On ne fera pas taire la CGT et sa secrétaire générale !
La CGT apprend avec effarement la mise en examen de sa Secrétaire générale, Mme Sophie Binet Cette mise en examen fait suite à une plainte pour injures publiques déposée par l’association « Mouvement des entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance », présidée par Mme Sophie de Menthon. RTL est également mis en examen en tant que diffuseur des propos. On reproche à Sophie Binet ses propos tenus lors de son intervention sur RTL le 31 janvier dernier, lorsqu’elle fut interrogée sur le « chantage à l’emploi » de la part de certains grands patrons, venus se succéder dans les médias « pour alerter sur la fiscalité et les réglementations » et affirmer que « pour pousser à la délocalisation, c’est idéal ! ». Certains affirmant même « Ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison. » 🚨 La CGT apprend avec effarement la mise en examen de sa Secrétaire générale Sophie Binet, faisant suite à une plainte pour injures publiques déposée par un lobby patronal financé par un milliardaire d’extrême droite. Communiqué ⤵️🔗 https://t.co/hMQLpmcLyk pic.twitter.com/kvDq3UOfuh — La CGT (@lacgtcommunique) December 4, 2025 Elle avait alors dénoncé ces propos et ces comportements en disant « Moi j’ai envie de dire : les rats quittent le navire ». Il va sans dire que cette déclaration était une image, reprenant une expression populaire bien connue visant à dénoncer les pratiques permanentes de délocalisation et de chantage à l’emploi des multinationales. La CGT dénonce avec force cette énième procédure-bâillon Cette procédure de la part d’un lobby patronal lancé par un milliardaire d’extrême droite, Édouard Sterin. Il s’agit d’une attaque d’un degré inédit puisqu’elle vise directement la Secrétaire générale d’une des plus grandes organisations syndicales du pays. Empêcher un syndicat de dénoncer les pratiques patronales c’est l’empêcher de jouer son rôle et porter directement atteinte aux libertés syndicales. Cette tentative manifeste de judiciariser la critique sociale et de détourner le débat public illustre une nouvelle fois la volonté de certains lobbys patronaux au service des plus riches pour faire taire les voix qui dérangent. La CGT rappelle que la liberté syndicale est une liberté fondamentale, indispensable au fonctionnement démocratique. Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, protecteur de l’ensemble du monde du travail. Au-delà de cette affaire, la CGT alerte sur une tendance inquiétante : c’est la 5e procédure judiciaire contre un membre du bureau confédéral de la CGT en 2 ans. Sur le terrain, des centaines de militants et militantes font face à une répression de plus en plus décomplexée sur leurs lieux de travail et dans leurs pratiques syndicales. Cette stratégie d’intimidation vise à réduire au silence toutes celles et ceux qui défendent l’intérêt général et les travailleurs et travailleuses. La CGT réaffirme avec détermination qu’elle ne se laissera jamais bâillonner ni détourner de son mandat : défendre les droits collectifs, dénoncer les abus patronaux et porter une ambition de justice sociale. Plus que jamais, les libertés syndicales doivent être protégées et renforcées, car elles demeurent un pilier indispensable de la démocratie et du progrès social.
“Camarade”, le plus beau mot de la langue française

« L’extrême droite est la pire ennemie des travailleurs·euses » Personnage Principal, c’est l’interview hebdomadaire des premiers rôles de l’actualité, dans Nova le matin ☕️ Aujourd’hui, mardi 2 décembre, jour de mobilisation générale, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet est venue nous parler du rôle des syndicats dans les… pic.twitter.com/AHfItESykK — Radio Nova (@laRadioNova) December 2, 2025 Rapports de force entre les syndicats et le gouvernement, défense du patronat par Emmanuel Macron, menace de l’extrême droite et implication du capital dans sa montée, discussions sur le budget, représentativité et indépendance des syndicats, Arcelor-Mittal, syndicalisation, féminisme… “Camarade”, le plus beau mot de la langue française 🤝 Camarade, le plus beau mot de la langue française.@BinetSophie était invitée par @laRadioNova ce matin pour parler de la mobilisation du jour, et de ce que signifie l’engagement syndical. pic.twitter.com/hOqMSOzQNN — La CGT (@lacgtcommunique) December 2, 2025 Dans « Personnage principal », l’interview hebdomadaire de Nova, la secrétaire générale de la CGT est revenue sur les sujets brûlants de l’actualité et les enjeux qui animent le syndicalisme et les travailleur·ses d’aujourd’hui. Voir l’intégralité de l’interview ⤵️ ,
[ Tribune ] Le PLF 2026 doit répondre à l’exigence d’une politique du logement sociale et solidaire
Nous, organisations signataires, appelons à une réorientation profonde des choix budgétaires et des priorités pour restaurer l’investissement public et garantir un droit effectif pour toutes et tous. La crise du logement, déjà profonde, s’aggrave dans notre pays. Se loger ne doit pas être un privilège. Le logement constitue aujourd’hui le premier poste de dépense des ménages en France, représentant en moyenne 27 % de leurs revenus et pouvant atteindre jusqu’à 50 % pour certains foyers, en particulier pour les locataires dans les zones tendues, selon l’Insee (2023). Le logement est bien plus qu’un toit : c’est la condition première de la dignité, de la sécurité et de l’intégration sociale. Sans logement stable, comment travailler, étudier, accéder aux soins ou tout simplement vivre dignement ? Le diagnostic social est aujourd’hui alarmant, des millions de personnes sont mal logées ou menacées par l’insécurité résidentielle : logements surpeuplés, inadaptés à la perte d’autonomie, loyers trop élevés, précarité énergétique. Le droit au logement ne peut rester une déclaration, il doit se traduire par des investissements publics forts, à la fois pour la construction de logements sociaux – 2,9 millions de ménages sont en attente d’un logement social –, pour l’adaptation à la perte d’autonomie et la rénovation énergétique durable. Or le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 n’apporte pas de réponse à la hauteur des enjeux sociaux. Les annonces budgétaires récentes témoignent d’un désengagement financier encore accru de l’État, qui fragilise toujours plus les plus précaires et sacrifie la solidarité. Pourtant, plusieurs propositions faciles à mettre en œuvre auraient un impact fort : amender le PLF 2026 sur le renforcement de la taxation des logements vacants pourrait renforcer la loi et dissuader les rétentions prolongées ; améliorer le « statut du bailleur privé » proposé via un amendement gouvernemental. Ce dispositif, s’il peut être utile afin de favoriser les investissements privés en faveur de logements, doit se déployer avec de réelles contreparties sociales, comme le plafonnement des loyers dans la durée ; être vigilants face au déploiement du logement intermédiaire, qui ne peut être la seule réponse à la crise du logement. Un amendement propose d’étendre le régime du logement locatif intermédiaire (LLI) aux investisseurs particuliers, mais rien ne garantit une vocation sociale ou une modulation des loyers selon les revenus ; renforcer la taxation des logements vacants et des logements meublés, timide aujourd’hui : l’amendement évoque une taxation progressive, mais l’échelle et la portée restent limitées au regard de l’urgence sociale. La remise en question des aides publiques au logement, contenue dans le PLF 2026 et qui prévoit des économies générales sur la dépense publique, pourrait peser sur les financements de la mission « aide au logement ». Nous dénonçons une vision réductrice : le logement est traité comme une charge budgétaire, et non comme un levier de cohésion sociale et de justice ! Il est inacceptable que la solidarité nationale ne bénéficie pas à toutes et tous : certaines mesures laissent même craindre une exclusion des plus fragiles. Les financements pour la rénovation urbaine et la politique de la ville doivent également être maintenus. Le PLF 2026 révèle une ambition faible pour le logement social et une priorisation de l’austérité sur la solidarité. C’est un choix politique : nous refusons qu’il se traduise par un recul du droit au logement. Nous appelons le Parlement, les élu·es locaux et les citoyen·nes à se mobiliser pour réorienter ce budget, restaurer l’investissement public dans le logement et garantir un droit effectif à un logement digne pour toutes et tous. Nous, organisations signataires, appelons à une réorientation profonde des choix budgétaires et des priorités, pour une vraie politique du logement. Cela nécessite de sanctuariser les crédits publics pour le logement social. Pour cela, il faut mettre un terme à toute baisse structurelle des dépenses affectées au logement social ; et lancer dès 2026 un grand plan pluriannuel de construction de logements sociaux, en lien avec les collectivités territoriales, afin de répondre rapidement à la demande, en France métropolitaine et ultramarine, avec notamment un retour substantiel de l’État dans leur financement. Il faut renforcer l’aide au logement et la rendre universelle en garantissant l’accès à des « aide personnalisée au logement » (APL) revalorisées, sans discrimination : les aides doivent bénéficier à toutes et tous, y compris aux étudiant·es étranger·ères précaires. La rénovation énergétique doit être encouragée avec justice en augmentant massivement les moyens publics pour la rénovation thermique des logements, en priorisant le patrimoine locatif social, les foyers modestes et en soutenant les bailleurs sociaux pour faire face à ce chantier. Il faut s’assurer que les dispositifs d’aide (primes, subventions) ne soient pas rabotés au profit de la logique d’austérité. Une véritable réforme de la fiscalité immobilière en faveur du bien commun doit promouvoir la progressivité de la taxe sur la vacance des logements : plus la vacance dure, plus la taxe monte, de manière dissuasive et juste. Il faut aussi conditionner tout avantage fiscal aux propriétaires (amortissements, TVA réduite, etc.) à des obligations de loyers modérés ou à des critères de mixité sociale. L’application définitive de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain – NDLR) doit permettre la construction de 25 % de logements sociaux dans toutes les communes concernées, et le renforcement des amendes payées par les collectivités réfractaires, qui se mettent en porte-à-faux de la solidarité nationale. Il faut enfin décider une gouvernance démocratique et participative en instaurant des consultations systématiques avec les associations de locataires, les syndicats et les associations d’élu·es, pour l’élaboration et le suivi des politiques du logement. Tribune publiée dans l’Humanité
Quels seraient les impacts concrets du projet de budget 2026 ?
Les plus vulnérables premières victimes Année blanche, gel du barème de l’impôt sur le revenu, gel des prestations sociales et des pensions de retraites… « Plusieurs mesures seraient susceptibles d’affecter encore plus les conditions de vie des personnes les plus vulnérables, qui ne cessent de se détériorer depuis plusieurs années » alerte Dominique Vienne, représentant d’ATD quart-monde. Les chiffres sont sans appel : RSA maintenu à 636 euros pour une personne seule, alors que le seuil de pauvreté est de 1 288 euros par mois ; plus 2 milliards d’euros de ponction sur les organismes d’HLM en 2026, alors que 2,6 millions de ménages sont en attente d’un logement social et que la production de logements sociaux a chuté de 30 % depuis 2019 ; baisse des crédits d’accompagnement des allocataires sociaux·les obligé·es de s’inscrire à France Travail, rendant impossible un accompagnement de qualité baisse des crédits de formation et de l’insertion par l’activité économique… Le budget 2026 « ne comporte aucune évaluation de l’impact social de ces mesures sur l’objectif de réduction de la pauvreté, alors que la France s’est engagée à plusieurs reprise à cette réduction, et qu’elle a même signé en 2015 les objectifs de développement durable, dont le premier concerne, je cite : “L’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes à l’horizon 2030”. On en est bien loin » déplore Dominique Vienne. Les femmes encore lésées Huit ans après #MeToo, les demandes de femmes qui s’adressent aux centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) augmentent considérablement, et pourtant les moyens ne cessent de diminuer. « En 2025, le réseau des CIDFF a enregistré une baisse cumulée de subventions de 2 millions d’euros. […] Nous nous retrouvons à devoir refuser et fermer les portes face aux femmes qui sont dans des situations dsouvent de très grave danger » alerte Clémence Pajot, directrice générale de la Fédération nationale des CIDFF.Le manque de moyens a des conséquences directes sur les structures : un quart des CIDFF ont dû fermer des permanences ; ces fermetures ont lieu principalement en milieu rural, où le nombre de féminicides est le plus important ; plus d’une cinquantaine de postes ont été supprimés dans les CIDFF depuis le début de l’année 2025. Au-delà des salarié·es des associations (principalement des femmes) qui sont frappées de plein fouet par ces coupes budgétaires, les conséquences les plus graves sont pour les femmes qu’elles reçoivent. « La semaine dernière, 4 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint. Réduire les moyens des associations qui luttent contre les violences et qui accompagnent les victimes, ainsi que ceux destinés à la prévention, c’est un pari perdant » prévient Clémence Pajot. Cet affaiblissement du milieu associatif d’accompagnement des femmes à l’heure où les mouvements réactionnaires, financés par des milliardaires partageant leurs idées, se renforcent de plus en plus, en France et dans le monde. « Quand vous défendez l’avortement, l’éducation et la sexualité, le droit des personnes LGBT, vous êtes forcément attaqué·es, vous êtes forcément menacé·es, mais là, aujourd’hui, nous avons vraiment des menaces importantes » alerte Sarah Durocher, présidente du Planning familial. Et les pouvoirs publics n’aident pas, bien au contraire : « Aujourd’hui, parce que le planning prend des positions sur des sujets, on est en train de nous enlever des financements. […] On nous parle de neutralité, j’aimerais bien savoir qui définit la neutralité. » ajoute Sarah Durocher, qui conclut : « Ce budget montre un certain mépris [envers les associations], c’est pour ça que le planning participe à cette conférence de presse et sera dans la rue le 2 décembre. » Tout le monde associatif est attaqué Déjà profondément affaiblies par le budget 2025 (baisse de financement pour une association sur deux), les associations seront profondément impactées par le budget 2026. « Le budget jeunesse via associative enregistre une diminution de 26 %, passant de 848 millions à 626. Le service civique perd 115 millions d’euros » chiffre Yannick Hervé, du Mouvement associatif. « La vie associative […] ne peut pas être considérée comme une variable d’ajustement budgétaire. Elle est un investissement social, démocratique, humain. La fragiliser, c’est fragiliser la société tout entière. » La santé mise à mal Le budget 2026 prévoit une augmentation de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) de 1,6 %, ce qui est insuffisant pour couvrir les besoins de santé croissants de la population. « Pour tenir cet objectif irréaliste, c’est 7 milliards d’euros d’économies qui seront imposées. Cela veut dire des fermetures de lits, des services sous-dotés, du personnel épuisé et des patient·es renvoyé·es vers elles et eux-mêmes » alerte Sylvie Benjaber, présidente de la Mutuelle familiale. Les premières victimes seront les patient·es, notamment les plus modestes : doublement voire création des franchises sur les soins dentaires et les transports médicaux ; hausse des plafonds jusqu’à 350 euros par personne et par an ; 400 millions d’euros de transfert vers les complémentaires, avec une potentielle augmentation du forfait hospitalier ; augmentation de la taxe sur les complémentaires de 14,7 % à 16,7 % – 1 milliard d’euros supplémentaires. Ces mesures sont irresponsables, alors que 65 % des Français·es déclarent avoir renoncé à des soins en 2025.« Il y a aussi les conséquences très lourdes de la réforme des retraites » ajoute Sylvie Benjaber. « Les impacts sanitaires ont commencé à être mesurés. C’est l’augmentation d’un an de l’âge moyen pour les entreprises qui entraîne + 10 % de sinistralité en prévoyance, plus d’arrêts de longue maladie, plus de décès prématuré. Le report de l’âge de départ n’est pas une mesure comptable neutre. C’est une mesure qui abîme la santé des travailleur·ses. » La jeunesse sacrifiée Le budget 2026 prévoit notamment : la suppression de 34 millions d’aides directes aux étudiant·es ; la baisse des aides directes sociales à destination des étudiant·es, notamment les APL – ce qui entraîne des difficultés supplémentaires pour se loger dans le parc locatif privé. Elles seraient même purement et simplement supprimées pour les étudiant·es étranger·es. En revanche,
L’Assemblée vote la nationalisation d’Arcelor Mittal
Ce vote marque un signal politique majeur en matière de politique industrielle, de reconquête des emplois et de notre souveraineté industrielle 📍 Accéder à la carte des mobilisations du 2 décembre La mobilisation des salarié·es d’Arcelor depuis près de 2 ans et de toute la CGT, et notamment la fédération CGT des Travailleurs de la Métallurgie, les syndicats CGT des sites d’Arcelor Mittal et leurs unions départementales (Nord, Oise, Moselle, Loire-Atlantique et Ardennes) a eu raison de l’opposition du gouvernement et de l’obstruction du Rassemblement national qui avait déposé 290 amendements pour empêcher le vote. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation) L’attitude du RN confirme leur duplicité : ils ne défendent ni les travailleurs·euses ni l’industrie française mais les multinationales et une famille de milliardaires, les Mittal. Alors qu’Arcelor a été saignée par Mittal depuis 20 ans qui a multiplié les fermetures et les licenciements, versant toujours plus de dividendes tout en réclamant toujours plus d’aides publiques, ce vote ouvre la voie à un changement de doctrine en matière de politique industrielle. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation) Avec les salariés d’Arcelor Mittal et leurs syndicats, la Fédération CGT des Travailleurs de la Métallurgie et les Unions départementales, la CGT appelle le gouvernement à mettre en œuvre ce vote inédit sans attendre et appelle les sénatrices et sénateurs à voter à leur tour en faveur de la nationalisation d’Arcelor. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation) La journée de mobilisation du 2 décembre est l’occasion pour les travailleurs et travailleuses d’agir en ce sens. 📍 Accéder au kit de mobilisation du 2 décembre et trouver un point de rassemblement près de chez vous
C’est l’heure d’augmenter le Smic… et tous les salaires
Un Smic trop bas dans l’une des premières économies européennes La France est la deuxième économie de l’Union européenne, mais n’a que le sixième Smic. Ce dernier est aujourd’hui fixé à 1 426 euros net, tandis que le salaire médian se situe sous les 2 200 euros net. Non, ce n’est pas le Smic qui augmente trop vite : ce sont tous les autres salaires qui stagnent. Ce niveau trop bas précarise particulièrement les femmes, surreprésentées dans les métiers les plus faiblement rémunérés. Il renforce aussi un modèle économique basé sur la sous-traitance en cascade, qui permet aux donneurs d’ordre de concentrer la valeur ajoutée en pressant les entreprises sous-traitantes… et donc les salarié·es les plus fragiles. La revendication CGT : Smic à 2 000 euros brut, minimum La CGT revendique un Smic à 2 000 euros brut par mois, niveau qui correspond aux estimations de différents organismes évaluant qu’en dessous de ce seuil, il est impossible de vivre dignement de son travail. Le Smic doit remplir sa fonction légale : garantir le maintien du niveau de vie ; participer au développement économique de la nation. Pourtant, aucun coup de pouce n’a été accordé depuis 2012, et le groupe d’expert·es « de la non-augmentation » du Smic n’a proposé aucune revalorisation depuis dix-sept ans. Indexation sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) La loi prévoit une indexation automatique du Smic sur les prix, cela permet simplement de maintenir le niveau de vie. Actuellement, cette « revalorisation » est calculée sur l’indice des prix à la consommation (IPC). La CGT propose de réformer le mécanisme d’indexation du Smic, en utilisant l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), plus représentatif des dépenses réelles. Si le SMIC avait été indexé sur l’IPCH au lieu de l’IPC, il aurait atteint 1 900 euros brut en septembre 2024, contre 1 766 euros réellement perçus — soit près de 200 euros de perte par mois pour les personnes au Smic. Tassement des salaires : une impasse sociale généralisée Aujourd’hui, fin novembre 2025, 19 branches professionnelles représentant plus d’un million de salarié·es ont au moins un minimum salarial en dessous du Smic.Cela oblige les syndicats à passer un temps considérable à négocier des mises en conformité… qui arrivent souvent trop tard. Pour la CGT, il faut : indexer tous les salaires sur les prix, pour ne pas perdre en niveau de vie, comme c’était le cas jusqu’en 1983, et encore aujourd’hui en Belgique par exemple ; et, a minima, lever l’interdiction d’indexer les salaires sur le Smic par accord de branche ou d’entreprise. Comment expliquer que les exonérations de cotisations soient indexées sur le Smic… mais que les salaires ne le soient pas ? Exonérations et trappes à bas salaires : un modèle à bout de souffle Chaque année : 80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales sont accordés aux entreprises, ces exonérations s’inscrivent dans les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises recensées par le Sénat. Même des économistes favorables aux directions d’entreprise, Antoine Bozio et Étienne Wasmer, reconnaissent l’existence de trappes à bas salaires et l’impact négatif de ces politiques sur les finances publiques. Contrairement à ce qui est souvent répété, ce ne sont pas les exonérations qui créent l’emploi, mais le niveau d’activité. Alors qu’en France, 50 % du PIB provient de la consommation, augmenter les salaires c’est relancer l’économie. Et dans la fonction publique ? Le gel du point d’indice depuis près de vingt-cinq ans a entraîné 30 % de perte réelle sur le niveau de vie des agent·es public·ques. Le budget Lecornu vient encore accentuer ce décrochage. 🔴 Un simulateur CGT est disponible pour mesurer ces pertes et comprendre les enjeux – cliquez pour faire le test , Le 2 décembre : pression et mobilisation Si le groupe « d’expert·es du Smic » persiste à ignorer, pour la 17ᵉ année consécutive, la revendication d’augmentation du Smic, c’est au Premier ministre de prendre ses responsabilités en allant au-delà du minimum légal. Parce que des salaires dignes sont une condition de justice sociale et de redressement économique, la CGT, la FSU et Solidaires appellent à faire grève et participer massivement aux mobilisations le mardi 2 décembre 2025. Grèves et manifestations le 2 décembre ⤵️ Carte générée par la CGT via carte.cgt.fr ➡️ Accéder au kit de mobilisation .iframe-container-carte-cgt{position: relative; overflow: hidden; width: 100%; padding-top: 56.25%; /* 16:9 Aspect Ratio (divide 9 by 16 = 0.5625) */} .iframe-container-carte-cgt iframe { position: absolute; top: 0; left: 0; bottom: 0; right: 0; width: 100%; height: 100%;} , La lutte pour les salaires, c’est aussi dans les entreprises ! Les négociations annuelles obligatoires sont un espace privilégié pour obtenir des augmentations de salaires. Rassembler les salarié·es sur des revendications fédératrices, y compris avec les autres organisations syndicales ! Pour les NAO ou le 2 décembre, informer les salarié·es (réunions, matériel syndical) et les convaincre est la clef pour leur permettre de faire entendre leur voix et de peser sur les décisions ! Accéder au kit salaires , 🧐 Pour aller plus loin : Rapport du Sénat sur les 211 milliards d’aides publiques → [Ici] Tribune CGT « Vive la cotisation sociale » → [Ici] Simulateur pertes salariales dans la fonction publique → [Ici] ,
Fonction publique : 25 ans de pertes de salaires

La reconnaissance des qualifications et les déroulements de carrière se sont fortement dégradés dans la fonction publique Après de nombreuses années d’austérité, la situation salariale, la reconnaissance des qualifications et les déroulements de carrière se sont fortement dégradés dans la fonction publique. Le décrochage de la valeur du point par rapport à l’inflation – avec sa faible progression dans les années 2000, sa quasi-stagnation entre 2010 et 2021 et son augmentation insuffisante en 2022 et 2023 – constitue l’élément principal de cette situation. La CGT met à votre disposition un simulateur permettant de calculer l’impact du gel du point d’indice sur votre salaire. Comment ça marche ? Entrez votre salaire… … et cliquez sur « Démarrer la simulation » ! Après calcul, le simulateur affiche le décrochage… … les pertes que ça représente… … et des éléments de comparaison avec les dépenses de la vie quotidienne. ➡️ Faire le test L’austérité n’est pas une fatalité. Contre le budget de la honte, pour un véritable budget de progrès social et pour plus de justice fiscale, tou·tes mobilisé·es en grèves et manifestations le 2 décembre ! Grèves et manifestations le 2 décembre ⤵️ Carte générée par la CGT via carte.cgt.fr .iframe-container-carte-cgt{position: relative; overflow: hidden; width: 100%; padding-top: 56.25%; /* 16:9 Aspect Ratio (divide 9 by 16 = 0.5625) */} .iframe-container-carte-cgt iframe { position: absolute; top: 0; left: 0; bottom: 0; right: 0; width: 100%; height: 100%;} ,
Une loi-cadre pour une lutte enfin efficace contre les violences sexistes ou sexuelles
Depuis la mise en lumière des violences sexistes ou sexuelles par le mouvement MeToo en 2017, la parole se libère de plus en plus dans toutes les sphères de la société La mobilisation du 22 novembre dernier, réunissant des milliers de personnes, confirme la prise de conscience collective de la population sur ces sujets. Pourtant, la réponse institutionnelle demeure dramatiquement insuffisante : 94 % des plaintes pour viol sont classées sans suite ; 80 % des femmes disent être victimes de sexisme au travail ; 30 % des salariées en France ont déjà subi du harcèlement ou des agressions sexuelles sur leur lieu de travail ; 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour en France sur un lieu de travail. La lutte reste à mener Malgré plusieurs avancées importantes depuis 2017 (allongement des délais de prescription pour les crimes sexuels commis sur les enfants, lutte contre les contenus pédopornographiques et l’accès des mineurs à la pornographie en ligne, inscription de la liberté de recourir à l’IVG dans la Constitution), l’impunité demeure trop souvent la norme, nourrie par un manque criant de moyens, un déficit de protection et d’accompagnement, et un système judiciaire pas encore suffisamment adapté au traitement des violences sexuelles. Face à ce constat, une coalition de plus de 150 organisations féministes et enfantistes (dont la CGT) a présenté, en novembre 2024, 140 mesures visant à repenser globalement la prévention, la protection, l’accompagnement et la prise en charge des violences sexistes ou sexuelles. Ces mesures ont été reprises en partie par une coalition transpartisane de 110 parlementaires, dont les travaux ont abouti à une architecture législative qui organise la lutte contre les violences sexistes ou sexuelles autour de plusieurs axes : Police et justice : réforme de la justice et de la police, parcours judiciaire des victimes de VSS, répression pénale des VSS… Enfance : prévention, enquêtes et soins, protections des enfants, répression des violences, lutte contre la pédocriminalité en ligne… Travail : prévention et détection des VSS, accompagnement des victimes… Santé : affirmation du rôle déterminant des professionnels du soin dans la lutte contre les violences sexistes ou sexuelles, facilitation du signalement, lutte contre les violences dans le milieu médical, en particulier obstétriques et gynécologiques… des dispositions spécifiques viennent combler les angles morts du droit et renforcer la protection contre des formes de violences trop souvent invisibilisées (mutilations sexuelles féminines, mariages forcés, violences subies par les personnes étrangères ou en situation de handicap…). La balle est dans le camp du gouvernement Nombre des propositions avancées par la coalisation peuvent être mise en œuvre sans délai. Il est temps que la France cesse d’être un pays où les violences sexuelles restent massives, banalisées et trop souvent impunies en raison de défaillances structurelles. Nous avons collectivement les moyens d’y mettre fin, il faut désormais la volonté politique pour les déployer. Il est indispensable que le gouvernement s’engage à mettre ces propositions à l’ordre du jour parlementaire, et abandonne son plan de 2,5 milliards d’euros de coupes budgétaires aux associations qui luttent au quotidien contre les violences sexistes et sexuelles.
Manifestons le 22 novembre contre violences sexistes et sexuelles
Pour la CGT, ça suffit ! 6 ans après le Grenelle contre les violences conjugales…, 8 ans après le lancement de l’égalité femmes-hommes comme « grande cause nationale » par le président de la République…En plein débat sur un budget austéritaire alors qu’il faudrait un budget de 2,5 milliards d’euros pour un véritable plan de lutte contre les VSS (estimation de la fondation des femmes) : 94 % des plaintes pour viol qui sont classées sans suite (Fondation des Femmes, 2024). 80 % des femmes disent être victimes de sexisme au travail 30 % des salariées en France ont déjà subi du harcèlement ou des agressions sexuelles sur leur lieu de travail 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour en France sur un lieu de travail 70 % des victimes disent ne pas en avoir parlé à leur supérieur. Quand elles l’ont fait, 40 % d’entre elles estiment que le règlement leur a été défavorable (elles ont été mutées, placardisées, voire licenciées) 18 % des femmes cadres déclarent avoir été victimes et/ou témoins de violences sexistes et sexuelles contre 12% des hommes (Baromètre Cadres ViaVoice-UGICT 2023) Halte aux violences sexistes et sexuelles : au travail aussi ! À l’occasion du 25 novembre, journée internationale de lutte pour l’élimination des violences contre les femmes, la CGT appelle à se mobiliser massivement dans la rue et sur les lieux de travail pour obtenir la mise en place immédiate de mesures efficaces contre les violences sexistes et sexuelles : sanctionner les entreprises qui n’ont pas de plan de prévention des VSS; imposer la sensibilisation annuelle du personnel aux VSS sur les lieux de travail et la formation des encadrant·es, des représentant·es du personnel et de la médecine du travail ; octroyer aux référent·es violences et harcèlement les moyens de jouer leur rôle; permettre aux victimes de VSS sans représentation du personnel d’être défendues par un syndicat face à l’employeur; faire prendre en charge par l’employeur l’ensemble des frais pour les faits de VSS subis en lien, à l’occasion ou du fait du travail ; garantir aux victimes de VSS – au travail ou non – un certain nombre de droits permettant de protéger leur droit au travail : interdiction dessanctions, réaménagement du temps et de l’espace de travail, mobilité géographique, jours de congé spécifiques, etc. , Halte aux violences sexistes et sexuelles : pour une loi intégrale ! La CGT agit vigoureusement pour une loi-cadre contre les violences sexuelles. Elle est partie prenante de la Coalition féministe pour une loi intégrale contre les violences sexuelles, lancée mi-octobre 2024, qui porte plus de 150 propositions pour enfin mettre fin à l’impunité et protéger les victimes. Ceci implique d’y consacrer les moyens humains et financiers nécessaires et d’agir à tous les niveaux (formation, prévention, éducation, accompagnement, police, justice, santé) et de prendre en compte toutes les formes de violences sexuelles infligées aux femmes et aux enfants (dont les violences en ligne, mariages forcés, mutilations, violences obstétricales et gynécologiques ou encore violences au travail). Au sein de cette coalition, composée de 140 associations féministes, associations de défense des droits des enfants et syndicats, la CGT œuvre plus particulièrement à éclairer l’angle mort que constituent les violences sexuelles dans l’univers professionnel. En effet, ces violences en lien, à l’occasion ou du fait du travail sont massives et pourtant largement invisibilisées. Dans le sillage de la coalition féministe, une coalition parlementaire transpartisane pour une loi intégrale s’est créée pour appuyer les revendications de la coalition féministe. Elle regroupe aujourd’hui quelques 80 député.e.s et sénateurs.ice.s susceptibles de contribuer à faire vivre le sujet que la coalition féministe a réussi à imposer dans le débat public. , Halte aux violences sexistes et sexuelles : pour la protection de TOUTES ! Les violences sexistes et sexuelles ne s’arrêtent pas avec l’âge… Les violences sexistes et sexuelles concernent massivement les femmes âgées. Ces dernières, souvent plus pauvres que leur mari, plus isolées que pendant la vie active, issues d’une génération marquée par le patriarcat, sont de fait exposées à des risques spécifiques de violences conjugales – un quart des femmes décédées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint ont plus de 70 ans… Une prise en compte spécifique des violences faites aux femmes âgées est indispensable. Elle passe notamment par la formation des personnels soignants et des aides à domicile à la détection de situations préoccupantes et la création de structures spécifiques pour accueillir et accompagner les femmes âgées victimes de violence. Halte aux violences sexistes et sexuelles : les 22, 23 et 25 novembre on se mobilise ! La CGT appelle à participer à toutes les mobilisations, grèves, manifestations et actions prévues les 22 ou 23 et 25 novembre 2025 , ,
Kit de mobilisation pour le 2 décembre

La préoccupation première de la population, c’est de pouvoir vivre de son travail Pour imposer une autre répartition des richesses, nous revendiquons dans nos entreprises et nos services des augmentations de salaires et au niveau national l’abandon du budget d’austérité dont les pires mesures ne sont pas retirées et restent sous-médiatisées. Il faut répéter partout que tout est à rejeter dans ce budget qui aurait des conséquences très violentes sur les travailleurs. Le 2 décembre est une mobilisation intersyndicale, à l’appel pour l’instant, de la CGT, FSU et Solidaires C’est à nous de construire cette mobilisation, avec 5 actions syndicales à travailler dans les organisations et les syndicats et à mener dans nos entreprises et services : On affiche le matériel CGT pour informer les collègues de la mobilisation On prévoit des réunions d’information et des Assemblées Générales On demande l’ouverture (ou la réouverture) de NAO pour augmenter les salaires On invite les autres organisations syndicales à rejoindre la dynamique et s’associer aux préavis de grève (pour le 2 décembre : objectif 1000 appels à la grève !) On organise des déploiements pour convaincre un maximum de salarié·es de rentrer dans l’action 🔴 Ce matériel sera actualisé et complété la semaine prochaine (générateur d’affiches, aide à la mobilisation, simulateurs…) Tract Tract – format .jpg – télécharger Tract – format .pdf – télécharger Tract – format .pdf avec encart éditable – télécharger Jeu à gratter Accéder au jeu interactif ou télécharger le visuel Télécharger Visuels réseaux sociaux Télécharger ➡️ En complément pour les NAO, accédez au kit salaires ,
2 décembre : « ils ne reculeront que si nous nous mobilisons » !

« Le vote à l’Assemblée ne constitue pas une suspension de la réforme, mais un simple décalage » Sophie Binet a insisté sur la nécessité de l’abrogation complète. Si cette mesure permet à cinq générations de partir à la retraite trois mois plus tôt, elle ne change rien au fond du problème : l’âge légal de départ à 64 ans reste gravé dans la loi. La CGT réclame une vraie suspension de la réforme avec le retrait des 64 ans de la loi pour tout le monde. La CGT appelle les parlementaires et le gouvernement à abroger sans attendre l’ensemble de la réforme des retraites ou à organiser un référendum pour permettre enfin aux français·es de s’exprimer. 40 milliards de cadeaux fiscaux aux entreprises Alors que le président du MEDEF a qualifié le report de la réforme d’ « hérésie » Sophie Binet a rappelé que ce sont les entreprises qui sont responsables du déficit alors qu’elles ont bénéficié chaque année de 40 milliards d’euros de baisses d’impôts depuis 2017 et que dans le même temps tous les droits des travailleurs·euses ont été mis à mal. Le 2 décembre, une mobilisation contre une série d’horreurs : « ils ne reculeront que si nous nous mobilisons » Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation) L’objectif affiché est de mettre le débat budgétaire « sous la pression de la mobilisation » et les motifs de colère sont multiples : La suppression de 3000 postes dans la Fonction publique et notamment dans l’Éducation nationale, à France Travail, aux Finances publiques, dans les organismes de Sécurité sociale… Le gel du salaire des agent.es de la Fonction publique qui a déjà baissé depuis vingt ans de 23 % en euros constants ! La baisse des moyens des services publics notamment des universités, des collectivités territoriales, de la culture, de la santé, de l’action sociale, ainsi que la baisse des dotations aux associations… La taxation des malades avec le doublement des franchises médicales qui pourraient atteindre 350€ par personne, l’augmentation des frais de complémentaire et l’explosion des dépassements d’honoraires, La limitation à 15 jours des arrêts maladie et à 4 mois des arrêts en accidents du travail / maladies professionnelles (ATMP), L’année blanche et le gel des pensions de retraites jusqu’en 2030, ainsi que de toutes les prestations sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, AAH, RSA…). Sous la pression, le premier ministre s’est engagé à y renoncer mais nous n’avons aucune garantie solide à ce stade, La baisse du budget des hôpitaux et des Ehpad alors qu’ils sont déjà contraints de fermer de nombreux lits, Une forte baisse des allocations familiales pour les parents d’enfants de plus de 14 ans… Voir l’intégralité de l’interview ⤵️ ,
Des COP à nos lieux de travail, la CGT porte les mêmes revendications !

Pour la première fois, en 2024, la température terrestre moyenne a dépassé de 1,5 °C celle de la période préindustrielle L’endiguement du réchauffement planétaire, avec un seuil de 1,5 °C à ne pas dépasser, était pourtant l’objectif prioritaire de l’accord issu de la COP de Paris en 2015. Les politiques gouvernementales et patronales nous amènent sur la trajectoire opposée. Pas d’emploi sur une terre inhabitable Chaque semaine, nous constatons en France, mais aussi dans le monde, les effets dévastateurs du dérèglement climatique, que ce soit sur l’environnement, la biodiversité, l’économie ou les humain·es que nous sommes. Les records de températures tombent inlassablement les uns après les autres, les épisodes climatiques extrêmes se succèdent, générant incendies, inondations, etc. et pendant ce temps, les mesures d’atténuation et d’adaptation ne sont pas à la hauteur. En particulier, les dérèglements climatiques amplifient les risques sanitaires auxquels sont confronté·es les travailleurs et travailleuses, particulièrement les plus précaires, exposé·es de manière disproportionnée à ces dangers. « Chaque année, des milliards de travailleurs sont exposés à des dangers exacerbés par le changement climatique, et leur nombre ne fera probablement qu’augmenter. De solides données factuelles démontrent que de nombreux problèmes de santé touchant les travailleurs sont liés au changement climatique (cancers, maladies cardiovasculaires, maladies respiratoires, insuffisance rénale, troubles de la reproduction et problèmes de santé mentale, entre autres). » Citation du rapport « Assurer la sécurité et la santé au travail à l’heure du changement climatique : L’Organisation internationale du travail » (OIT, 2024) Il n’y a pas de fatalité face à l’inaction des gouvernements et du patronat Ce que nous ne mettons pas en place aujourd’hui sous prétexte de déficit public, de libre concurrence, de soumission aux marchés ou de non-taxation des plus riches, l’ensemble de la population en pâtit dès maintenant. Et si rien n’est fait, la situation ne cessera de s’aggraver. La CGT est engagée de longue date dans les processus des COP au sein de la Confédération syndicale internationale (CSI). Partout dans le monde, le syndicalisme appelle les pays négociateurs à prendre à Belém une décision qui améliore de manière tangible la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes, en fixant une nouvelle orientation pour la coopération climatique : une orientation qui place les personnes et leurs droits au centre. 4 blocs revendicatifs 1 – Garantir la participation des syndicats et des travailleurs pour renforcer la démocratie Dans le cadre des COP, le mouvement syndical international au sein de la CSI se bat depuis des décennies pour la mise en place d’un nouveau mécanisme multilatéral de transition juste permettant d’orienter l’ensemble du système international vers des transitions centrées sur l’humain·e aux niveaux local et national, où les travailleur·ses et les communautés contrôlent les décisions qui affectent leur vie et leurs moyens de subsistance. En France, la CGT revendique notamment : l’instauration d’un réel pouvoir d’intervention pouvant aller jusqu’au veto pour les représentant·es des salarié·es dans les comités sociaux et économiques (CSE) et les organisations syndicales, notamment lorsque les projets des entreprises ont un impact négatif sur l’emploi ou l’environnement ; le renforcement du rôle des organisations syndicales, des instances de dialogue social et notamment des conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (Ceser) en les consultant systématiquement, en prenant en compte leurs recommandations spécifiques dans la prospective, l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques à tous les échelons des territoires ; l’examen obligatoire des projets alternatifs portés par les salarié·es et leurs syndicats, avec un soutien technique et financier sur les fonds de l’entreprise, de la société, du groupe, de la branche, de la filière, ou à défaut sur des fonds publics. Anticiper le changement plutôt que de réagir aux crises Partout dans le monde, les syndicats constatent la mise en place de politiques climatiques et énergétiques néolibérales, modelées par la privatisation et la marchandisation. Cette orientation dominante, loin d’anticiper les conséquences du changement climatique, les amplifie en nourrissant la précarité et les destructions d’emplois. C’est pour cela que la CSI revendique au sein des COP la mise en place de normes contraignantes, intégrées dans la feuille de route de chaque pays. Ces normes doivent garantir que les transitions créent un travail décent, s’attaquent aux inégalités et disposent des moyens nécessaires à leur mise en œuvre. En France, la CGT revendique notamment : un moratoire sur les licenciements, pour préserver emplois et compétences, qui pourrait par exemple prendre la forme de contrats de sécurisation, à l’image de celui des travailleur·ses de la centrale de Gardanne. Il faut limiter strictement la définition légale du licenciement économique aux difficultés économiques graves mettant en cause la survie de l’entreprise ; la création d’un fonds mutualisé pour les transitions environnementales et économiques au niveau de chaque branche professionnelle, financé par une contribution assise sur la masse salariale des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et des grandes entreprises. Le maintien du contrat de travail serait obligatoire, avec une obligation de reclassement au niveau des entreprises de la branche et du territoire, et/ou l’accès à une formation qualifiante pendant au moins vingt-quatre mois ; un cadre strict de conditionnalité des aides publiques versées aux entreprises, fondé sur des critères économiques (emplois de qualité en territoire), sociaux et environnementaux. Les aides publiques (subventions, crédits d’impôt, garanties, foncier, commande publique…) doivent être conditionnées à des engagements précis en termes d’emplois. L’adaptation, une nécessité vitale pour le monde du travail Pour pallier les conséquences déjà bien visibles du changement climatique sur les conditions de travail, la CSI revendique lors des COP la mise en place, en lien avec l’Organisation internationale du travail, d’un ensemble complet d’indicateurs à finalité politique, incluant les impacts du changement climatique sur les travailleur·ses, leurs emplois et leurs moyens de subsistance. Les politiques nationales d’adaptation doivent être élaborées en tenant compte de ces indicateurs, en associant les syndicats. En France, la CGT revendique notamment : le retour des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), avec l’ajout d’une compétence environnementale (CHSCTE), qui devraient être renforcés par la création d’un droit d’alerte environnemental du CSE,
On s’organise pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles au travail

Les violences sexistes et sexuelles : un fléau social, pas des cas isolés 9 % des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail, 30 % des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail 70 % de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur. Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement. En 2024, les services de sécurité ont enregistré 272 400 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire En France, 3 femmes victimes de féminicide ou de tentative de féminicide par jour ! ( HCE – Rapport annuel 2024 sur l’État des lieux du sexisme en France fin page 39 et début page 40.) Les violences sexistes et sexuelles ne relèvent pas de faits divers. Elles traduisent un système d’inégalités et de domination qui s’exerce aussi dans le monde du travail. Elles touchent toutes les femmes, quels que soient leur métier, leur âge, leur statut ou leur niveau de responsabilité. S’attaquer à ces violences, c’est défendre la dignité au travail, le droit à la sécurité et à l’égalité. C’est un combat syndical à part entière. Victimes de violences sexistes et sexuelles : quels sont mes droits ? L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses employé·es… y compris en matière de violences sexistes et sexuelles ! Concrètement, les salarié·es doivent pouvoir travailler dans de bonnes conditions et en sécurité et l’employeur doit prendre des mesures précises qui comprennent : des actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail ; des actions d’information et de formation ; la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. L’employeur a une obligation particulière en matière de violences sexistes et sexuelles. Dans le privé comme dans le public, les textes sont très clairs : il doit prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les faits de harcèlement sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner. Dans le privé, il a 2 mois pour agir une fois au courant des faits. Si l’une des deux obligations – prévention et intervention – n’est pas respectée, vous pouvez saisir la justice civile pour demander réparation (auprès des prud’hommes pour le privé et du tribunal administratif pour le public). Pas besoin d’aller porter plainte pour que l’employeur agisse. Il est obligé de lancer une enquête et de sanctionner, même quand il n’y a pas de plainte et y compris si la plainte a été classée sans suite. De même, si une plainte est déposée, l’employeur ne peut pas se cacher derrière la décision de justice ou attendre que la justice ait tranché : il est tenu d’agir. Je suis victime ou témoin de violence, comment je fais ? Dites-vous bien que ce n’est pas lié à vous, c’est malheureusement le lot de beaucoup de femmes. Les violences sexistes et sexuelles concernent toutes les femmes au travail comme dans la vie, qu’elles soient cadres ou ouvrières, jeunes ou pas, pauvres ou riches… Surtout, ne restez pas seul·e. Contactez votre syndicat CGT. Ensemble, vous établirez la meilleure stratégie pour faire cesser les violences, mettre l’employeur devant ses responsabilités, obtenir protection et réparation et que l’auteu·re soit sanctionné. Toutes les actions menées seront faîtes avec votre accord.Il est important de saisir l’employeur pour vous protéger et faire cesser les violences. Pour prévenir les violences et y mettre fin, on la joue collectif ! Il y a plusieurs enjeux : d’abord ne pas laisser la victime seule – ce qui fait la force d’une affaire de violence sexiste ou sexuelle c’est la parole des femmes et réciproquement, le courage de sa parole qui dit les violences subies, permet de solidariser le collectif de travail. L’autre enjeu, c’est que c’est une question politique de lutter contre les violences dans la société et au travail. Nous ne sommes pas dans des histoires isolées, mais dans un phénomène social d’ampleur, donc l’enjeu c’est de faire débat avec les collègues sur cette question pour faire grandir l’intolérance aux violences. Les collectifs savent se mobiliser lorsqu’il s’agit de salaires ou de conditions de travail, alors on fait pareil. On peut commencer par afficher sur les panneaux les affiches CGT, on peut distribuer les violentomètres… Et surtout on parle et on croit. Avec la CGT, je revendique : L’obligation annuelle d’une campagne de sensibilisation sur les violences sexistes et sexuelles auprès de l’ensemble des salarié·es sur leur temps et lieu de travail. Le respect de l’obligation de l’employeur pour avoir un plan de prévention sur les violences sexistes et sexuelles et un document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) genré. L’obligation de mise en place de dispositifs de prévention spécifiques pour les travailleuses et travailleurs les plus vulnérables et notamment les jeunes, les précaires, les apprenties, les personnes LGBTI+, les travailleuses de nuit ou en milieu non mixte… Des droits pour protéger les victimes de violences conjugales : abrogation des jours de carence en cas d’arrêt maladie, interdiction de licenciement, droit à absences rémunérées pour faire ses démarches, droit à la mobilité géographique et fonctionnelle. Des droits pour que les victimes de violences sexistes et sexuelles travaillant dans des entreprises sans représentant·e du personnel puissent être défendues et accompagnées par un syndicat face à leur employeur. L’obligation de négociation d’un chapitre sur les violences sexistes et sexuelles au travail dans les accords égalités. , Luttes contres les violences sexistes et sexuelles : l’engagement de la CGT Les outils CGT (www.egalite-professionnelle.cgt.fr) Les formations CGT dédiées. Les militant·es de la CGT de mon entreprise ou administration Les référent·es CGT disponibles pour accueillir et accompagner les victimes , Tract , Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger ,
[Tribune] Vive la cotisation sociale !
Notre Sécurité sociale, créée en 1945, à la sortie de l’ignominie de la Seconde Guerre mondiale, est la confluence du combat ouvrier et républicain. Depuis, nous cotisons en fonction de nos moyens pour en bénéficier selon nos besoins. Cette victoire collective, financée par le travail car lui seul crée la richesse, donc sur le salaire, permet à toutes et tous de bénéficier de la solidarité et d’échapper à la pauvreté. La cotisation est du salaire. Les offensives contre cette partie socialisée du salaire commencent en distinguant artificiellement un brut « salarial » et « patronal » puis en cherchant à « alléger les charges », c’est-à-dire en fait à affaiblir les salaires en les exonérant des cotisations sociales. Derrière ce que certains appellent des charges pour demander à les alléger se trouve en réalité du salaire : en plus du salaire net pour le mois, le salaire brut pour les droits en cas de licenciement, accident, maladie, parentalité ou pour les retraites. D’où l’importance de connaître sa fiche de paie : chaque ligne a une signification. A travers les attaques contre les cotisations, c’est au salaire qu’on s’attaque, le brut aujourd’hui, le net demain. Le salaire socialisé est la meilleure sécurité, avec des cotisations pour augmenter les protections et les pensions. La cotisation sociale, c’est aussi la carte Vitale quand d’autres préfèrent la carte bancaire pour faire leurs affaires. Lorsqu’on cotise à la Sécu, les frais de gestion sont de 3 %, le reste va dans les soins. Dans un monde d’assurances privées, tout sera fait pour couper sur les remboursements et conserver plus de 20 % de frais et de rendement aux actionnaires. C’est payer plus pour se faire soigner moins. Le budget le moins endetté et le plus attaqué Pour mieux attaquer la Sécu, on nous alarme en confondant les trois différents budgets : Ceux de l’Etat et des collectivités territoriales, votés chaque année lors du projet de loi de Finances (PLF : recherche, écoles, justice…). Depuis 2017, l’endettement de l’Etat a augmenté de 1 000 milliards d’euros, en favorisant les grandes entreprises et les plus fortunés. Les collectivités territoriales sont faiblement endettées malgré d’énormes transferts de services publics non compensés par l’Etat, ce qui participe à leur dégradation. Celui solide et solidaire de la Sécurité sociale a vu sa gestion principalement syndicale remplacée en 1967 par une gestion paritaire, et depuis son étatisation en 1996, il est voté par l’Assemblée nationale à travers le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). C’est le moins endetté et pourtant le plus attaqué. Au lieu d’élargir l’assiette des cotisations, c’est-à-dire soumettre à cotisations les revenus liés au travail comme l’intéressement, la participation, la PPV ou les dividendes, le financement de la Sécurité sociale passe des cotisations à l’impôt (CSG, CRDS et TVA), faisant payer aux salarié·es les cadeaux aux entreprises. Dans les années 1980, les cotisations finançaient 80 % de la protection sociale, c’est à peine la moitié aujourd’hui. Des exonérations non compensées qui manquent à la protection sociale S’ajoute le scandale des exonérations de cotisations sociales : plus les salaires sont bas et proches du smic, plus les exonérations de cotisations sont hautes. Les directions d’entreprises ont donc d’autant plus intérêt à maintenir des salaires faibles. Alors que les salaires ne sont pas indexés sur le smic et que la loi interdit même de le prévoir par accord collectif, ce qui permettrait au moins de ne pas perdre en niveau de vie, les exonérations de cotisation se retrouvent, elles, indexées sur le salaire minimum. L’empilement de dispositifs d’exonérations, concentrés entre le smic et le salaire médian, a compressé les salaires. Il faut sortir du cercle vicieux des exonérations de cotisations, qui incitent aux bas salaires, à la sous-traitance en cascade, au low-cost et participent à la désindustrialisation. Si les exonérations sont majoritairement compensées par l’Etat, les près de 5 milliards qui ne le sont pas manquent à la protection sociale. La partie compensée, près de 80 milliards parmi les 211 milliards d’euros annuels d’aides publiques aux entreprises, constitue en fait une prise en charge par l’Etat d’une part des salaires du privé à la place de l’employeur (près du tiers pour les salaires au niveau du smic). C’est autant d’argent en moins pour les services publics qui sont dans une situation catastrophique. Et contrairement à ce qui est suggéré par la position qui consiste à les limiter au-delà d’un certain niveau de smic, ces exonérations sur les bas salaires n’ont pas été efficaces pour créer ni même sauvegarder des emplois. Une société de progrès social et environnemental, qui répond aux défis d’avenir, est une société qui augmente la part du salaire socialisé dans son économie. Fêtons les 80 ans de conquête moderne qu’est la Sécurité sociale en défendant les cotisations. Pour défendre la cohésion sociale, ces choix démocratiques doivent être portés dans le débat public. Premiers signataires Agathe Le Berder, direction confédérale de la CGT en charge des salaires ; Thomas Vacheron, direction confédérale de la CGT en charge des salaires ; Philippe Batifoulier, professeur à l’université Sorbonne-Paris-Nord ; Clément Carbonnier, professeur à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne ; Maxime Combes, économiste à l’Observatoire des multinationales ; Nicolas Da Silva, maître de conférences à l’université Sorbonne-Paris-Nord ; Anne-Laure Delatte, directeur de recherche CNRS à l’université Paris-Dauphine-PSL ; Jean-Paul Domin, professeur à l’université de Reims-Champagne-Ardennes ; Victor Duchesne, maître de conférences à l’université Sorbonne-Paris-Nord ; Ariane Ghirardello, maîtresse de conférences à l’université Sorbonne-Paris-Nord ; Sabina Issehnane, maîtresse de conférences à l’université Paris-Cité ; Coralie Perez, ingénieur de recherche à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne ; Corinne Perraudin, maîtresse de conférences à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne ; Emmanuelle Puissant, maîtresse de conférences à l’université Grenoble-Alpes ; Muriel Pucci, présidente du comité scientifique du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ; Gilles Raveaud, maître de conférences en économie, université Paris-8 Saint-Denis ; Henri Sterdyniak, économiste, Les Economistes atterrés ; Julie Valentin, maîtresse de conférences à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne.
De l’argent, il y en a !

Le budget Lecornu maintient le cap de l’austérité Depuis que les prix augmentent, nos salaires stagnent. Dans le public, le gel du point d’indice a fait perdre plus de 23 % de pouvoir d’achat en 20 ans. Dans le privé, les augmentations négociées dans les branches et les entreprises (les “NAO”) ne compensent pas l’inflation. Résultat : les travailleurs et travailleuses produisent toujours plus de richesses… mais n’arrivent pas à vivre de leur travail.Alors que le Smic est trop faible, l’ensemble des salaires se tassent, et 50 % des salarié·es gagnent moins de 2190 euros Net par mois ! Ce n’est pas un problème d’argent, c’est un problème de partage Notre travail crée les richesses : on veut notre part. Seul notre travail crée la richesse, et il en crée de plus en plus ! Mais sa répartition entre les profits pour quelques-uns et les salaires pour tous les autres se fait clairement au détriment des salarié·es ! C’est le “coût du capital” qui explose ! Chaque année, 211 milliards d’euros d’aides publiques sont versés aux entreprises sans contrôle ni contrepartie. Les dividendes explosent : +50 % en cinq ans, un record mondial. Les grandes fortunes continuent d’accumuler : les 500 familles les plus riches possèdent 40 % du revenu national ! La CGT revendique justice sociale + justice fiscale Le gouvernement s’obstine dans le choix de réduire les dépenses publiques et sociales, alors que c’est justement par les salaires, l’emploi et les services publics qu’on peut relancer l’économie et répondre aux besoins. Nos revendications sont claires : Augmentation des salaires, dans le privé comme dans le public. SMIC à 2 000 € brut, et indexation de tous les salaires sur l’inflation pour ne pas perdre en niveau de vie Égalité salariale entre les femmes et les hommes, Contrôle et conditionnement des aides publiques aux entreprises à des créations d’emploi et à des hausses de salaires. Mise en place d’une taxe plancher sur les ultra-riches : faire contribuer les 1 800 foyers qui détiennent plus de 100 millions d’euros de patrimoine. , Alors, on s’organise ! Dans nos entreprises, nos administrations, nos établissements : discutons salaires, partageons nos revendications, préparons les NAO ! multiplions les initiatives locales, actions, réunions d’infos Ensemble, imposons une autre répartition des richesses, au national en mettant la pression sur le vote du budget et dans nos entreprises et services en gagnant des augmentations de salaires Le mardi 2 décembre en grève et manifestation, on se saisit de cette journée de mobilisation pour l’augmentation des salaires et l’enterrement du budget d’austérité , Tract Tract – format .jpg – télécharger Tract – format .pdf – télécharger Tract – format .pdf avec encart éditable – télécharger ,
La lutte, ça gagne !
Pas de victoire sans lutte Congés payés, 35 heures, amélioration des conditions de travail… Chaque avancée a été le fruit d’une lutte acharnée menée par les travailleur·ses avec leurs syndicats pour arracher de nouveaux droits au patronat. Ce qui vaut à l’échelle nationale est également vrai à l’échelle d’une entreprise. La base : se syndiquer Faire partie d’un syndicat permet de s’unir dans l’entreprise face à l’employeur pour défendre ses droits et en obtenir de nouveaux. Plus encore : faire partie de la CGT permet de compter sur un réseau d’organisations en territoires, dans les professions, au niveau national pour faire monter le rapport de force en faveur des salarié·es. « La gagne », des luttes gagnantes ancrées dans le réel. Si la CGT porte une démarche revendicative précise pour gagner sur ses revendications, chaque entreprise est différente et il faut plus qu’un modèle théorique pour mener et remporter une lutte. Afin de représenter toutes les facettes du syndicalisme et d’ancrer sa démarche revendicative dans le réel, la CGT lance une nouvelle série : « La gagne ». Dans chaque épisode, un·e camarade revient sur une lutte menée de son entreprise, en la décrivant du début à la fin : les premiers contacts d’information avec les salarié·es, les assemblées générales, l’entrée en grève et son déroulement, les négociations avec le patron… jusqu’à la victoire. Plus qu’un simple témoignage de nos luttes gagnantes, il s’agit d’une véritable source d’inspiration pour tou·tes les salarié·es dans leurs entreprises : si on se mobilise, tou·tes ensemble, la lutte, ça gagne ! Retrouvez les premiers épisodes de « La gagne » ⤵️ Épisode 1 : La Fonderie de Bretagne vivra ! Cet épisode revient sur la lutte des salarié·es de l’entreprise Fonderies de Bretagne, ancienne filiale du groupe Renault, qui ont sauvé leur entreprise et 266 emplois en ne lâchant rien. , Épisode 2 : Pour les B & M (ex-Babou), la lutte a payé Alors que la direction annonçait une augmentation de salaire inférieure à l’inflation, une centaine de salarié·es de l’enseigne de distribution se sont mis·es en grève pendant cinq jours, arrachant entre autres 2,1 % d’augmentation générale, le 13e mois pour les niveaux 6 et 7 et la prise en charge totale par l’employeur de l’augmentation de la mutuelle. , Épisode 3 : Chez JDE Peet’s, Ils ont lutté. Ils ont gagné Quand on bosse pour le numéro un mondial du café, il y a de quoi être vénère. Surtout quand on ne voit pas la couleur des profits. Dans ce troisième épisode de « La Gagne », on parle de la victoire des 500 salariés de JDE Peet’s dans la Loire, fabricant de capsules de café, principalement pour la marque l’Or. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation) ,
» Le message des retraité·es doit être entendu par le gouvernement «
» Sur Shein on a un gouvernement qui multiplie les gesticulations ridicules et fait l’inverse de ce qu’il dit « Interrogée sur le processus de suspension de la plateforme Shein engagé par le gouvernement, Sophie Binet pointe le manque d’effectifs de la DGCCRF (services de la répression des fraudes) dont les effectifs ont été baissés d’un quart depuis 15 ans, pour faire le suivi et lutter contre les abus de ce type de plateformes. Elle rappelle que le problème ce n’est pas seulement Shein, mais aussi toutes les multinationales qui produisent dans les pays à bas couts, avec des conditions sociales et environnementales catastrophiques; et que dans un même temps le gouvernement détricote au plan européen la loi sur le devoir de vigilance. » Le problème, ce n’est pas les consommateurs, c’est que le gouvernement ne prend pas les mesures pour réguler l’économie « Les salaires n’ont pas retrouvé leur niveau de 2020, Il y a des millions de Français·es qui n’arrivent pas à remplir leur frigo alors qu’ils et elles travaillent, et c’est à eux que le gouvernement s’attaque. Pour lutter contre le dumping, il faut instaurer des droits de douanes aux frontières européennes, et les moduler en fonction des normes sociales, environnementales et fiscales. » La prime de Noël n’est pas de la générosité, c’est la conquête d’une lutte menée par la CGT et les chômeurs « La secrétaire générale de la CGT a qualifié d’indécente la proposition de Roland Lescure, ministre de l’économie, de recentrer le dispositif de la prime de noël sur ceux qui ont des enfants. » Aujourd’hui, au lieu de s’attaquer aux milliardaires, le gouvernement va faire les poches des plus précaires. « » Il y a beaucoup d’entreprises dans lesquelles les employé·es ne se mettent plus en arrêt maladie mais continuent en télétravail « Ce budget prévoit de limiter la durée maximum des arrêts maladie à 15 jours, ce qui est totalement absurde étant donné les difficultés d’obtenir des consultations médicales, du fait du manque de médecins et des déserts médicaux, et au fait que certaines pathologies ne se soignent pas en quinze jours. De même, que cela ajoutera de la difficultés pour les entreprises à s’organiser pour remplacer un employé en arrêt maladie. » Le message des retraité·es doit être entendu par le gouvernement « Malgré les annonces de Sébastien Lecornu, mais qui restent à préciser, de renoncer à la désindexation des pensions de retraites, cela ne concernerait que les retraité·es les plus précaires avec un plafonnement; et pire, la désindexation donc la baisse de leur pouvoir d’achat serait actée jusqu’en 2030. A cela s’ajoute la taxation des malades, extrêmement violente, que prévoit ce budget avec une explosion des frais de santé : le doublement des franchises médicales pénalisera prioritairement les retraité·es qui sont les premier·es à avoir besoin de se soigner; de même que la baisse des moyens de financements attribués aux hôpitaux prévue dans ce budget va encore dégrader leur situation. » Les ruptures conventionnelles ont été créées en 2008, à la demande du patronat, qui ne pouvait pas licencier assez facilement « Interrogée sur la volonté du gouvernement de s’attaquer aux ruptures conventionnelles, Sophie Binet a rappelé que depuis leur création une série de réformes du droit du travail se sont enchainées, facilitant les licenciements, ayant pour résultat que le patronat ne veut plus de ces ruptures conventionnelles qui permettent aux salarié·es de pouvoir négocier leur départ; rappelant que c’est toujours le patron qui à la main sur la signature de ces contrats. Voir le replay ⤵️ ,
[Retraites] Non à la suspension enfumage !

« Suspension » ou blocage de la retraite à 64 ans, quel impact pour vous ? ➡️ Accéder au simulateur Sous la pression de la mobilisation, le Premier ministre a été contraint d’annoncer dans sa déclaration de politique générale la suspension de la réforme des retraites. Il vient de dévoiler la rédaction qu’il intègrera au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Cela valide les craintes de la CGT : La suspension est en réalité un décalage, comme l’a confirmé le chef de l’Etat. Les 64 ans sont maintenus, leur application est seulement décalée. Ceci permet aux générations nées entre 1964 et 1968 de partir 3 mois plus tôt que prévu par la réforme. Une petite avancée pour les générations concernées mais c’est ensuite la confirmation dans la loi des 64 ans. De plus, le gouvernement prend prétexte du décalage pour amplifier les mesures anti-sociales déjà contenues dans le PLFSS : la ponction sur les mutuelles complémentaires (qui sera forcément répercutée sur le prix des contrats et donc sur les frais de santé des salariés et des retraités) à laquelle s’ajoute l’année blanche. Après avoir été gelées en 2026, les pensions seront minorées de 0,9 points sous l’inflation en 2027 et de 0,4 points les deux années suivantes. Une énorme perte de pouvoir d’achat pour les retraité·es, actuel·les et futur·es. Inacceptable ! Pour financer le blocage (100 millions d’euros en 2026 et 4 milliards d’euros en 2030) et l’abrogation (3,5 milliards d’euros en 2026 et 15 milliards d’euros en 2030), une multitude de dispositions peuvent être prises et notamment : La suppression progressive des 80 milliards d’exonérations de cotisations sociales dont 5,5 Md€ qui ne sont pas compensés par l’Etat et qui participent aux trappes à bas salaires L’égalité de salaires femmes / hommes qui rapporterait au minimum 6 milliards d’euros par an pendant 40 ans L’élargissement de l’assiette des cotisations pour y intégrer toutes les primes, l’intéressement et la participation (4,4 milliards d’euros) L’augmentation du forfait social sur les dividendes (alignement sur les cotisations dites patronales 10 milliards d’euros minimum) La lutte contre le travail illégal qui fait perdre de 6 à 8 milliards d’euros de cotisations retraite. Seule la mobilisation du monde du travail permettra d’empêcher ce budget de régression et de gagner l’abrogation de la réforme des retraites. Les retraité·es seront mobilisé·es ce 6 novembre, cette mobilisation doit faire tache d’huile ! La CGT réitère son appel à multiplier les luttes si possibles dans un cadre unitaire au niveau des entreprises, des territoires, des branches et au niveau national interprofessionnel. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation) « Suspension » ou blocage de la retraite à 64 ans, quel impact pour vous ? Accéder au simulateur , Télécharger le tract ⤵️ Tract – format .pdf – télécharger Tract – format .docx – télécharger Tract – format .jpg – télécharger , Télécharger l’affiche A1 – RVB – format jpg – Télécharger A1 – CMJN traits de coupe – format pdf – Télécharger A3 – RVB – format jpg – Télécharger A3 – RVB – format pdf – Télécharger A3 – CMJN traits de coupe – format pdf – Télécharger , Trouvez un lieu de mobilisation Carte générée par la CGT via carte.cgt.fr .iframe-container-carte-cgt{position: relative; overflow: hidden; width: 100%; padding-top: 56.25%; /* 16:9 Aspect Ratio (divide 9 by 16 = 0.5625) */} .iframe-container-carte-cgt iframe { position: absolute; top: 0; left: 0; bottom: 0; right: 0; width: 100%; height: 100%;} , Lieux de rassemblements 01 – BOURG-EN-BRESSE – 10h30 – Préfecture 03 – MONTLUÇON – 10h30 – Place Jean Dormoy 03 – MOULINS – 10h30 – Place de la Liberté 03 – VICHY – 10h30 – Place de la poste 04 – DIGNE-LES-BAINS – 10h30 – Préfecture 06 – NICE – 10h30 – Place Garibaldi 07 – ANNONAY – 14h30 – Sécurité Sociale 07 – AUBENAS – 14h30 – Agora 07 – PRIVAS – 10h30 – Sécurité Sociale 07 – TOURNON – 10h – Place Carnot – Kiosque à musique 08 – CHARLEVILLE-MEZIERES – 10h – Préfecture 10 – TROYES – 15h – Préfecture 12 – RODEZ – 14h – Préfecture 13 – MARSEILLE – 10h30 – Vieux Port 14 – CAEN – 10h30 15 – AURILLAC – 10h30 – Préfecture 19 – TULLE – 10h – Parvis de la cité administrative 22 – SAINT-BRIEUC – 11h 25 – BESANÇON – 11h – Place Pasteur 25 – MONTBÉLIARD – 14h – La pierre à poissons 26 – VALENCE – 14h30 – Préfecture 27 – EVREUX – 14h30 – Préfecture 29 – BREST – 10h30 – Centre des impôts rue Duquesne 29 – CARHAIX – 11h – Maison des Syndicats 29 – MORLAIX – 10h30 – Mairie 29 – QUIMPER – 10h30 – Place de la Résistance 29 – QUIMPERLÉ – 10h30 – Stèle Ambroise Croizat au Coat-Kaër 2B – BASTIA – Préfecture 30 – ALÈS – 10h30 – Sous préfecture 30 – BAGNOLS-SUR-CÈZE – 10h30 – La poste 30 – NÎMES – 10h – Place des arènes 32 – AUCH – 11h30 – Place de la Libération 33 – BORDEAUX – 10h30 – Place Gambetta 34 – BÉZIERS – 11h30 – Sous préfecture 34 – CLERMONT-L’HÉRAULT – 18h – Allée Salengro 34 – LUNEL – 10h30 – Hôpital 34 – MONTPELLIER – 10h30 – Place de la comédie 36 – CHÂTEAUROUX – 10h30 – Préfecture 38 – GRENOBLE – 14h30 – rue Félix Poulat 38 – LA TOUR-DU-PIN – 10h – Sous préfecture 38 – VOIRON – 10h – Permanence député Neuder à St-Étienne-de-St-Geoirs 39 – LONS-LE-SAUNIE – 10h 40 – MONT-DE-MARSAN – 11h – Préfecture 41 – BLOIS – 11h – Préfecture 42 – ROANNE – 10h30 – Place de la Loire 42 – SAINT-ÉTIENNE – 10h – Bourse du travail 43 – LE PUY-EN-VELAY – Préfecture 44 – NANTES – 10h30 – Place de Bretagne 47 – AGEN – 15h – Place de la préfecture 50
[ Tribune ] Budget 2026 : « Certaines mesures fragilisent des étudiants du seul fait de leur nationalité »
Si le projet de loi de finances 2026 est voté en l’état, 300 000 étudiants perdront leur droit à l’aide personnalisée au logement (APL), d’ici à la prochaine rentrée universitaire. Cette aide, qui représente entre 100 et 250 euros par mois, est une ressource précieuse pour des étudiants déjà précaires. Pourtant, le gouvernement de Sébastien Lecornu s’apprête à couper les APL de tous les étudiants extracommunautaires non boursiers, soit la quasi-totalité des étudiants étrangers, sur le seul critère de leur nationalité. Cette décision est une double peine pour ces jeunes qui vivent de plein fouet une précarité étudiante à laquelle s’ajoutent des frais scolaires différenciés exorbitants et des complications administratives lors des inscriptions. Déjà, ces étudiants se préparent à patienter dans les files d’attente des distributions alimentaires pour espérer pouvoir se nourrir dignement. Neuf étudiants étrangers sur dix ne touchent pas la bourse sur critères sociaux, en raison des conditions extrêmement restrictives pour y être éligible. Cette exclusion quasi systématique du système des bourses n’est pas liée à leurs revenus, mais bien à la difficulté d’accès à celles-ci, dans la mesure où les étudiants doivent résider en France depuis au moins deux ans et y avoir domicilié leur foyer fiscal. Mesure discriminante D’après les données de l’Observatoire national de la vie étudiante pour l’année 2023, 41 % des étudiants étrangers déclaraient éprouver des difficultés financières telles qu’il leur était impossible de faire face à leurs besoins – alimentation, loyer, gaz ou électricité. C’est presque le triple des étudiants de nationalité française, qui sont déjà 15 % dans ce cas. Les étudiants étrangers sont également plus en difficulté pour accéder à un logement digne et abordable, certains bailleurs allant jusqu’à louer leur logement plus cher sur le seul critère de la nationalité. Beaucoup d’étudiants étrangers ne trouvent alors pas de logement fixe abordable et se retrouvent à la rue, ou ne survivent que grâce à des hébergements précaires. En plus de venir fragiliser des étudiants du seul fait de leur nationalité, cette mesure discriminante entamerait notre modèle de protection sociale, en excluant les étrangers de la solidarité nationale, et ce, alors même que les étudiants étrangers paient des taxes comme tout un chacun, des frais d’inscription jusqu’à 16 fois plus élevés que les étudiants français, et surtout participent au rayonnement de la France. Nous ne pouvons supporter cette discrimination, qui ouvre la porte à d’autres mesures à visée xénophobe. Nous, représentants d’associations et d’organisations syndicales, universitaires, parlementaires, personnalités et collectivités engagées, appelons à la mobilisation des parlementaires et des citoyens pour la suppression de l’article 67 du projet de loi de finances. Les APL doivent rester une aide universelle, permettant l’accès au logement de toutes et tous, sans discrimination aucune. Tribune publiée sur le site de « Le Monde » Signataires : Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le Logement des Défavorisés, Marianne Auffret, directrice générale de l’Unhaj, Léa Balage, députée du groupe Ecologiste et social (3e de Paris), Jeanne Barseghian, co-présidente de l’ANVITA, Jean-Francois Bayart, professeur à l’Iheid , Anaïs Belouassa-Cherifi, députée de la France insoumise (1ère du Rhône), Romain Bertrand, directeur de recherche à Sciences Po, Sophie Binet, Secrétaire générale de la CGT, Imane Bounouh, activiste contre la précarité étudiante et créatrice de contenu, Fanny Bugeja-Bloch, Maitresse de conférences en sociologie à l’UPN, Présidente du collège scientifique de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE), Damien Carême, co-président de l’ANVITA, Fanélie Carrey-Conte, secrétaire générale de la Cimade, Cyrielle Chatelain, présidente du groupe parlementaire Ecologiste et social (2e de l’Isère), Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, Cathy Claverie, Présidente de Dom’Asile, Anne-Cécile Dockès, directrice générale de l’ACLEF Manuel Domergue et Nathalie Latour, porte-parole du Collectif des Associations pour le Logement, Nicolas Duvoux, Professeur de sociologie à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Inaki Echaniz, député socialiste (4e des Pyrénées-Atlantiques), Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa, Bastien François, professeur de sciences politiques à Paris 1, Leïla Frouillou, Maîtresse de conférences en sociologie à Université Paris Nanterre, Marie-Charlotte Garin, députée du groupe Ecologiste et social (3e du Rhône), Léa Jules-Clément et Eloïse Lefebvre-Milo, secrétaires générales de l’Union étudiante, Hania Hamidi, secrétaire générale de l’UNEF, François Héran, titulaire de la Chaire “Migrations et sociétés” au Collège de France, Nayan Khiang, auteur et président de Solidarités Asie France (SAF), Marylise Léon, Secrétaire générale de la CFDT, Emmanuel de Lescure, Secrétaire général du SNESUP-FSU, Antoine Math, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), Léonore Maunoury, Présidente de Cop1 Solidarités Étudiantes, Marie Mesmeur, députée de la France insoumise (1ère d’Ille-et-Villaine), Bruno Morel, président d’Emmaüs France, Suzanne Nijdam, présidente de la FAGE, Laura Odasso et Lisa Ianigro-Diome, présidentes de l’association Les Amoureux au ban public, Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire La France insoumise (10e du Val-de-Marne), Stéphane Peu, député communiste (2e de Seine Saint Denis), François Piquemal, député de la France insoumise (4e de Haute-Garonne), Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac France, Gérard Ré, secrétaire confédéral de la CGT Olivier Rigault, président de l’Unafo, Vanina Rochiccioli, co-présidente du Gisti, Delphine Rouilleault, présidente du collectif Alerte, Johanna Siméant, professeur de sciences politiques à l’ENS, Serge Slama, professeur de droit public à l’UGA, Nathalie Tehio, présidente de la LDH, Cedric Villani, lauréat de la médaille Fields. ,
Les revendications de la CGT pour la santé des femmes au travail
Sommaire : IntroductionDonnées statistiquesI / Prévenir, réparer, compenser les atteintes à la santé des femmes au travailII / Tenir compte de la santé sexuelle et reproductive A / Garantir le droit à un congés de santé hormonale B / Grossesse, assistance à la procréation, droits reproductifs 1 . La grossesse 2 . L’assistance à la procréation 3 . IVG et ISG C / Endométriose, un enjeu de santé et d’égalitéIII / Combattre les violences sexistes et sexuelles Plus de 11 % des femmes salariées sont concernées par une maladie en lien avec le travail « En France, bien que les femmes représentent près de 49 % de la population active, des disparités demeurent en termes d’emploi, de conditions de travail et de conséquences du travail sur la santé. Ainsi, d’après les résultats produits par Santé publique France, plus de 11 % des femmes salariées sont concernées par une maladie en lien avec le travail. La souffrance psychique en lien avec le travail (SPLT) est deux fois plus élevée chez les femmes que chez les hommes : 6 % contre 3 %. Chez les femmes, le risque de SPLT était plus important dans les secteurs du transport et de l’entreposage, de la construction et de l’industrie. Ces secteurs sont souvent caractérisés par une division sexuelle du travail avec une prédominance d’hommes dans les emplois techniques, manuels ou d’encadrement, tandis que les femmes exercent plutôt des emplois dits tertiaires, avec des tâches administratives comme le service à la clientèle ou encore la gestion des ressources humaines, ces professions étant connues comme plus fréquemment associées à la SPLT. Par ailleurs, 3 femmes sur 5 déclarent des douleurs liées aux troubles musculosquelettiques (TMS). D’après les données déclaratives du Baromètre Santé 2021, près de 60 % des femmes de 18 à 64 ans déclarent des TMS du dos ou du membre supérieur, contre 51 % chez les hommes. Dans le détail, près de 50 % des femmes déclarent des lombalgies ou des douleurs sciatiques contre 40 % chez les hommes, et 30 % des TMS du membre supérieur (épaule, coude, canal carpien) contre 27 % chez les hommes). Usure physique et psychique, troubles musculosquelettiques, cancers : les répercussions du travail sur la santé des femmes sont encore largement méconnues et minimisées. De même, les difficultés associées à la santé sexuelle et reproductive des femmes sont encore sous-estimées voire ignorées dans le monde du travail. Le manque de reconnaissance de la charge physique et mentale du travail des femmes est ainsi à l’origine d’impensés féminins dans la conception et la mise en œuvre des politiques de santé au travail. » *Rapport du Sénat 2023 La CGT se doit, au regard de ces constats, de porter une ambition forte sur la prise en charge de la santé des femmes au travail Gagner l’égalité entre les femmes et les hommes passera aussi par l’obtention de nouveaux droits pour la prise en charge de la santé des femmes au travail que la CGT portera à tous les niveaux pour l’amélioration des conditions de travail de toutes et tous et le renforcement de la mixité des métiers. Pour l’égalité, pour la mixité, pour l’amélioration des conditions de travail de toutes et tous, la CGT revendique et agit pour gagner de nouveaux droits ! Revendiquer pour penser la santé des femmes dans les politiques de santé au travail ne peut qu’aboutir à des améliorations au bénéfice de toutes et tous. Ces revendications sont construites au regard d’études et de constats étayés sur tous les impensés féminins et les carences des politiques de santé, elles viennent en complément de toutes les revendications CGT sur la santé et les conditions de travail. Contrairement aux stéréotypes véhiculés, la santé des femmes au travail ne se résume pas aux pathologies liées aux cycles menstruels. Même si les études genrées sur la santé au travail sont insuffisantes, les données existantes démontrent la nécessité d’une prise en charge plus globale de la santé des femmes au travail. En complément des données reprises dans le rapport du Sénat et indiquées en introduction, au niveau international, les données démontrent entre autres que : 👩🏻⚕️ La santé des femmes et des filles est influencée par les différences biologiques liées au sexe, le genre et d’autres déterminants sociaux. 🏥 Les femmes connaissent une morbidité plus importante et ont davantage recours aux services de soins de santé que les hommes, en particulier pour leurs besoins en santé reproductive. 👩🏻🦯➡️ Les maladies non transmissibles constituent toujours la plus grande cause de décès chez les femmes dans le monde, avec 18,9 millions de décès en 2015. 🩶 Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès chez les femmes. Parmi les cancers, ceux du col de l’utérus et du sein sont les plus fréquents, et le cancer du poumon est le plus meurtrier. 🩺 La dépression est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. La dépression unipolaire est deux fois plus courante chez les femmes. 🔴 Les conduites autoagressives, y compris le suicide, surviennent tout au long de la vie et représentent la deuxième cause principale de décès chez les femmes âgées de 15 à 29 ans, au niveau mondial, en 2015. Au cours de sa vie, une femme sur trois dans le monde est susceptible de connaître des violences physiques et/ou sexuelles. 🚨 Chaque jour, environ 830 femmes meurent de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement. 🩼 Les femmes, en particulier les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, représentent la majorité des personnes vivant avec le VIH. 🧑⚕️Dans les ménages et les communautés, les femmes sont les principales dispensatrices de soins. ⛑️ Les femmes représentent 70 % des personnels de santé et des travailleur·ses sociales·aux dans le monde, et pourtant la moitié de la contribution des femmes à la santé mondiale prend la forme d’une aide non rémunérée. , I – Prévenir, réparer, compenser les attentes à la santé des femmes au travail Les données sexuées sont incomplètes voire inexistantes. En termes de santé au
29 novembre : manifestation nationale pour la Palestine à Paris

Cette initiative, lancée par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), rassemble plus de 70 organisations Le cessez-le feu à Gaza, signé le 13 octobre, est un immense soulagement pour la population palestinienne mais l’inquiétude et les menaces demeurent. L’acheminement humanitaire est largement insuffisant à Gaza. La colonisation brutale se poursuit en Cisjordanie. La pression internationale doit continuer pour que le cessez-le-feu se transforme en une paix juste et durable. La pression internationale doit se poursuivre pour que ce cessez-le-feu ouvre la voie à une paix juste, durable et fondée sur le droit international. C’est pourquoi la CGT soutient pleinement l’appel de l’AFPS et invite à manifester pour : l’auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin et droit au retour des réfugiés palestiniens la fin de l’occupation, de la colonisation, de l’apartheid des sanctions contre Israël un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide Informations pratiques : Transports vers Paris : des bus sont organisés pour faciliter les déplacements le 29 novembre. En scannant le QR code présent sur le tract, vous accéderez à toutes les informations pratiques pour rejoindre la manifestation. N’hésitez-pas à vous rapprocher d’un groupe local AFPS. Le 29 novembre, toutes et tous à Paris pour la Palestine ! Rassemblement à 14h place de la République , Affiche Format A2 – télécharger Tract Tract – télécharger , Agir contre le colonialisme aujourd’hui – ACCA Agir pour la Palestine Alternative communiste Artists for Palestine APEL-Égalité Assemblée des Quartiers Assemblée pour des soins antiracistes et populaires Association France Palestine solidarité – AFPS Association de jumelage entre des villes françaises et des camps de réfugiés palestiniens – AJPF Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis Association de solidarité Inter-Peuples – ASIP Association pour une république écologique et sociale – L’APRÈS Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne – ATTAC Association des travailleurs maghrébins de France – ATMF Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine – AURDIP Blouses blanches pour Gaza – BBG Boycott Désinvestissement Sanction – BDS France Campagne pour la libération de Marwan Barghouti et tous les prisonniers politiques palestiniens CCFD-Terre solidaire Centre de recherche et d’information pour le développement – CRID Cimade Collectif national des droits des femmes Comité Palestine Sciences-Po Comité Palestine université Paris cité Comité Palestine Paris-Saclay Comité pour le développement et le patrimoine Palestine – CDP Confédération générale du travail – CGT Confédération paysanne Debout ! Droits devant ! EuroPalestine Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives – FTCR Fédération syndicale unitaire – FSU Fédération Sud santé sociaux Femmes Égalité Forum Palestine citoyenneté – FPC Franco-Israéliens pour des sanctions Freedom Flotilla Coalition France – FFC Génération·s Institut tribune socialiste (ITS) Jeunes insoumis·es Jeunes socialistes (JS) Ligue des droits de l’Homme – LDH La France insoumise – LFI Le Mouvement de la paix Les Écologistes Les jeunes écologistes Le poing levé Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples – MRAP Mouvement jeunes communistes de France – MJCF Mouvement pour une alternative non-violente (MAN) NousToutes Nouveau parti anticapitaliste l’Anticapitaliste – NPAA Nouveau parti anticapitaliste Révolutionnaire – NPAR Parti communiste français – PCF Parti communiste des ouvriers de France – PCOF Parti socialiste – PS People Health Movement – PHM France Pour une écologie populaire et sociale – PEPS Réseau coopératif de gauche alternative – RCGA Révolution permanente Solidarité avec les groupes d’artisans palestiniens – SGAP Stop Impunity Syndicat des journalistes palestiniens – section européenne Tsedek Union étudiante Union étudiante Sciences-Po Union juive française pour la paix – UJFP Union nationale des étudiants de France – UNEF Union syndicale lycéenne – USL Union syndicale Solidaires Urgence Palestine – UP Waves of freedom France – Global Sumud , Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger ,