant, logements indignes, réseaux publics défaillants, domination de grands groupes, accès difficile aux soins, transports insuffisants. Les dispositifs politiques successifs n’ont jamais été évalués, laissant les populations dans une crise permanente, aggravée par les catastrophes climatiques. L’action publique doit se déployer sur deux fronts indissociables : d’une part, améliorer les normes, les prescriptions et les cadres juridiques ; d’autre part, exercer un pouvoir de contrôle effectif, car nombre de dispositifs existants demeurent inappliqués ou contournés, créant un écart inacceptable entre le droit et la réalité vécue par les travailleurs et travailleuses. L’ensemble des confédérations réunies dans cette démarche contre la vie chère affirment la nécessité d’un cahier revendicatif national commun, non pas fondé sur des listes de revendications territoriales fragmentées, mais structuré autour de 6 axes transversaux, applicables à tous les DROM-COM : Salaires, pensions et minima sociaux ; Logement, habitat digne et infrastructures publiques ; Transports et mobilité ; Prix, énergie, alimentation et pouvoir d’achat ; Santé, accès aux soins et services publics sanitaires ; Multinationales et grands groupes. Le document en téléchargement constitue le socle syndical commun pour une action coordonnée à destination des pouvoirs publics dans l’ensemble des territoires. Si certaines problématiques évoquées ne sont pas spécifiques aux territoires ultramarins, ce qui les caractérise est l’ampleur et l’accumulation des phénomènes dénoncés, révélatrices d’une continuité des rapports coloniaux de domination économique, sociale et territoriale qui exige une rupture politique. Montreuil, le 29 avril 2026 Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger
La place des enfants n’est pas au travail
Le 17 avril dernier, un élève de lycée professionnel âgé de 15 ans est décédé, percuté par un engin de chantier alors qu’il effectuait un stage en entreprise à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard. Nous nous saisissons du 28 avril 2026, journée mondiale sur la santé et la sécurité au travail, pour alerter sur la situation des mineur·es qui sont exposé·es aux multiples dangers de l’entreprise et proposer des mesures de protection. En 2025, le bilan est accablant : 5 mineurs ont trouvé la mort alors qu’ils étaient en immersion en entreprise. Un collégien en classe de troisième, décédé en 2022, est le plus jeune des morts au travail. Le travail tue, et les jeunes en sont les victimes. C’est la preuve que l’entreprise n’est pas un lieu de formation adapté aux plus jeunes, elle peut les mettre en danger, encore plus que pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs. D’après l’INRS, les 15-24 ans connaissent en moyenne 2,5 fois plus d’accidents de travail que l’ensemble des salarié·es. D’après les statistiques de l’assurance maladie, 32 travailleurs et travailleuses de moins de 25 ans cotisant au régime général sont décédé·es sur leur lieu de travail en 2023. Ce chiffre s’élève à 38 si l’on inclut les cotisant·es à la Mutualité Sociale Agricole. Devant ce constat accablant, des organisations ont multiplié les alertes. La réponse apportée par le ministre du travail n’est pas à la hauteur du problème. Si Jean-Pierre Farandou reconnaît que « chaque mort est inadmissible », il continue d’affirmer que « c’est une bonne chose que les jeunes aillent dans les entreprises » et se contente de mesures de prévention d’une légèreté désinvolte, limitées au port de casques d’une couleur différente pour distinguer les jeunes. La question des jeunes qui meurent au travail demande une réponse sérieuse. En effet, les décès de mineur·es au travail en 2025 sont la conséquence d’orientations politiques qui ont assoupli les contrôles et les mesures de protection, qui ont promu un rapprochement toujours plus grand entre l’école et l’entreprise. En 2015, le décret Rebsamen a assoupli la procédure permettant d’affecter un·e jeune sur des postes interdits aux mineur·es, remplaçant l’obligation d’une visite de l’inspection du travail par une simple déclaration. En 2018, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a allégé les règles de durée de travail des apprenti·es tout en abrogeant l’inspection de l’apprentissage. Le plan « santé scolaire » lancé en 2025 acte une nouvelle dérogation, ne prévoyant qu’une visite médicale par cycle, contrevenant au Code du travail qui impose le renouvellement annuel des avis médicaux d’habilitation. Depuis l’introduction des stages à la fin des années 1970, les temps de présence des jeunes en entreprise ont été augmentés sous prétexte d’améliorer l’orientation et l’insertion professionnelle, imposant ainsi le dogme de l’entreprise formatrice. Ces dernières années marquent une accélération : stage d’observation pour les élèves de seconde générale et technologique, aides financières massives pour accompagner le développement à marche forcée de l’apprentissage, mise en place du parcours différencié en Terminale bac pro. La détérioration des conditions de travail, son intensification permanente ainsi que le manque de formation et d’accompagnement des tuteurs et tutrices en entreprises rendent le modèle de l’entreprise apprenante inopérante notamment pour les plus jeunes. Les retours de terrain et les études d’universitaires le démontrent : l’entreprise n’est pas un lieu émancipateur et sécurisé. Trop souvent, rien n’est mis en place pour assurer leur formation, leur accompagnement ni l’encadrement nécessaire. Les apprenti·es et les stagiaires sont surexposé·es aux produits CMR (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques). Les activités confiées, comme le nettoyage de zones empoussiérées en menuiserie, les colorations en coiffure ou le dégraissage de pièces en mécanique, sont très souvent à risques.Ce renforcement de la place de l’entreprise dans la formation est d’autant plus problématique que, pour l’accès aux stages, les jeunes subissent les mêmes discriminations que pour l’accès au travail : milieu social, origine, lieu d’habitation, genre… Les jeunes en situation de handicap subissent souvent une double discrimination. Sur les lieux d’accueil, les jeunes se confrontent aussi aux discriminations, aux violences et aux inégalités dans les tâches qui leurs sont confiées. En lien de subordination, les jeunes sont aussi tout particulièrement vulnérables aux violences sexuelles et sexistes au travail. Ces mineur·es sont propulsé·es dans l’entreprise – un monde d’adultes et hiérarchique – et souvent n’osent pas parler par crainte de perdre leur stage ou apprentissage et de compromettre l’obtention du diplôme préparé. L’entreprise participe également à la reproduction des stéréotypes de genre par le développement de cultures d’entreprises qui maintiennent une vision ségréguée des métiers. Si le ministre du travail entend, comme il le prétend, faire une priorité personnelle de la prévention des risques qui menacent les jeunes au travail, il doit prendre des mesures d’urgence, en collaboration étroite avec les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et de la Mer. Dans l’immédiat, nous exigeons la suppression du stage d’observation pour les élèves de troisième et de seconde générale et technologique, qui creusent les inégalités socio-économiques que subissent les élèves, sont trop peu préparés et s’opposent, en l’état, aux principes d’émancipation qui doivent guider les politiques éducatives. Par ailleurs, nous demandons le rétablissement de l’autorisation préalable par l’inspection du travail pour l’emploi de mineur·es à des travaux dangereux, supprimée en 2015. Les procédures de l’inspection du travail de retrait des apprenti·es et des stagiaires et d’opposition à l’engagement d’apprenti·es en cas de situation dangereuse constatée doivent être élargies et simplifiées. Il faut enfin garantir le droit de retrait pour les jeunes. L’État doit réellement exercer un rôle de contrôle de la qualité des formations dispensées par les organismes de formation notamment lorsque celles-ci forment des jeunes mineur·es par des actions de formation en entreprise. Les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et de la Mer doivent développer la prévention, notamment, avant toute présence en entreprise, avec la délivrance d’une formation systématique aux premiers secours, ainsi que d’enseignements sur le droit du travail, sur les risques professionnels, sur la prévention des violences sexuelles et sexistes au travail.
On est la CGT ! 130 ans après
On est la CGT ! Suivez les batailles de Séverine et de ses camarades pour sauver Vencorex, d’Ouria pour protéger les travailleur·euse·s et l’environnement des polluants éternels à Téfal, de Pierre contre la discrimination syndicale au sein de son entreprise, d’Anita pour sauver l’hôpital et faire avancer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, ou encore d’Hervé, conducteur de train et défenseur du service public tant en manifestations que sur les réseaux sociaux… Chacun·e se livre sur les origines et le sens de l’engagement dont il·elle fait preuve au quotidien, s’inscrivant dans la poursuite des idéaux de solidarité et de transformation sociale pour lesquels la CGT se bat depuis plus d’un siècle. Des luttes actuelles, mais liées aux batailles que mène la CGT depuis plus d’un siècle… Le film sera diffusé le 3 mai à 23h00 sur France 5 et sur france.tv
Les dessous de la fiche de paie

« Les dessous de la fiche de paie », un site dédié qui détaille tous les éléments qui composent une fiche de paie C’est une réalité, les 22 millions de salarié·es qui reçoivent ce document le comprennent parfois mal. Selon une étude Viavoice, seulement la moitié des sondé·es comprennent que leurs cotisations ne financent pas directement leur future pension de retraite, mais celle des retraité·es actuel·les, et beaucoup se perdent vite entre le net, le brut et le net après impôt. La CGT a donc créé « Les dessous de la fiche de paie », un site dédié qui détaille tous les éléments qui composent une fiche de paie et explique comment le capital tente de détruire le système vertueux créé en 1945, à savoir notre Sécurité sociale qui finance la protection sociale. Payer des cotisations, c’est financer la protection sociale Les cotisations sociales, c’est une façon de mutualiser les risques pour ne pas être seul·e en cas de coup dur. Afficher ces lignes sur le bulletin de salaire, c’est permettre aux salarié·es de connaître leurs droits. Nos cotisations financent les droits mis en place pour faire face aux aléas de la vie et du travail : problèmes de santé, parentalité, accidents, licenciements, retraite… C’est la garantie d’un système solide et solidaire, indépendant des banques, des assurances et des marchés financiers. Par ailleurs, une petite partie est aussi mise en commun à partir de ce que nous gagnons : c’est l’impôt sur le revenu qui finance les services publics. 80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations « Je cotise selon mes moyens et reçois selon mes besoins ! » Sauf que notre beau système est attaqué de toutes parts depuis sa création – et ça commence dès la fiche de paie. Distinguer les cotisations dites salariales des cotisations dites patronales pour introduire l’idée que les patrons payent trop de charges, ne pas afficher le superbrut ( salaire brut + les cotisations dites « patronales ») pour invisibiliser la vraie valeur de notre travail, faire des cadeaux aux entreprises avec toujours plus d’exonérations de cotisations sociales, augmenter la part de l’impôt et réduire la part de la cotisation sociale dans le financement de la Sécu… toutes ces mesures fragilisent notre beau système solidaire. À travers les attaques contre les cotisations sociales, c’est au salaire qu’on s’attaque : le brut aujourd’hui, le net demain. Depuis leur création en 1993, le montant des exonérations de cotisations a été multiplié par quatre et représente un manque à gagner de 80 milliards d’euros pour notre protection sociale. Les exonérations de cotisations sont pourtant inefficaces sur l’emploi et bloquent les évolutions de carrière en créant des trappes à bas salaires, car plus les salaires sont bas, plus les employeur·ses sont éxonéré·es. De l’argent en moins pour la protection sociale Pour mieux attaquer la Sécu, on nous alarme en confondant les trois différents budgets : ceux de l’État (PLF) et des collectivités territoriales, et le budget de la Sécu. Le budget solide et solidaire de la Sécurité sociale (PLFSS) est le moins endetté et pourtant le plus attaqué. Au lieu d’élargir l’assiette des cotisations, c’est-à-dire soumettre à cotisations les revenus liés au travail comme l’intéressement, la participation, ou les dividendes, le financement de la Sécurité sociale passe des cotisations à l’impôt (CSG, CRDS et TVA), faisant payer aux salarié·es les cadeaux aux entreprises. Dans les années 1980, les cotisations finançaient 80 % de la protection sociale – c’est à peine la moitié aujourd’hui. Mais, surtout, en finançant par l’impôt la Sécurité sociale, on fait glisser le débat sur la répartition entre salaire et profit, vers celui entre ménages aisés et moins aisés, entre anciennes et nouvelles générations, entre travailleur·ses en activité et privé·es d’emploi, en épargnant toujours plus de capital. Augmenter les salaires maintenant ! Pour un partage de la richesse plus favorable pour les travailleur·ses qui la produisent, et que chacun·e puisse vivre de son travail, la CGT revendique : le Smic à 2000 euros brut ; l’indexation des salaires sur l’inflation ; la sortie des exonérations de cotisations ; l’augmentation générale des salaires. Comprendre sa fiche de paie, dont chaque ligne indique nos droits, c’est déjà être outillé·es pour veiller sur nos acquis et s’armer pour conquérir de nouveaux droits. Le salaire socialisé est la meilleure sécurité, avec des cotisations pour augmenter les protections et les pensions. La cotisation sociale, c’est aussi la carte Vitale quand d’autres préfèrent la carte bancaire pour faire leurs affaires. 🔗 Visiter le site dédié « Les dessous de la fiche de paie » , → Accéder au guide « salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise » ,
L’inspection du travail doit être renforcée
Une véritable hémorragie Au prétexte de l’austérité, le nombre de postes dans l’Inspection du travail a fondu comme neige au soleil. Entre 2010 et 2025 : – 13 % d’agent·es de contrôle ; – 37 % d’agent·es d’assistance ; – 29 % d’agent·es de renseignement. Au total presque un quart des postes dans l’Inspection du travail ont été méthodiquement supprimés ces quinze dernières années, et le taux de postes vacants dépasse 20 % dans plus d’un tiers des départements français. Un rapport d’expertise sur l’exposition des risques psychosociaux des agents du ministère du travail conclu « qu’il est impératif non seulement de mettre un terme aux suppressions de postes engagées dans les services déconcentrés du ministère du Travail et de l’Emploi, mais également de donner la possibilité aux directions de recruter à hauteur des besoins identifiés ». Cette expertise a été votée par le CHSCT du ministère en septembre 2022 et les conclusions qui ont été révélées par la presse n’ont pas toujours pas été remise aux élus, preuve du malaise de l’administration sur ce sujet. Un danger pour les salarié·es En sous-effectif structurel, les inspecteur·ices du travail ne peuvent exercer leur mission de contrôle dans de bonnes conditions. Et quand elles et ils y arrivent, trop de leurs procès-verbaux sont classés sans suite par les procureur·es de la République, soit par manque de moyen, soit par décision politique. De toute façon, les sanctions sont peu dissuasives… Cette situation, cumulée à la limitation drastique de l’intervention des représentant·es du personnel depuis les ordonnances Macron et la suppression des CHSCT, crée un cocktail explosif : 1 297 morts au travail en 2024 – près de 3 par jour d’après le bilan de la Sécurité sociale (qui ne prend pas en compte les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es). Ce chiffre est l’un des plus élevés d’Europe ; 22 victimes de moins de 25 ans, ce qui remet en cause le discours faisant de l’entreprise un lieu d’apprentissage ; les morts faisant suite à une maladie professionnelle augmentent aussi, et restent sous-déclarées ou considérées comme non liées à l’activité professionnelle (en particulier les cancers) ; des milliers d’accidents graves occasionnent des séquelles durables, et entraînent trop souvent un licenciement pour inaptitude. Renverser la balance, enfin Après avoir organisé la pénurie d’inspecteur·ices du travail, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail. En cette année d’élections professionnelles dans la fonction publique, la CGT porte plus que jamais sa revendication du doublement du nombre d’inspecteur·ices du travail, avec de plus larges prérogatives coercitatives (arrêt de chantiers et travaux dangereux). L’austérité est un danger pour tou·te la population, et en particulier pour tou·tes les travailleur·ses !
La bataille de la CGT pour défendre le 1er mai
Aujourd’hui le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré D’après le code du travail (une convention collective ou le contrat de travail ne peut pas y déroger). La loi ne prévoit une dérogation que pour les « établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail ». C’est à la tentative d’élargissement de cette dérogation, et donc à la banalisation du travail le 1er mai, que les macronistes, la droite et l’extrême droite s’attèlent depuis des mois, en réponse à un lobbying patronal intensif. Il nous faut poursuivre le combat pour défendre le 1er mai pour l’ensemble du monde du travail et empêcher cet élargissement des dérogations. Alors qu’on a entendu tout et son contraire sur la question, avec une confusion savamment entretenue par les pourfendeurs du 1er mai, un retour sur le parcours de la proposition de loi puis du récent projet de loi permet de bien cerner les intentions du gouvernement et de mesurer le travail syndical qui a été mené contre cette attaque. Et construire la suite pour empêcher ce recul et défendre NOTRE 1er mai ! Grâce aux alertes syndicales (ici et ici), nos batailles CGT, la remise en cause du 1er mai est passée de 2 millions de salarié·es concernés·es à 200 000. C’est toujours trop ! Le cadre juridique actuel Le 1er mai constitue une singularité dans le droit du travail français. La loi se limite à lister les autres jours fériés et à prévoir que si un jour férié est chômé il est rémunéré. Mais il revient aux conventions collectives, ou à défaut à l’employeur, de définir quels jours fériés seront effectivement chômés. Seul le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé et payé, d’après la loi. Distinction entre commerce et artisans indépendants et salarié·es Le droit actuel autorise déjà les artisans et travailleur·ses indépendant·es à exercer leur activité le 1er mai, à la condition de ne pas faire travailler les salarié·es, sans concurrence par les grands groupes. Non seulement ces petits commerces indépendants de proximité n’ont pas besoin de ce projet de loi, mais il va se retourner contre eux ! Plus l’entreprise aura de salarié·es à faire travailler, plus elle sera avantagée. Un calendrier parlementaire qui montre leur entêtement Une proposition de loi a été déposée au Sénat dès avril 2025, en proposant une dérogation extrêmement large (les magasins d’ameublement comme Ikea étant notamment concernés !) que nos interpellations intersyndicales ont pu heureusement réduire. Ont été alors visés 4 nouveaux secteurs, sous réserve de leur « volontariat » (la vente de produit alimentaires destinés à la consommation immédiate, la vente de produits alimentaires au détail, les fleuristes et les établissements culturels). Présentée le 22 janvier 2026 à l’Assemblée nationale, la proposition de loi n’a pas pu y être votée. Signe d’un acharnement, elle a été à nouveau présentée le 10 avril 2026. La mobilisation a été construite par la CGT avec tracts, courriers intersyndicaux, appel à des conférences de presses, plateforme pour interpeler son/sa député·e et mobilisations le jour J devant les permanences et devant l’Assemblée nationale. En guise de contre-offensive, Gabriel Attal a lancé avec une pétition en ligne, complètement opaque. Pour éviter les débats et le vote, les macronistes aidés par l’extrême droite ont manœuvré en faisant voter contre leur propre texte une motion de rejet, pour contourner l’Assemblée et renvoyer directement le texte en Commission Mixte Paritaire. Une pétition a été lancée à l’initiative de la CGT « Non au passage en force sur le 1er mai » (https://www.change.org/p/non-au-passage-en-force-sur-le-1er-mai ) signée aujourd’hui par plus de 100.000 personnes. Interpellation intersyndicale du 1er Ministre pour empêcher que la CMP se réunisse. Après que le Ministre du travail s’est engagé auprès des organisations syndicales à ce que la loi ne soit pas modifiée, le Premier ministre a foulé au pied cet engagement quelques jours après en déposant un nouveau projet de loi sur le travail des salarié·es dans les boulangeries – pâtisseries et fleuristes. Ce projet de loi sera présenté en conseil des ministres le mercredi 29 avril puis surement d’abord au Sénat et ensuite à l’Assemblée à des dates que nous ne connaissons pas encore. Un projet de loi qui demeure inacceptable Une brèche ouverte pour l’ensemble du monde du travail Actuellement seuls les secteurs de la boulangerie-pâtisserie et fleuristes sont visés dans le projet de loi, mais on sait qu’une fois qu’un principe saute, la dérogation s’étend progressivement. Si l’objectif est d’en faire une « opportunité commerciale pour les entreprises » qui pourraient faire travailler des salariés, d’autres secteurs voudront assurément s’en emparer. Ce projet de loi ouvre une brèche dans l’exceptionnalité du 1er mai. L’absence d’incertitude ou d’insécurité juridique Pour motiver leur attaque du 1er mai, les organisations patronales et leurs porte-paroles au gouvernement prétendent que la loi actuelle serait floue en ce qu’elle ne définirait pas les « établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » le 1er mai. Les activités actuellement concernées sont en réalité connues : hôpitaux, usine à feu continu, fournisseurs d’énergie, hôtellerie, quelques transports… D’ailleurs, les 5 boulangeries dont la verbalisation est à l’origine de toute cette séquence ont finalement été relaxées dès lors que les juges ont relevé que ces boulangeries assuraient une activité de livraison auprès des EPHAD. Ici, on voit bien la différence entre une telle activité et celle consistant à la vente de pain aux particuliers qui, elle, peut s’interrompre ce seul jour de l’année. Deux secteurs professionnels particulièrement extensibles Boulangeries-pâtisseries : 180 000 salariés Du fait de la définition du secteur par la Convention Collective Nationale des boulangeries pâtisseries, des entreprises à établissements multiples risqueront d’être concernées comme les grosses boulangeries Eric Kayser, ou Bo&mie. Fleuristes : près de 20 000 salarié·esMême si le projet de loi ne parle que des fleuristes artisanaux, il existe un risque d’extension du fait que leur Convention Collective Nationale couvre également les grandes jardineries (Jardiland). Plusieurs groupes
Pour les travailleurs·euses étrangers, renouveller un titre de séjour est devenu très dificile

Nous demandons aux salariés concernés Si vous devez renouveler votre titre de séjour prochainement (1 an, pluriannuel ou carte de résident 10 ans) contactez le syndicat informez-nous de votre situation Pourquoi agir ensemble ? Nous voulons agir collectivement pour : obtenir les titres de séjour dans les délais avoir des réponses plus rapides des préfectures garder le droit de travailler pendant l’attente garder les droits à la sécurité sociale obtenir une attestation pour continuer à travailler faire intervenir l’employeur auprès des pouvoirs publics défendre tous les salariés concernés Ensemble nous sommes plus forts Nous devons : regrouper les situations nous aider entre travailleurs agir avec le syndicat défendre nos droits tous ensemble ➡️ Télécharger le tract en français et en anglais
Se former pour mieux agir : la formation syndicale, un droit et une force
Se former n’est pas une option : c’est une force. Utilisez votre droit… La formation syndicale, à quoi ça sert ? Le monde du travail est de plus en plus complexe, nombre de salarié·es ne connaissent pas leurs droits… et les employeurs le savent et en profitent. Se former avec la CGT permet d’aborder le monde du travail sous un autre angle pour mieux l’appréhender – et mieux se défendre. Être bien formé·e nous permet d’être citoyen·ne à part entière dans l’entreprise, en prenant un mandat, des responsabilités syndicales… Ou simplement en participant activement à la vie du syndicat – plus les syndiqué·es sont formé·es, plus le syndicat est fort ! Je me suis syndiqué·e, mais je n’y connais pas grand-chose et j’ai peur d’être perdu·e… La CGT propose des formations pour tous les niveaux, des nouveaux et nouvelles syndiqué·es aux dirigeant·es d’organisations en passant par les élu·es et mandaté·es. L’offre est suffisamment vaste pour répondre aux besoins de chaque profil, tout au long de son parcours syndical, afin que chaque syndiqué·e puisse être acteur·ice toute sa vie. Je n’ai jamais vraiment aimé l’école… La formation CGT n’a rien d’un cours magistral. Se former est important, mais les savoirs et savoir-faire s’acquièrent aussi par l’information et la pratique CGT, et chaque stagiaire arrive en formation avec sa propre expérience. dans la formation CGT, les formateur·ices ne sont pas des professeur·es mais des facilitateur·ices : les stagiaires sont acteur·ices de leur formation, qu’elles et ils construisent en participant aux activités proposées, en partageant avec les autres ses savoirs, savoir-faire et expériences. Comment est-ce que je peux participer à une formation ? Le plus simple, c’est de se rapprocher de son syndicat (ou à défaut de son union locale ou départementale), pour connaître le calendrier des formations. Il faut ensuite envoyer une demande de congé de formation syndicale à son employeur, au moins un mois avant la formation (modèles de courriers disponibles ici). Il est préférable de garder une preuve de dépôt de cette demande. Vous trouverez plus d’informations sur le site formationsyndicale.cgt.fr. Mon patron ne veut pas me laisser partir en formation syndicale Bien sûr qu’il ne veut pas… mais il n’a pas son mot à dire : la formation syndicale est un droit. Chaque salarié·e dispose d’un congé de formation syndicale de douze jours par an. Après avoir déposé une demande, l’employeur a huit jours pour la refuser (quinze dans la fonction publique), mais le refus doit être motivé et validé par les élu·es du personnel. Un refus ne respectant pas la procédure légale peut constituer une discrimination syndicale, voire un délit d’entrave au CSE suivant la formation demandée. Je ne veux pas perdre de salaire Le salaire est maintenu pour toute la durée du congé de formation : se former ne coûte rien aux salarié·es. Formations obligatoires du CSE (éco CSE, Santé et sécurité au travail) : pourquoi se former avec la CGT ? Au contraire des stages proposés par l’employeur pour respecter l’obligation légale de formation, La formation syndicale CGT se construit avec les élu·es en intégrant les enjeux et besoins socio-économiques, le contexte et les perspectives d’action qui sont toujours possibles pour le syndicat et les salarié·es. Au-delà des savoirs techniques et juridiques, se former dans les stages CGT permet d’acquérir des savoir-faire syndicaux CGT, dont notre démarche syndicale qui part du travail et qui repose sur le lien continu avec les salarié·es. et retrouvons-nous en formation !
[Guide] Salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise
Ce guide s’articule avec le tutoriel S’organiser et gagner des augmentations de salaires, c’est possible ? Sommaire : 1.1 Anticiper le déclenchement des négociations1.2 Se préparer avant la 1re réunion de négociation1.2.1 Réunir le collectif syndical pour préparer la négociation1.2.2 Déterminer la composition de la délégation CGT1.2.3 Vérifier les droits/moyens pour la délégation CGT1.2.4 Vérifier ma représentativité dans l’entreprise1.2.5 Préparer la négociation avec un dossier d’état des lieux de la situation1.2.6 Si besoin, faire appel au cabinet d’expertise du CSE1.2.7 Préparer les revendications à partir du niveau de conscience et des besoins des salarié·es 16 2.1 Débuter les négociations2.2 Connaître et contrer la stratégie patronale2.3. Porter la voix des salarié·es2.4. Faire le point avec les salarié·es après chaque réunion de négociation2.5. Mobiliser les salarié·es 3.1 Consulter les salarié·es sur le projet d’accord3.2. Prendre la décision dans le syndicat3.3. Communiquer et proposer l’adhésion ➡️ Remplir le formulaire pour recevoir le guide
Guide des droits des agent·es (édition 2026)
Pour mieux se défendre avec la CGT : connaître ses droits, c’est primordial ! Depuis plus de 130 ans, la CGT organise tous les travailleurs et travailleuses, du secteur public comme du privé, afin qu’ensemble ils et elles puissent faire valoir leurs droits et en obtenir de nouveaux. Nous, agent∙es des mairies, des conseils départementaux, des conseils régionaux, des métropoles, des intercommunalités, des SDIS, des CCAS, des EHPAD… constatons quels sont les besoins de la population et connaissons les moyens qui sont à mettre en oeuvre pour parvenir à les satisfaire. C’est pourquoi nous savons à quel point il est important de défendre nos missions car nous sommes fiers d’être au service des usagers. Nous sommes près de 1,95 million répartis sur tout le territoire Ce qui nous permet d’exercer nos missions au quotidien partout et pour tous les habitants, c’est le statut général de fonctionnaire. Ce texte fondateur, souvent attaqué, reste le pilier de nos garanties collectives, le protecteur des usagers face à l’arbitraire, et il nous permet ainsi d’exercer nos missions pour toutes et tous, sans distinction, dès lors qu’il réside sur le territoire. Alors que la tentation est grande, pour certains, de construire une société à deux vitesses, de diviser la population, pendant que d’autres ambitionnent de capitaliser nos missions, la CGT reste attachée à la défense et à la promotion des services publics et des agent∙es qui les font vivre au quotidien. L’ambition de la CGT est de renforcer le statut et de gagner de nouveaux droits pour toutes et tous Mais, pour cela, il est essentiel de connaître ses droits, de connaître les revendications portées par la CGT et de s’organiser ensemble pour faire face aux reculs sociaux et imposer d’autres choix. C’est la raison pour laquelle la Fédération CGT des services publics met ce guide à votre disposition. Vous y trouverez tous les éléments constitutifs de votre carrière, les réponses aux questions que vous vous posez sur vos droits ainsi que les revendications élaborées par des agentes et agents publics et des militant∙es de la CGT. Ensemble, unis, défendons nos droits et gagnons-en de nouveaux ! Remplir le formulaire pour recevoir le guide complet ⤵️
Le 1er mai est à nous !

Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est notre journée ! Depuis 140 ans, après le 1er mai 1886 et la répression sanglante des ouvrières de Chicago, partout dans le monde, les travailleurs et les travailleuses se battent ensemble pour leurs droits. C’est grâce à cette lutte que nous avons conquis la journée de 8 heures et fait du 1er mai un jour férié dans 163 pays. Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, une journée de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Une journée pour profiter d’un jour de repos avec l’ensemble de ses proches et manifester pour ses droits. 1/ Nous voulons des mesures d’urgence contre la vie chère pour pouvoir vivre de notre travail : Plutôt que des primes non cotisées, des augmentations générales de salaire pour toutes et tous, y compris Smic, point d’indice et pensions pour améliorer nos quotidiens et nos lendemains. L’indexation automatique de tous les salaires sur les prix pour ne plus perdre en niveau de vie, en rétablissant l’échelle mobile des salaires Le blocage du prix des carburants pour mettre fin à la spéculation au profit des grands groupes pétroliers L’égalité salariale entre les femmes et les hommes, la revalorisation des métiers féminisés et la suppression des temps partiels subis La défense de nos droits au travail : contre la précarité, les CDD, stages, intérim, bas salaires, chômage… 211 milliards d’aides publiques distribuées chaque année sans contrepartie aux entreprises doivent être conditionnées et réorientées vers le financement de nos services publics et de notre protection sociale. 2/ L’arrêt des guerres et une paix juste et durable Non pas aux conditions des agresseurs, mais dans le respect du droit international. Nous manifesterons notre solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan. Trump, Poutine, Netanyahou et leurs alliés d’extrême droite multiplient les guerres et cherchent à remplacer le droit international par la loi du plus fort, ou plutôt du plus riche. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement. Il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. La France et l’Europe doivent s’affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l’ONU et le droit international. 3/ L’égalité, la liberté et la fraternité Contre la division qui affaiblit les travailleurs et détourne la légitime colère, nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies. Face à l’extrême droite qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à un 1er mai populaire et unitaire ! L’action syndicale, ça paie ! Rien n’est écrit d’avance, mais nos luttes font la différence. Sans la mobilisation de la CGT avec l’intersyndicale, ils n’auraient jamais reculé sur le 1er mai. Parce qu’il n’y a pas de droits sans syndicat et pas de syndicat sans syndiqué·es, c’est le moment de s’organiser. Pour connaître ses droits et les défendre, pour gagner des augmentations de salaires et améliorer ses conditions de travail, on s’organise avec la CGT ! , Augmentez les salaires ! Signez la pétition de Manuela, aide à domicile syndiquée CGT qui doit prendre la voiture pour travailler, et qui, avec le soutien de plus de 60 000 signataires, demande une augmentation des indemnités et des salaires ainsi que le blocage des prix des carburants. → Signer la pétition , Télécharger le tract Format pdf – sans encart – télécharger Format pdf – avec encart – télécharger Format docx – avec encart – télécharger → Accéder au kit militant ,
Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail : ça suffit !

Le monde du travail n’est pas sûr Dans le monde, chaque année, on dénombre près de 380 millions d’accidents du travail, entraînant absences, handicaps… voire la mort : plus de 3 millions de décès sont liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles. En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail (auxquels il faut ajouter les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es, non comptabilisé·es dans le rapport) : 764 décès à la suite d’un accident de travail ; 318 à la suite d’un accident de trajet ; 215 décès à la suite d’une maladie professionnelle. C’est un scandale national, plus de 3 morts par jour – invisibilisées ou traitées le plus souvent comme de simples faits divers. En 2025, 5 victimes étaient des mineur·es, apprenti·es ou lycéen·nes de moins de 18 ans. C’est un bilan désastreux pour le gouvernement et le patronat, qui défendent l’entreprise comme lieu d’apprentissage tout en refusant de prendre en compte la réalité du travail et ses conséquences. Les morts à la suite d’une maladie professionnelle sont aussi en augmentation. Les cancers professionnels sont encore nettement sous-déclarés, et souvent non considérés comme liés à l’activité professionnelle, faussant ainsi les statistiques et donc à terme la prévention nécessaire des risques et la réparation des préjudices subis par les victimes du travail. À ces morts s’ajoutent des milliers d’accidents graves occasionnant des lourdes séquelles parfois durables et entraînant trop souvent un licenciement pour inaptitude. L’accidentologie au travail n’est pas une fatalité Les morts au travail ou du fait du travail et les blessures graves ne sont jamais le fruit du hasard et sont parfaitement évitables. Elles sont très souvent le résultat de choix patronaux délibérés de maximiser les profits. Le travail dans l’urgence, le défaut de prévention de façon générale et d’une prévention genrée (prenant en compte les situations de travail différenciées et les spécificités biologiques des femmes et des hommes), les organisations du travail délétères sont parmi les facteurs aggravants des risques professionnels. Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop faiblement réalisés. Après avoir organisé la pénurie de médecins du travail, d’inspecteur·ices du travail et de contrôleur·ses de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail. La sécurité au travail n’est pas une priorité pour les pouvoirs publics en général, pour le ministère de la Justice en particulier – trop de procès-verbaux des inspecteur·ices du travail sont classés sans suite par les procureur·ses de la République, soit par manque de moyens soit par décision politique. Les employeur·ses condamnés comme responsables d’un accident mortel reçoivent des peines peu dissuasives, des amendes dérisoires qui n’ont qu’un faible impact sur la prévention des risques. Sanction dérisoire également pour la mise en œuvre du document unique d’évaluation des risques professionnels et sa mise à jour régulière : 1 500 euros d’amende n’incitent pas les employeur·ses à respecter cette obligation légale – et 50 % d’entre eux ne le font pas. Combattre les risques au travail nécessite de renforcer les moyens des agent·es de l’État pour prévenir les risques et contrôler l’application de la loi. Renforcer le pouvoir d’agir des salarié·es Les gouvernements de Macron ont drastiquement limité l’intervention des représentant·es du personnel, et les CHSCT ont totalement disparu depuis 2020 tous secteurs confondus. La CGT considère que cette situation participe à l’aggravation des conditions de travail et au recul en matière de prévention des risques professionnels. Le pouvoir d’agir des salarié·es et de leurs représentant·es dans les entreprises doit être renforcé. En particulier, les CHSCT, institutions indispensables à la prévention des risques professionnels, doivent être remis en place, avec des prérogatives nouvelles, et être accessibles à tou·tes les travailleur·ses ! Tou·tes mobilisé·es le 28 avril ! La journée internationale de la santé et de la sécurité au travail est l’occasion de visibiliser les morts et blessures au travail évitables. Pour transformer le travail et arrêter cette hécatombe, exigeons : l’obligation de la mise en œuvre du DUERP, un DUERP qui soit genré (obligation depuis 2014 qui n’est pas appliquée) avec contrôle de son application et de sa mise à jour ; le renforcement de la protection des travailleur·ses et le respect du droit de retrait ; une politique pénale du travail sévère condamnant fermement les employeur·ses responsables d’accidents graves au travail ; la suppression du recours à la sous-traitance pour les activités à risques, et le renforcement des responsabilités et la condamnation des donneurs d’ordre. L’abus des niveaux de sous-traitance est un facteur aggravant ! un renforcement de la réglementation pour protéger la santé et la sécurité des salarié·es ; la suppression des stages en entreprise dès le collège et des séquences « d’observation » en 2nde générale et technologique ; l’amélioration des protections légales pour les mineur·es en formation professionnelle, notamment le rétablissement de celles supprimées en 2015 et 2018 ; le retour des CHSCT et des délégué·es du personnel (DP), outil de proximité et de prévention par excellence, avec des prérogatives et une accessibilité renforcées ; le doublement du nombre d’inspecteur·ices du travail, le renforcement des effectifs de contrôleur·ses Carsat (Sécurité sociale), avec de plus larges prérogatives coercitives (arrêt de chantiers et travaux dangereux) ; l’assurance de l’indépendance et de la protection de tou·tes les acteur·ices de la santé au travail, y compris des médecins du travail et des équipes des SPSTI. ➡️ Télécharger le tract Format TDC iciFormat RVB iciFormat CMJN ici
18 et 19 avril : La CGT au Printemps des Assoces

Les droits des personnes LGBTQIA+ sont menacés L’égalité n’est toujours pas de mise, et les agressions physiques et discriminations envers les personnes LGBTQIA+ sont également une réalité. En France, alors que la population se dit de moins en moins homophobe, 3 000 agressions ont été recensées en 2024, soit trois fois plus qu’en 2016. Les LGBTQIA+phobies sont attisées par les partis d’extrême droite, dont l’influence ne cesse de croître : Selon un sondage Ifop du 11 mars dernier pour le magazine Têtu, 32 % des sondé·es se déclarent prêt·es à voter pour l’extrême droite au premier tour des présidentielles. Pourtant, comme le montrent ses votes au Parlement européen, voter pour le RN, c’est voter contre l’octroi de nouveaux droits pour les personnes LGBTQIA+. Les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur : dans un avis rendu le 19 mars, la Commission nationale consultative des droits de l’homme regrette l’absence totale de mesures pour les demandeur·ses d’asiles et les migrant·es, des mesures insuffisantes pour les personnes trans, ou encore l’invisibilisation des personnes lesbiennes, bisexuelles et pansexuelles et des réalités vécues par les personnes intersexes. Seules 20 % des mesures ont été réalisées – essentiellement en lien avec le travail. Discrimination au travail : une réponse syndicale En France, selon l’Observatoire des inégalités, 24 % des personnes LGBTI déclarent avoir subi des discriminations dans le cadre professionnel en 2024 et ce taux est de 70 % pour les personnes trans. Pour la CGT, l’obtention de nouveaux droits pour les personnes LGBTQIA+ relève d’un combat syndical. Cela suppose de lutter contre toutes les discriminations au travail : violences « ordinaires », inégalités d’accès à l’emploi ou à l’évolution de carrières… La CGT propose des formations et journées en direction des syndiqué·es et responsables syndicaux·les, et participe à des initiatives pour gagner l’égalité des droits – comme la 26e édition du Printemps des Assoces les 18 et 19 avril 2026. Et dans le monde ? Au niveau international, de nombreux gouvernements multiplient les atteintes contre les droits des personnes LGBTQIA+ : aux États-Unis, le gouvernement Trump s’attaque sans relâche aux droits et libertés fondamentales des personnes trans, intersexes ou non binaires ; en Russie, le niveau de répression est tel que de nombreuses personnes transgenres évitent de faire appel aux médecins pour les prescriptions hormonales et les actes chirurgicaux de crainte d’être stigmatisé·es ; en Hongrie, toute représentation de l’homosexualité et des identités de genre est interdite depuis 2025 ; au Sénégal, le parlement a voté une loi doublant les peines pour les relations homosexuelles. , Les droits des personnes LGBTQIA+ sont l’affaire de toute la CGT. Rendez-vous au Printemps des Assoces ! Halle des blancs manteaux à Paris, de 12h à 20h , Télécharger le tract Tract- format pdf – version pour affichage numérique – télécharger Tract- format pdf – version pour impresion – télécharger ,
Salaires dans la fonction publique, et si nous en parlions ?

Des fonctionnaires en dessous du SMIC Au 1er janvier 2026, le Smic est passé à 1 823,03 €, après avoir été revalorisé de 1,18 % du fait de l’inflation. Le point d’indice de la fonction publique n’a pas évolué, faisant que les cinq premiers échelons du grade C1, et les trois premiers échelons du grade C2 sont passés en dessous du Smic. Ne pouvant pas légalement être payé·es moins que le Smic, plusieurs centaines de milliers d’agent·es publics doivent donc recevoir depuis le 1er janvier une « indemnité différentielle ». Depuis 2000, à cause du gel ou de l’augmentation insuffisante du point d’indice, les agent·es de la fonction publique ont vu fondre leur pouvoir d’achat de 28,6 %. Si le point d’indice avait suivi l’inflation depuis 2000, il ne serait pas à 4,92 € comme aujourd’hui, mais à 6,50 €. La valeur du point doit redevenir le socle de la politique salariale, garant de l’unicité de la grille et de l’égalité de traitement. La revalorisation du point bénéficie aussi aux contractuels dont la rémunération est indicée et aux retraités en relevant la base de calcul des pensions. Les primes ne remplaceront jamais les salaires La part des primes et des régimes indemnitaires individuels a triplé depuis les années 1980 pour atteindre près de 25 % de la rémunération globale. Or les primes sont opaques, aléatoires, discriminantes, variables selon les employeurs et les filières, et creusent les écarts entre agent·es et entre femmes et hommes. Elles dénaturent les missions de service public en alignant la logique de rémunération sur des critères quantitatifs inspirés du secteur privé. Elles ne sont pas intégrées dans le calcul de la pension, ce qui dégrade considérablement le taux de remplacement à la retraite. Elles sont source de clientélisme et portent atteinte au principe fondamental de l’égalité de traitement à fonctions et grades comparables. 2 milliards ? L’argument mis en avant pour ne pas augmenter le point d’indice est qu’une augmentation de 1 % du point coûterait 2 milliards d’euros de dépenses publiques. Mais pour une même augmentation, les recettes augmenteraient également d’entre 1,2 et 1,4 milliards d’euros, par le biais des cotisations salariales et de l’impôt sur le revenu. La CGT Fonction publique revendique : Une revalorisation immédiate a minima de 10 % la valeur du point d’indice ; Une revalorisation durable des salaires par le point d’indice en l’indexant automatiquement sur l’évolution des prix à la consommation ; Un rattrapage salarial pour compenser les pertes depuis 2000 ; Des actions fortes pour l’égalité professionnelle, en corrigeant les écarts de rémunération liés aux primes et en garantissant l’accès aux mêmes déroulements de carrière pour les femmes et les hommes. Des promotions et des revalorisations qui reposent sur des règles statutaires, discutées dans les instances représentatives, et non sur des appréciations discrétionnaires de la hiérarchie, assorties de primes variables; Prioritairement l’intégration progressive des compléments ayant un caractère salarial dans le traitement indiciaire, au moyen d’un plan pluriannuel de transferts primes point qui soit plus ambitieux et mieux maîtrisé que les dispositifs ponctuels existants ; L’abrogation du RIFSEEP et de tout système de rémunération modulée au mérite ou à la performance. , , Reconstruire les grilles indiciaires pour un réel déroulement de carrière linéaire La CGT Fonction publique défend le principe d’une fonction publique de carrière, adossée à des grilles indiciaires et à des déroulements de carrière linéaires et revendique : Pour améliorer les droits et garanties collectives des contractuel·les La CGT a pour ambition de faire reculer la précarité structurelle par une triple démarche : Restriction des possibilités d’emploi d’agents non fonctionnaires ; Titularisation des contractuels répondant à un besoin permanent ; Amélioration des droits et garanties collectives des contractuels Pour la CGT, les contractuel·les doivent bénéficier d’un niveau de protection juridique et de droits équivalents à ceux des titulaires, mais adaptés à leur situation de non-titulaires : → Amélioration des conditions de travail et obtention de droits identiques aux titulaires en matière d’action sociale et de régime de congés ; → Gestion des CDI facilitant leur titularisation : construction de la rémunération et gestion du déroulement de carrière proches de ceux des titulaires ; → Revalorisation annuelle de la rémunération ; → Prime de précarité de 10 % des salaires versés en CDD ; → Requalification des contrats de droit privé en contrats de droit public pour les personnels volontaires et parité des droits avec les contractuel·les de droit public, y compris sur le niveau des rémunérations ; → Généralisation de la subrogation au régime de Sécurité sociale ; → Fin des non-renouvellements injustifiés de contrats à durée déterminée qui ne visent qu’à empêcher les contractuel·les de bénéficier d’un CDI ou d’une titularisation. , , Un traitement minimum porté à 2 200 € bruts mensuels et une reconstruction d’ensemble des grilles indiciaires. Plus aucun indice de début de carrière ne doit être inférieur au Smic CGT, et encore moins au Smic actuel ! La CGT fonction publique revendique que les salaires d’entrée soient fixés à : 1,2 fois le Smic en catégorie C ; 1,4 fois le Smic en B1 ; 1,6 fois le Smic en B2 ; 1,8 fois le Smic en A1 ; 2 fois le Smic en A2 ; 2,3 fois le Smic en A3. En matière d’évolution de carrière → Une organisation des corps/ cadres d’emplois avec deux grades maximum ; → Une amplitude minimale de carrière d’un à deux en indices ; → Un passage automatique garanti dans le second grade à partir d’un certain niveau d’ancienneté dans le premier ; → Promotion dans le corps/ cadres d’emplois ou la catégorie supérieure, par des voies de promotion diversifiées combinant promotion au choix, examens professionnels et concours internes avec des conditions d’ancienneté assouplies ; → Un sas d’entrée pour les personnes sans diplôme, recrutées sur un indice au niveau du Smic avec un statut de stagiaire et vocation à être titularisées en catégorie C après un parcours de formation. En matière de reconnaissance des qualifications → Des plans de requalification pour