UL CGT Trappes SQY

Les dessous de la fiche de paie

« Les dessous de la fiche de paie », un site dédié qui détaille tous les éléments qui composent une fiche de paie C’est une réalité, les 22 millions de salarié·es qui reçoivent ce document le comprennent parfois mal. Selon une étude Viavoice, seulement la moitié des sondé·es comprennent que leurs cotisations ne financent pas directement leur future pension de retraite, mais celle des retraité·es actuel·les, et beaucoup se perdent vite entre le net, le brut et le net après impôt. La CGT a donc créé « Les dessous de la fiche de paie », un site dédié qui détaille tous les éléments qui composent une fiche de paie et explique comment le capital tente de détruire le système vertueux créé en 1945, à savoir notre Sécurité sociale qui finance la protection sociale.     Payer des cotisations, c’est financer la protection sociale Les cotisations sociales, c’est une façon de mutualiser les risques pour ne pas être seul·e en cas de coup dur. Afficher ces lignes sur le bulletin de salaire, c’est permettre aux salarié·es de connaître leurs droits.  Nos cotisations financent les droits mis en place pour faire face aux aléas de la vie et du travail : problèmes de santé, parentalité, accidents, licenciements, retraite… C’est la garantie d’un système solide et solidaire, indépendant des banques, des assurances et des marchés financiers.  Par ailleurs, une petite partie est aussi mise en commun à partir de ce que nous gagnons : c’est l’impôt sur le revenu qui finance les services publics.  80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations  « Je cotise selon mes moyens et reçois selon mes besoins ! » Sauf que notre beau système est attaqué de toutes parts depuis sa création – et ça commence dès la fiche de paie. Distinguer les cotisations dites salariales des cotisations dites patronales pour introduire l’idée que les patrons payent trop de charges, ne pas afficher le superbrut ( salaire brut + les cotisations dites « patronales ») pour invisibiliser la vraie valeur de notre travail, faire des cadeaux aux entreprises avec toujours plus d’exonérations de cotisations sociales, augmenter la part de l’impôt et réduire la part de la cotisation sociale dans le financement de la Sécu… toutes ces mesures fragilisent notre beau système solidaire. À travers les attaques contre les cotisations sociales, c’est au salaire qu’on s’attaque : le brut aujourd’hui, le net demain. Depuis leur création en 1993, le montant des exonérations de cotisations a été multiplié par quatre et représente un manque à gagner de 80 milliards d’euros pour notre protection sociale. Les exonérations de cotisations sont pourtant inefficaces sur l’emploi et bloquent les évolutions de carrière en créant des trappes à bas salaires, car plus les salaires sont bas, plus les employeur·ses sont éxonéré·es.  De l’argent en moins pour la protection sociale Pour mieux attaquer la Sécu, on nous alarme en confondant les trois différents budgets : ceux de l’État (PLF) et des collectivités territoriales, et le budget de la Sécu.  Le budget solide et solidaire de la Sécurité sociale (PLFSS) est le moins endetté et pourtant le plus attaqué.  Au lieu d’élargir l’assiette des cotisations, c’est-à-dire soumettre à cotisations les revenus liés au travail comme l’intéressement, la participation, ou les dividendes, le financement de la Sécurité sociale passe des cotisations à l’impôt (CSG, CRDS et TVA), faisant payer aux salarié·es les cadeaux aux entreprises. Dans les années 1980, les cotisations finançaient 80 % de la protection sociale – c’est à peine la moitié aujourd’hui. Mais, surtout, en finançant par l’impôt la Sécurité sociale, on fait glisser le débat sur la répartition entre salaire et profit, vers celui entre ménages aisés et moins aisés, entre anciennes et nouvelles générations, entre travailleur·ses en activité et privé·es d’emploi, en épargnant toujours plus de capital.   Augmenter les salaires maintenant ! Pour un partage de la richesse plus favorable pour les travailleur·ses qui la produisent, et que chacun·e puisse vivre de son travail, la CGT revendique :  le Smic à 2000 euros brut ; l’indexation des salaires sur l’inflation ; la sortie des exonérations de cotisations ; l’augmentation générale des salaires. Comprendre sa fiche de paie, dont chaque ligne indique nos droits, c’est déjà être outillé·es pour veiller sur nos acquis et s’armer pour conquérir de nouveaux droits. Le salaire socialisé est la meilleure sécurité, avec des cotisations pour augmenter les protections et les pensions. La cotisation sociale, c’est aussi la carte Vitale quand d’autres préfèrent la carte bancaire pour faire leurs affaires. 🔗 Visiter le site dédié « Les dessous de la fiche de paie » , → Accéder au guide « salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise » , ​ 

L’inspection du travail doit être renforcée

Une véritable hémorragie Au prétexte de l’austérité, le nombre de postes dans l’Inspection du travail a fondu comme neige au soleil. Entre 2010 et 2025 : – 13 % d’agent·es de contrôle ; – 37 % d’agent·es d’assistance ; – 29 % d’agent·es de renseignement. Au total presque un quart des postes dans l’Inspection du travail ont été méthodiquement supprimés ces quinze dernières années, et le taux de postes vacants dépasse 20 % dans plus d’un tiers des départements français. Un rapport d’expertise sur l’exposition des risques psychosociaux des agents du ministère du travail conclu « qu’il est impératif non seulement de mettre un terme aux suppressions de postes engagées dans les services déconcentrés du ministère du Travail et de l’Emploi, mais également de donner la possibilité aux directions de recruter à hauteur des besoins identifiés ». Cette expertise a été votée par le CHSCT du ministère en septembre 2022 et les conclusions qui ont été révélées par la presse n’ont pas toujours pas été remise aux élus, preuve du malaise de l’administration sur ce sujet.   Un danger pour les salarié·es En sous-effectif structurel, les inspecteur·ices du travail ne peuvent exercer leur mission de contrôle dans de bonnes conditions. Et quand elles et ils y arrivent, trop de leurs procès-verbaux sont classés sans suite par les procureur·es de la République, soit par manque de moyen, soit par décision politique. De toute façon, les sanctions sont peu dissuasives… Cette situation, cumulée à la limitation drastique de l’intervention des représentant·es du personnel depuis les ordonnances Macron et la suppression des CHSCT, crée un cocktail explosif : 1 297 morts au travail en 2024 – près de 3 par jour d’après le bilan de la Sécurité sociale (qui ne prend pas en compte les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es). Ce chiffre est l’un des plus élevés d’Europe ; 22 victimes de moins de 25 ans, ce qui remet en cause le discours faisant de l’entreprise un lieu d’apprentissage ; les morts faisant suite à une maladie professionnelle augmentent aussi, et restent sous-déclarées ou considérées comme non liées à l’activité professionnelle (en particulier les cancers) ; des milliers d’accidents graves occasionnent des séquelles durables, et entraînent trop souvent un licenciement pour inaptitude. Renverser la balance, enfin Après avoir organisé la pénurie d’inspecteur·ices du travail, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail. En cette année d’élections professionnelles dans la fonction publique, la CGT porte plus que jamais sa revendication du doublement du nombre d’inspecteur·ices du travail, avec de plus larges prérogatives coercitatives (arrêt de chantiers et travaux dangereux). L’austérité est un danger pour tou·te la population, et en particulier pour tou·tes les travailleur·ses ! ​ 

La bataille de la CGT pour défendre le 1er mai

Aujourd’hui le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré D’après le code du travail (une convention collective ou le contrat de travail ne peut pas y déroger).  La loi ne prévoit une dérogation que pour les « établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail ». C’est à la tentative d’élargissement de cette dérogation, et donc à la banalisation du travail le 1er mai, que les macronistes, la droite et l’extrême droite s’attèlent depuis des mois, en réponse à un lobbying patronal intensif. Il nous faut poursuivre le combat pour défendre le 1er mai pour l’ensemble du monde du travail et empêcher cet élargissement des dérogations. Alors qu’on a entendu tout et son contraire sur la question, avec une confusion savamment entretenue par les pourfendeurs du 1er mai, un retour sur le parcours de la proposition de loi puis du récent projet de loi permet de bien cerner les intentions du gouvernement et de mesurer le travail syndical qui a été mené contre cette attaque. Et construire la suite pour empêcher ce recul et défendre NOTRE 1er mai !  Grâce aux alertes syndicales (ici et ici), nos batailles CGT, la remise en cause du 1er mai est passée de 2 millions de salarié·es concernés·es à 200 000.  C’est toujours trop ! Le cadre juridique actuel Le 1er mai constitue une singularité dans le droit du travail français. La loi se limite à lister les autres jours fériés et à prévoir que si un jour férié est chômé il est rémunéré. Mais il revient aux conventions collectives, ou à défaut à l’employeur, de définir quels jours fériés seront effectivement chômés. Seul le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé et payé, d’après la loi.   Distinction entre commerce et artisans indépendants et salarié·es Le droit actuel autorise déjà les artisans et travailleur·ses indépendant·es à exercer leur activité le 1er mai, à la condition de ne pas faire travailler les salarié·es, sans concurrence par les grands groupes. Non seulement ces petits commerces indépendants de proximité n’ont pas besoin de ce projet de loi, mais il va se retourner contre eux ! Plus l’entreprise aura de salarié·es à faire travailler, plus elle sera avantagée.    Un calendrier parlementaire qui montre leur entêtement Une proposition de loi a été déposée au Sénat dès avril 2025, en proposant une dérogation extrêmement large (les magasins d’ameublement comme Ikea étant notamment concernés !) que nos interpellations intersyndicales ont pu heureusement réduire. Ont été alors visés 4 nouveaux secteurs, sous réserve de leur « volontariat » (la vente de produit alimentaires destinés à la consommation immédiate, la vente de produits alimentaires au détail, les fleuristes et les établissements culturels). Présentée le 22 janvier 2026 à l’Assemblée nationale, la proposition de loi n’a pas pu y être votée. Signe d’un acharnement, elle a été à nouveau présentée le 10 avril 2026. La mobilisation a été construite par la CGT avec tracts, courriers intersyndicaux, appel à des conférences de presses, plateforme pour interpeler son/sa député·e et mobilisations le jour J devant les permanences et devant l’Assemblée nationale. En guise de contre-offensive, Gabriel Attal a lancé avec une pétition en ligne, complètement opaque. Pour éviter les débats et le vote, les macronistes aidés par l’extrême droite ont manœuvré en faisant voter contre leur propre texte une motion de rejet, pour contourner l’Assemblée et renvoyer directement le texte en Commission Mixte Paritaire. Une pétition a été lancée à l’initiative de la CGT « Non au passage en force sur le 1er mai » (https://www.change.org/p/non-au-passage-en-force-sur-le-1er-mai ) signée aujourd’hui par plus de 100.000 personnes. Interpellation intersyndicale du 1er Ministre pour empêcher que la CMP se réunisse.  Après que le Ministre du travail s’est engagé auprès des organisations syndicales à ce que la loi ne soit pas modifiée, le Premier ministre a foulé au pied cet engagement quelques jours après en déposant un nouveau projet de loi sur le travail des salarié·es dans les boulangeries – pâtisseries et fleuristes. Ce projet de loi sera présenté en conseil des ministres le mercredi 29 avril puis surement d’abord au Sénat et ensuite à l’Assemblée à des dates que nous ne connaissons pas encore. Un projet de loi qui demeure inacceptable Une brèche ouverte pour l’ensemble du monde du travail Actuellement seuls les secteurs de la boulangerie-pâtisserie et fleuristes sont visés dans le projet de loi, mais on sait qu’une fois qu’un principe saute, la dérogation s’étend progressivement. Si l’objectif est d’en faire une « opportunité commerciale pour les entreprises » qui pourraient faire travailler des salariés, d’autres secteurs voudront assurément s’en emparer.  Ce projet de loi ouvre une brèche dans l’exceptionnalité du 1er mai.  L’absence d’incertitude ou d’insécurité juridique Pour motiver leur attaque du 1er mai, les organisations patronales et leurs porte-paroles au gouvernement prétendent que la loi actuelle serait floue en ce qu’elle ne définirait pas les « établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » le 1er mai. Les activités actuellement concernées sont en réalité connues : hôpitaux, usine à feu continu, fournisseurs d’énergie, hôtellerie, quelques transports… D’ailleurs, les 5 boulangeries dont la verbalisation est à l’origine de toute cette séquence ont finalement été relaxées dès lors que les juges ont relevé que ces boulangeries assuraient une activité de livraison auprès des EPHAD. Ici, on voit bien la différence entre une telle activité et celle consistant à la vente de pain aux particuliers qui, elle, peut s’interrompre ce seul jour de l’année.  Deux secteurs professionnels particulièrement extensibles  Boulangeries-pâtisseries : 180 000 salariés Du fait de la définition du secteur par la Convention Collective Nationale des boulangeries pâtisseries, des entreprises à établissements multiples risqueront d’être concernées comme les grosses boulangeries Eric Kayser, ou Bo&mie. Fleuristes : près de 20 000 salarié·esMême si le projet de loi ne parle que des fleuristes artisanaux, il existe un risque d’extension du fait que leur Convention Collective Nationale couvre également les grandes jardineries (Jardiland). Plusieurs groupes

Pour les travailleurs·euses étrangers, renouveller un titre de séjour est devenu très dificile

Nous demandons aux salariés concernés Si vous devez renouveler votre titre de séjour prochainement (1 an, pluriannuel ou carte de résident 10 ans) contactez le syndicat informez-nous de votre situation Pourquoi agir ensemble ? Nous voulons agir collectivement pour : obtenir les titres de séjour dans les délais avoir des réponses plus rapides des préfectures garder le droit de travailler pendant l’attente garder les droits à la sécurité sociale obtenir une attestation pour continuer à travailler faire intervenir l’employeur auprès des pouvoirs publics défendre tous les salariés concernés Ensemble nous sommes plus forts Nous devons : regrouper les situations nous aider entre travailleurs agir avec le syndicat défendre nos droits tous ensemble   ➡️ Télécharger le tract en français et en anglais   ​ 

Se former pour mieux agir : la formation syndicale, un droit et une force

Se former n’est pas une option : c’est une force. Utilisez votre droit…   La formation syndicale, à quoi ça sert ? Le monde du travail est de plus en plus complexe, nombre de salarié·es ne connaissent pas leurs droits… et les employeurs le savent et en profitent. Se former avec la CGT permet d’aborder le monde du travail sous un autre angle pour mieux l’appréhender – et mieux se défendre. Être bien formé·e nous permet d’être citoyen·ne à part entière dans l’entreprise, en prenant un mandat, des responsabilités syndicales… Ou simplement en participant activement à la vie du syndicat – plus les syndiqué·es sont formé·es, plus le syndicat est fort ! Je me suis syndiqué·e, mais je n’y connais pas grand-chose et j’ai peur d’être perdu·e… La CGT propose des formations pour tous les niveaux, des nouveaux et nouvelles syndiqué·es aux dirigeant·es d’organisations en passant par les élu·es et mandaté·es. L’offre est suffisamment vaste pour répondre aux besoins de chaque profil, tout au long de son parcours syndical, afin que chaque syndiqué·e puisse être acteur·ice toute sa vie. Je n’ai jamais vraiment aimé l’école… La formation CGT n’a rien d’un cours magistral. Se former est important, mais les savoirs et savoir-faire s’acquièrent aussi par l’information et la pratique CGT, et chaque stagiaire arrive en formation avec sa propre expérience. dans la formation CGT, les formateur·ices ne sont pas des professeur·es mais des facilitateur·ices : les stagiaires sont acteur·ices de leur formation, qu’elles et ils construisent en participant aux activités proposées, en partageant avec les autres ses savoirs, savoir-faire et expériences. Comment est-ce que je peux participer à une formation ? Le plus simple, c’est de se rapprocher de son syndicat (ou à défaut de son union locale ou départementale), pour connaître le calendrier des formations. Il faut ensuite envoyer une demande de congé de formation syndicale à son employeur, au moins un mois avant la formation (modèles de courriers disponibles ici). Il est préférable de garder une preuve de dépôt de cette demande. Vous trouverez plus d’informations sur le site formationsyndicale.cgt.fr. Mon patron ne veut pas me laisser partir en formation syndicale Bien sûr qu’il ne veut pas… mais il n’a pas son mot à dire : la formation syndicale est un droit. Chaque salarié·e dispose d’un congé de formation syndicale de douze jours par an. Après avoir déposé une demande, l’employeur a huit jours pour la refuser (quinze dans la fonction publique), mais le refus doit être motivé et validé par les élu·es du personnel. Un refus ne respectant pas la procédure légale peut constituer une discrimination syndicale, voire un délit d’entrave au CSE suivant la formation demandée. Je ne veux pas perdre de salaire Le salaire est maintenu pour toute la durée du congé de formation : se former ne coûte rien aux salarié·es. Formations obligatoires du CSE (éco CSE, Santé et sécurité au travail) : pourquoi se former avec la CGT ? Au contraire des stages proposés par l’employeur pour respecter l’obligation légale de formation, La formation syndicale CGT se construit avec les élu·es en intégrant les enjeux et besoins socio-économiques, le contexte et les perspectives d’action qui sont toujours possibles pour le syndicat et les salarié·es. Au-delà des savoirs techniques et juridiques, se former dans les stages CGT permet d’acquérir des savoir-faire syndicaux CGT, dont notre démarche syndicale qui part du travail et qui repose sur le lien continu avec les salarié·es. et retrouvons-nous en formation !  ​ 

[Guide] Salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise

Ce guide s’articule avec le tutoriel  S’organiser et gagner des augmentations de salaires, c’est possible ? Sommaire : 1.1 Anticiper le déclenchement des négociations1.2 Se préparer avant la 1re réunion de négociation1.2.1 Réunir le collectif syndical pour préparer la négociation1.2.2 Déterminer la composition de la délégation CGT1.2.3 Vérifier les droits/moyens pour la délégation CGT1.2.4 Vérifier ma représentativité dans l’entreprise1.2.5 Préparer la négociation avec un dossier d’état des lieux de la situation1.2.6 Si besoin, faire appel au cabinet d’expertise du CSE1.2.7 Préparer les revendications à partir du niveau de conscience et des besoins des salarié·es 16 2.1 Débuter les négociations2.2 Connaître et contrer la stratégie patronale2.3. Porter la voix des salarié·es2.4. Faire le point avec les salarié·es après chaque réunion de négociation2.5. Mobiliser les salarié·es 3.1 Consulter les salarié·es sur le projet d’accord3.2. Prendre la décision dans le syndicat3.3. Communiquer et proposer l’adhésion  ➡️ Remplir le formulaire pour recevoir le guide ​ 

Guide des droits des agent·es (édition 2026)

Pour mieux se défendre avec la CGT : connaître ses droits, c’est primordial ! Depuis plus de 130 ans, la CGT organise tous les travailleurs et travailleuses, du secteur public comme du privé, afin qu’ensemble ils et elles puissent faire valoir leurs droits et en obtenir de nouveaux. Nous, agent∙es des mairies, des conseils départementaux, des conseils régionaux, des métropoles, des intercommunalités, des SDIS, des CCAS, des EHPAD… constatons quels sont les besoins de la population et connaissons les moyens qui sont à mettre en oeuvre pour parvenir à les satisfaire.  C’est pourquoi nous savons à quel point il est important de défendre nos missions car nous sommes fiers d’être au service des usagers. Nous sommes près de 1,95 million répartis sur tout le territoire Ce qui nous permet d’exercer nos missions au quotidien partout et pour tous les habitants, c’est le statut général de fonctionnaire. Ce texte fondateur, souvent attaqué, reste le pilier de nos garanties collectives, le protecteur des usagers face à l’arbitraire, et il nous permet ainsi d’exercer nos missions pour toutes et tous, sans distinction, dès lors qu’il réside sur le territoire. Alors que la tentation est grande, pour certains, de construire une société à deux vitesses, de diviser la population, pendant que d’autres ambitionnent de capitaliser nos missions, la CGT reste attachée à la défense et à la promotion des services publics et des agent∙es qui les font vivre au quotidien.  L’ambition de la CGT est de renforcer le statut et de gagner de nouveaux droits pour toutes et tous Mais, pour cela, il est essentiel de connaître ses droits, de connaître les revendications portées par la CGT et de s’organiser ensemble pour faire face aux reculs sociaux et imposer d’autres choix. C’est la raison pour laquelle la Fédération CGT des services publics met ce guide à votre disposition.  Vous y trouverez tous les éléments constitutifs de votre carrière, les réponses aux questions que vous vous posez sur vos droits ainsi que les revendications élaborées par des agentes et agents publics et des militant∙es de la CGT. Ensemble, unis, défendons nos droits et gagnons-en de nouveaux !   Remplir le formulaire pour recevoir le guide complet ⤵️   ​ 

Le 1er mai est à nous !

Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres : c’est notre journée !  Depuis 140 ans, après le 1er mai 1886 et la répression sanglante des ouvrières de Chicago, partout dans le monde, les travailleurs et les travailleuses se battent ensemble pour leurs droits. C’est grâce à cette lutte que nous avons conquis la journée de 8 heures et fait du 1er mai un jour férié dans 163 pays. Le 1er mai, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, une journée de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales. Une journée pour profiter d’un jour de repos avec l’ensemble de ses proches et manifester pour ses droits. 1/ Nous voulons des mesures d’urgence contre la vie chère pour pouvoir vivre de notre travail : Plutôt que des primes non cotisées, des augmentations générales de salaire pour toutes et tous, y compris Smic, point d’indice et pensions pour améliorer nos quotidiens et nos lendemains. L’indexation automatique de tous les salaires sur les prix pour ne plus perdre en niveau de vie, en rétablissant l’échelle mobile des salaires Le blocage du prix des carburants pour mettre fin à la spéculation au profit des grands groupes pétroliers L’égalité salariale entre les femmes et les hommes, la revalorisation des métiers féminisés et la suppression des temps partiels subis La défense de nos droits au travail : contre la précarité, les CDD, stages, intérim, bas salaires, chômage… 211 milliards d’aides publiques distribuées chaque année sans contrepartie aux entreprises doivent être conditionnées et réorientées vers le financement de nos services publics et de notre protection sociale.  2/ L’arrêt des guerres et une paix juste et durable Non pas aux conditions des agresseurs, mais dans le respect du droit international. Nous manifesterons notre solidarité avec les millions de travailleurs et de travailleuses qui se trouvent sous les bombes, en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan.  Trump, Poutine, Netanyahou et leurs alliés d’extrême droite multiplient les guerres et cherchent à remplacer le droit international par la loi du plus fort, ou plutôt du plus riche. Ces guerres pénalisent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses : les prix de l’énergie explosent et nos services publics sont asphyxiés pour augmenter les budgets d’armement.  Il y a urgence à sortir de cette surenchère guerrière. La France et l’Europe doivent s’affirmer pour imposer un agenda de paix et de désarmement, défendre l’ONU et le droit international. 3/ L’égalité, la liberté et la fraternité Contre la division qui affaiblit les travailleurs et détourne la légitime colère, nous refusons la banalisation du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme et des LGBTphobies.  Face à l’extrême droite qui se nourrit des crises qu’elle provoque, nous appelons à un 1er mai populaire et unitaire !      L’action syndicale, ça paie ! Rien n’est écrit d’avance, mais nos luttes font la différence. Sans la mobilisation de la CGT avec l’intersyndicale, ils n’auraient jamais reculé sur le 1er mai. Parce qu’il n’y a pas de droits sans syndicat et pas de syndicat sans syndiqué·es, c’est le moment de s’organiser.  Pour connaître ses droits et les défendre, pour gagner des augmentations de salaires et améliorer ses conditions de travail, on s’organise avec la CGT !   , Augmentez les salaires ! Signez la pétition de Manuela, aide à domicile syndiquée CGT qui doit prendre la voiture pour travailler, et qui, avec le soutien de plus de 60 000 signataires, demande une augmentation des indemnités et des salaires ainsi que le blocage des prix des carburants.  → Signer la pétition , Télécharger le tract Format pdf – sans encart – télécharger Format pdf – avec encart – télécharger Format docx – avec encart – télécharger   → Accéder au kit militant   , ​ 

Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail : ça suffit !

Le monde du travail n’est pas sûr Dans le monde, chaque année, on dénombre près de 380 millions d’accidents du travail, entraînant absences, handicaps… voire la mort : plus de 3 millions de décès sont liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles. En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail (auxquels il faut ajouter les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es, non comptabilisé·es dans le rapport) : 764 décès à la suite d’un accident de travail ; 318 à la suite d’un accident de trajet ; 215 décès à la suite d’une maladie professionnelle. C’est un scandale national, plus de 3 morts par jour – invisibilisées ou traitées le plus souvent comme de simples faits divers. En 2025, 5 victimes étaient des mineur·es, apprenti·es ou lycéen·nes de moins de 18 ans. C’est un bilan désastreux pour le gouvernement et le patronat, qui défendent l’entreprise comme lieu d’apprentissage tout en refusant de prendre en compte la réalité du travail et ses conséquences. Les morts à la suite d’une maladie professionnelle sont aussi en augmentation. Les cancers professionnels sont encore nettement sous-déclarés, et souvent non considérés comme liés à l’activité professionnelle, faussant ainsi les statistiques et donc à terme la prévention nécessaire des risques et la réparation des préjudices subis par les victimes du travail. À ces morts s’ajoutent des milliers d’accidents graves occasionnant des lourdes séquelles parfois durables et entraînant trop souvent un licenciement pour inaptitude. L’accidentologie au travail n’est pas une fatalité Les morts au travail ou du fait du travail et les blessures graves ne sont jamais le fruit du hasard et sont parfaitement évitables. Elles sont très souvent le résultat de choix patronaux délibérés de maximiser les profits. Le travail dans l’urgence, le défaut de prévention de façon générale et d’une prévention genrée (prenant en compte les situations de travail différenciées et les spécificités biologiques des femmes et des hommes), les organisations du travail délétères sont parmi les facteurs aggravants des risques professionnels. Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop faiblement réalisés.  Après avoir organisé la pénurie de médecins du travail, d’inspecteur·ices du travail et de contrôleur·ses de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail.  La sécurité au travail n’est pas une priorité pour les pouvoirs publics en général, pour le ministère de la Justice en particulier – trop de procès-verbaux des inspecteur·ices du travail sont classés sans suite par les procureur·ses de la République, soit par manque de moyens soit par décision politique. Les employeur·ses condamnés comme responsables d’un accident mortel reçoivent des peines peu dissuasives, des amendes dérisoires qui n’ont qu’un faible impact sur la prévention des risques. Sanction dérisoire également pour la mise en œuvre du document unique d’évaluation des risques professionnels et sa mise à jour régulière : 1 500 euros d’amende n’incitent pas les employeur·ses à respecter cette obligation légale – et 50 % d’entre eux ne le font pas. Combattre les risques au travail nécessite de renforcer les moyens des agent·es de l’État pour prévenir les risques et contrôler l’application de la loi. Renforcer le pouvoir d’agir des salarié·es Les gouvernements de Macron ont drastiquement limité l’intervention des représentant·es du personnel, et les CHSCT ont totalement disparu depuis 2020 tous secteurs confondus. La CGT considère que cette situation participe à l’aggravation des conditions de travail et au recul en matière de prévention des risques professionnels. Le pouvoir d’agir des salarié·es et de leurs représentant·es dans les entreprises doit être renforcé. En particulier, les CHSCT, institutions indispensables à la prévention des risques professionnels, doivent être remis en place, avec des prérogatives nouvelles, et être accessibles à tou·tes les travailleur·ses ! Tou·tes mobilisé·es le 28 avril ! La journée internationale de la santé et de la sécurité au travail est l’occasion de visibiliser les morts et blessures au travail évitables.  Pour transformer le travail et arrêter cette hécatombe, exigeons : l’obligation de la mise en œuvre du DUERP, un DUERP qui soit genré (obligation depuis 2014 qui n’est pas appliquée) avec contrôle de son application et de sa mise à jour ; le renforcement de la protection des travailleur·ses et le respect du droit de retrait ; une politique pénale du travail sévère condamnant fermement les employeur·ses responsables d’accidents graves au travail ; la suppression du recours à la sous-traitance pour les activités à risques, et le renforcement des responsabilités et la condamnation des donneurs d’ordre. L’abus des niveaux de sous-traitance est un facteur aggravant ! un renforcement de la réglementation pour protéger la santé et la sécurité des salarié·es ; la suppression des stages en entreprise dès le collège et des séquences « d’observation » en 2nde générale et technologique ; l’amélioration des protections légales pour les mineur·es en formation professionnelle, notamment le rétablissement de celles supprimées en 2015 et 2018 ; le retour des CHSCT et des délégué·es du personnel (DP), outil de proximité et de prévention par excellence, avec des prérogatives et une accessibilité renforcées ; le doublement du nombre d’inspecteur·ices du travail, le renforcement des effectifs de contrôleur·ses Carsat (Sécurité sociale), avec de plus larges prérogatives coercitives (arrêt de chantiers et travaux dangereux) ; l’assurance de l’indépendance et de la protection de tou·tes les acteur·ices de la santé au travail, y compris des médecins du travail et des équipes des SPSTI. ➡️ Télécharger le tract  Format TDC iciFormat RVB iciFormat CMJN ici ​ 

18 et 19 avril : La CGT au Printemps des Assoces

Les droits des personnes LGBTQIA+ sont menacés  L’égalité n’est toujours pas de mise, et les agressions physiques et discriminations envers les personnes LGBTQIA+ sont également une réalité. En France, alors que la population se dit de moins en moins homophobe, 3 000 agressions ont été recensées en 2024, soit trois fois plus qu’en 2016.  Les LGBTQIA+phobies sont attisées par les partis d’extrême droite, dont l’influence ne cesse de croître : Selon un sondage Ifop du 11 mars dernier pour le magazine Têtu, 32 % des sondé·es se déclarent prêt·es à voter pour l’extrême droite au premier tour des présidentielles. Pourtant, comme le montrent ses votes au Parlement européen, voter pour le RN, c’est voter contre l’octroi de nouveaux droits pour les personnes LGBTQIA+.  Les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur : dans un avis rendu le 19 mars, la Commission nationale consultative des droits de l’homme regrette l’absence totale de mesures pour les demandeur·ses d’asiles et les migrant·es, des mesures insuffisantes pour les personnes trans, ou encore l’invisibilisation des personnes lesbiennes, bisexuelles et pansexuelles et des réalités vécues par les personnes intersexes. Seules 20 % des mesures ont été réalisées – essentiellement en lien avec le travail. Discrimination au travail : une réponse syndicale En France, selon l’Observatoire des inégalités, 24 % des personnes LGBTI déclarent avoir subi des discriminations dans le cadre professionnel en 2024 et ce taux est de 70 % pour les personnes trans.  Pour la CGT, l’obtention de nouveaux droits pour les personnes LGBTQIA+ relève d’un combat syndical. Cela suppose de lutter contre toutes les discriminations au travail : violences « ordinaires », inégalités d’accès à l’emploi ou à l’évolution de carrières… La CGT propose des formations et journées en direction des syndiqué·es et responsables syndicaux·les, et participe à des initiatives pour gagner l’égalité des droits – comme la 26e édition du Printemps des Assoces les 18 et 19 avril 2026. Et dans le monde ? Au niveau international, de nombreux gouvernements multiplient les atteintes contre les droits des personnes LGBTQIA+ :  aux États-Unis, le gouvernement Trump s’attaque sans relâche aux droits et libertés fondamentales des personnes trans, intersexes ou non binaires ; en Russie, le niveau de répression est tel que de nombreuses personnes transgenres évitent de faire appel aux médecins pour les prescriptions hormonales et les actes chirurgicaux de crainte d’être stigmatisé·es ; en Hongrie, toute représentation de l’homosexualité et des identités de genre est interdite depuis 2025 ; au Sénégal, le parlement a voté une loi doublant les peines pour les relations homosexuelles. , Les droits des personnes LGBTQIA+ sont l’affaire de toute la CGT.  Rendez-vous au Printemps des Assoces !  Halle des blancs manteaux à Paris, de 12h à 20h , Télécharger le tract Tract- format pdf – version pour affichage numérique – télécharger Tract- format pdf – version pour impresion – télécharger , ​ 

Salaires dans la fonction publique, et si nous en parlions ?

Des fonctionnaires en dessous du SMIC Au 1er janvier 2026, le Smic est passé à 1 823,03 €, après avoir été revalorisé de 1,18 % du fait de l’inflation. Le point d’indice de la fonction publique n’a pas évolué, faisant que les cinq premiers échelons du grade C1, et les trois premiers échelons du grade C2 sont passés en dessous du Smic.  Ne pouvant pas légalement être payé·es moins que le Smic, plusieurs centaines de milliers d’agent·es publics doivent donc recevoir depuis le 1er janvier une « indemnité différentielle ».  Depuis 2000, à cause du gel ou de l’augmentation insuffisante du point d’indice, les agent·es de la fonction publique ont vu fondre leur pouvoir d’achat de 28,6 %. Si le point d’indice avait suivi l’inflation depuis 2000, il ne serait pas à 4,92 € comme aujourd’hui, mais à 6,50 €.  La valeur du point doit redevenir le socle de la politique salariale, garant de l’unicité de la grille et de l’égalité de traitement. La revalorisation du point bénéficie aussi aux contractuels dont la rémunération est indicée et aux retraités en relevant la base de calcul des pensions. Les primes ne remplaceront jamais les salaires La part des primes et des régimes indemnitaires individuels a triplé depuis les années 1980 pour atteindre près de 25 % de la rémunération globale.  Or les primes sont opaques, aléatoires, discriminantes, variables selon les employeurs et les filières, et creusent les écarts entre agent·es et entre femmes et hommes.  Elles dénaturent les missions de service public en alignant la logique de rémunération sur des critères quantitatifs inspirés du secteur privé. Elles ne sont pas intégrées dans le calcul de la pension, ce qui dégrade considérablement le taux de remplacement à la retraite. Elles sont source de clientélisme et portent atteinte au principe fondamental de l’égalité de traitement à fonctions et grades comparables.  2 milliards ?  L’argument mis en avant pour ne pas augmenter le point d’indice est qu’une augmentation de 1 % du point coûterait 2 milliards d’euros de dépenses publiques. Mais pour une même augmentation, les recettes augmenteraient également d’entre 1,2 et 1,4 milliards d’euros, par le biais des cotisations salariales et de l’impôt sur le revenu. La CGT Fonction publique revendique :  Une revalorisation immédiate a minima de 10 % la valeur du point d’indice ; Une revalorisation durable des salaires par le point d’indice en l’indexant automatiquement sur l’évolution des prix à la consommation ; Un rattrapage salarial pour compenser les pertes depuis 2000 ; Des actions fortes pour l’égalité professionnelle, en corrigeant les écarts de rémunération liés aux primes et en garantissant l’accès aux mêmes déroulements de carrière pour les femmes et les hommes. Des promotions et des revalorisations qui reposent sur des règles statutaires, discutées dans les instances représentatives, et non sur des appréciations discrétionnaires de la hiérarchie, assorties de primes variables; Prioritairement l’intégration progressive des compléments ayant un caractère salarial dans le traitement indiciaire, au moyen d’un plan pluriannuel de transferts primes point qui soit plus ambitieux et mieux maîtrisé que les dispositifs ponctuels existants ; L’abrogation du RIFSEEP et de tout système de rémunération modulée au mérite ou à la performance. , , Reconstruire les grilles indiciaires pour un réel déroulement de carrière linéaire La CGT Fonction publique défend le principe d’une fonction publique de carrière, adossée à des grilles indiciaires et à des déroulements de carrière linéaires et revendique : Pour améliorer les droits et garanties collectives des contractuel·les La CGT a pour ambition de faire reculer la précarité structurelle par une triple démarche :  Restriction des possibilités d’emploi d’agents non fonctionnaires ; Titularisation des contractuels répondant à un besoin permanent ; Amélioration des droits et garanties collectives des contractuels  Pour la CGT, les contractuel·les doivent bénéficier d’un niveau de protection juridique et de droits équivalents à ceux des titulaires, mais adaptés à leur situation de non-titulaires :  → Amélioration des conditions de travail et obtention de droits identiques aux titulaires en matière d’action sociale et de régime de congés ;  → Gestion des CDI facilitant leur titularisation : construction de la rémunération et gestion du déroulement de carrière proches de ceux des titulaires ;  → Revalorisation annuelle de la rémunération ;  → Prime de précarité de 10 % des salaires versés en CDD ;  → Requalification des contrats de droit privé en contrats de droit public pour les personnels volontaires et parité des droits avec les contractuel·les de droit public, y compris sur le niveau des rémunérations ;  → Généralisation de la subrogation au régime de Sécurité sociale ;  → Fin des non-renouvellements injustifiés de contrats à durée déterminée qui ne visent qu’à empêcher les contractuel·les de bénéficier d’un CDI ou d’une titularisation. , , Un traitement minimum porté à 2 200 € bruts mensuels et une reconstruction d’ensemble des grilles indiciaires.  Plus aucun indice de début de carrière ne doit être inférieur au Smic CGT, et encore moins au Smic actuel !  La CGT fonction publique revendique que les salaires d’entrée soient fixés à :   1,2 fois le Smic en catégorie C ; 1,4 fois le Smic en B1 ; 1,6 fois le Smic en B2 ; 1,8 fois le Smic en A1 ; 2 fois le Smic en A2 ; 2,3 fois le Smic en A3.  En matière d’évolution de carrière → Une organisation des corps/ cadres d’emplois avec deux grades maximum ;  → Une amplitude minimale de carrière d’un à deux en indices ;  → Un passage automatique garanti dans le second grade à partir d’un certain niveau d’ancienneté dans le premier ;  → Promotion dans le corps/ cadres d’emplois ou la catégorie supérieure, par des voies de promotion diversifiées combinant promotion au choix, examens professionnels et concours internes avec des conditions d’ancienneté assouplies ;  → Un sas d’entrée pour les personnes sans diplôme, recrutées sur un indice au niveau du Smic avec un statut de stagiaire et vocation à être titularisées en catégorie C après un parcours de formation.  En matière de reconnaissance des qualifications  → Des plans de requalification pour

Justice prud’homale : le timbre fiscal de 50 euros pour saisir les prud’hommes, une atteinte au droit d’accès à la justice

La juridiction prud’homale a été créée pour permettre aux salarié·es de faire valoir leurs droits face à l’employeur dans un cadre accessible et gratuit. Le conseil de prud’hommes est une juridiction essentielle pour l’effectivité du droit du travail et la protection des salarié·es. Un principe fondamental : l’accès au juge doit être garanti à toutes et tous L’accès à la justice est un principe fondamental dans un État de droit. Il est garanti par l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ainsi que par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui consacre le droit à un recours effectif devant une juridiction indépendante. Conditionner la recevabilité d’une action en justice au paiement préalable d’une somme d’argent constitue une rupture avec ce principe. Dans la réalité, les salarié·es ne saisissent pas les prud’hommes par confort. Ils et elles y sont contraint·es parce que leurs droits ne sont pas respectés : licenciement contesté, salaires impayés, heures supplémentaires non payées, harcèlement, discrimination, non-respect du contrat de travail… Dans ces situations, ajouter un obstacle financier revient à décourager celles et ceux qui ont le plus besoin de la justice. Une contribution injuste qui pénalise les salarié·es les plus fragiles Le timbre fiscal de 50 euros ne concerne pas les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle, mais il frappe tou·tes les justiciables dont les revenus dépassent légèrement les plafonds – souvent de très peu. Ce sont précisément les salarié·es les plus exposé·es aux conflits du travail : salarié·es précaires, travailleur·ses à temps partiel, intérimaires, jeunes salarié·es, demandeur·ses d’emploi, victimes de licenciements abusifs ou salarié·es confronté·es à des salaires impayés. Pour beaucoup, 50 euros représentent déjà une somme importante, surtout au moment où ils et elles perdent leur emploi ou subissent un litige avec leur employeur. Une mesure déjà expérimentée… et déjà abandonnée Ce n’est pas la première fois qu’un droit de timbre est instauré pour saisir la justice. En 2011, une contribution de 35 euros avait été mise en place pour toutes les procédures devant les juridictions civiles, sociales et prud’homales. Cette mesure avait suscité une opposition très forte des organisations syndicales, des associations et des acteurs de la justice. Les effets avaient été rapides : le nombre de procédures avait reculé, en particulier pour les litiges du travail et de la consommation, montrant clairement le caractère dissuasif du dispositif. En 2014, cette contribution avait été supprimée, compte tenu de son caractère injuste. Un nouvel obstacle dans une série de reculs de la justice prud’homale L’instauration de ce timbre fiscal ne peut pas être isolée des réformes successives qui ont profondément affaibli l’accès aux prud’hommes depuis une dizaine d’années : obligation de déposer une requête écrite et motivée ; réduction des délais pour contester un licenciement ; complexification des procédures ; plafonnement des indemnités prud’homales avec le barème Macron ; multiplication des ruptures imposées ou négociées sous contrainte. Ces évolutions ont déjà eu des conséquences très concrètes. En dix ans, le nombre d’affaires portées devant les conseils de prud’hommes a été plus que divisé par deux. La justice prud’homale devient de plus en plus difficile d’accès pour les ouvrier·es, les employé·es et les salarié·es les plus précaires, alors même qu’elles et ils sont les premier·es concerné·es par les violations du droit du travail. Faire financer la justice par les justiciables : un choix politique Le gouvernement justifie cette contribution par la nécessité de financer l’aide juridictionnelle. Pour la CGT, ce raisonnement est inacceptable. La justice est un service public. Son financement doit relever de la solidarité nationale, et non des justiciables elles et eux-mêmes. Faire payer celles et ceux qui saisissent le tribunal porte atteinte au principe d’égalité devant la justice. Plusieurs organisations de juristes et d’avocat·es, comme le Syndicat des avocat·es de France, dénoncent également cette mesure. La CGT demande le retrait immédiat du timbre fiscal La CGT s’oppose à l’instauration de cette contribution financière pour saisir la justice. Elle exige : la suppression du timbre fiscal de 50 euros pour la saisine des juridictions civiles et prud’homales ; le maintien d’un accès gratuit et effectif à la justice pour toutes et tous ; des moyens renforcés pour le service public de la justice ; le respect du rôle des conseils de prud’hommes dans la protection des salarié·es. La CGT appelle l’ensemble de ses organisations, ses conseiller·es prud’hommes, les salarié·es et les citoyen·nes à se mobiliser contre cette nouvelle atteinte à l’accès au droit. L’égalité devant la justice ne doit jamais dépendre du portefeuille.   Signez la pétition à l’initiative de l’intersyndicale de Paris « Pour la gratuité de la justice : NON au timbre fiscal à 50 € > Cliquer ici < ​ 

Fiches pour lutter contre les idées de l’extrême droite

La progression de cette menace a rendu cette dimension de notre engagement plus fondamentale qu’elle ne l’a jamais été La situation sociale, économique et démocratique sert de carburant à l’extrême droite et accélère la recomposition politique autour de ses idées. La séquence de la réforme des retraites et le passage en force du gouvernement en aggravant ces trois dimensions de la crise actuelle, lui a ainsi ouvert un boulevard.  À la CGT, nous continuons de faire grandir notre capacité à riposter contre la montée des idées d’extrême droite en outillant nos militants pour mener cette bataille qui est un objectif fondamental. Ces fiches thématiques CGT vont dans ce sens, et sont complémentaires de nos orientations et repères revendicatifs.  ✊🏼 Elles doivent être popularisées dans toute notre organisation, afin de gagner une meilleure appropriation du sujet.   Télécharger l’affiche   Retrouvez l’ensemble des fiches argumentaires ⤵️ ​ 

Projets CGT pour sauver l’industrie et l’emploi : la carte

La CGT a publié la liste noire des 550 PSE sur plus de 400 sites industriels. Partout sur le territoire, dans les entreprises confrontées à des plans de licenciements, des fermetures ou des délocalisations, les travailleur·ses ne se résignent pas. Grâce à la présence des syndicats, et en particulier de la CGT, ils et elles se mobilisent pour défendre leurs emplois, leurs savoir-faire et leurs outils de production. Contrairement aux idées reçues, ces mobilisations ne se limitent pas à des luttes défensives. Dans de nombreux cas, elles s’accompagnent de projets industriels concrets, portés par les travailleur·ses elles et eux-mêmes : poursuite de l’activité, diversification de la production, reprise en coopérative, recherche de nouveaux débouchés ou de nouveaux financements… Ces initiatives démontrent une réalité trop souvent ignorée : les travailleur·ses ne sont pas seulement les premières victimes des restructurations, ils et elles sont aussi souvent les premier·es porteur·ses de solutions pour l’avenir de l’industrie. Plusieurs situations recensées par la CGT ces dernières années ont ainsi connu des évolutions positives. Elles ont en commun un élément central : la mobilisation des travailleur·ses a été déterminante pour empêcher la disparition de sites industriels et pour imposer des alternatives crédibles aux logiques de fermeture. Sans mobilisation, il n’y a pas de rapport de force. Sans rapport de force, il n’y a pas d’alternative. À l’image d’Exalia (ex-Vencorex), de Duralex ou encore des 1336, dans de nombreuses entreprises, les militant·es de la CGT jouent un rôle décisif pour structurer ces démarches, construire des projets et défendre des perspectives industrielles face à des stratégies de désengagement. Cette expérience accumulée constitue aujourd’hui un socle essentiel pour penser la réindustrialisation du pays à partir du terrain. Ces projets et ces luttes, avec leurs réussites comme avec les freins rencontrés, permettent de tirer des enseignements concrets et de montrer qu’une autre voie est possible pour l’industrie en France.     Accéder à la carte ​ 

Loi Yadan : les député·es ne doivent pas la laisser passer

Ce lundi 30 mars, le parlement israélien a voté une loi qui institue la peine de mort pour les « terroristes » – et qui cible en réalité les Palestinien·nes. Le gouvernement d’extrême droite israélien franchit ainsi une nouvelle étape symbolique dans l’inhumanité, alors que le génocide à Gaza se poursuit, que les exactions commises par les colons et l’armée israélienne sur les Palestinien·nes de Cisjordanie se multiplient, et que les conséquences des attaques portées contre ses voisins par Israël et les États-Unis, en contradiction totale avec le droit international, se font de plus en plus sentir dans le monde entier. Si de nombreuses voix s’élèvent contre les crimes de l’État israélien qui s’accumulent, elles pourraient bientôt être étouffées le 16 avril prochain, si la proposition de loi proposée par la députée Caroline Yadan est adoptée par l’Assemblée nationale. Une loi inutile qui risque d’aggraver l’antisémitisme Alors qu’elle prétend lutter « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », la proposition de loi n’apportent en réalité aucun élément pour le combattre. Dans un courrier aux député·es daté du 22 janvier 2026, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), rappelle que « le cadre juridique actuel permet d’ores et déjà de réprimer l’ensemble des agissements et des paroles antisémites lorsqu’ils revêtent le masque de l’antisionisme ou d’une critique de l’État d’Israël. La lutte contre l’antisémitisme n’a pas besoin de nouvelles incriminations mais de la pleine et juste application des délits prévus à cette fin par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. » Un danger pour la liberté d’expression Reprenant explicitement certains exemples de la définition « IHRA » de l’antisémitisme (« L’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’État d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive » et « l’établissement de comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des Nazis »), la proposition de loi affirme que « la haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des juifs ». La CNCDH renouvelle ses critiques face à ce postulat, rappelant l’importance « de ne pas faire l’amalgame entre l’antisémitisme et la critique légitime d’un État et de sa politique, qui relève d’un droit fondamental en démocratie ». La CNCDH a alerté contre l’assignation identitaire de nos concitoyen·nes juif·ves à l’État israélien portée par la PPL, signalant que le texte induit un « rapport éminemment problématique de solidarité “contraint” des juifs […] avec [l’] État [israélien] ». En assignant nos concitoyen·nes juif·ves à un État étranger, la PPL est ainsi dangereuse pour les « Français·es juif·ves » qu’elle prétend protéger. Nombre de nos concitoyen·nes juif·ves ont alerté sur ces risques par le biais de tribunes (Libération, Le Monde et Le Média) sur le risque de renforcement paradoxal de l’antisémitisme par ce texte, à rebours de son titre. Elle alerte également sur l’atteinte aux droits qu’impliquent plusieurs dispositions de la loi : le fait d’ajouter une notion d’« implicite » à la condamnation de la provocation à des actes de terrorisme laisse « une trop grande part d’interprétation aux acteurs du droit » et « ne peut […] que favoriser des procès d’intention attentatoires à la présomption d’innocence » ; la condamnation du fait de « minor[er] ou banalis[er] les actes [de terrorisme] de façon outrancière » pourrait constituer « une grave entrave à la liberté d’expression et la liberté académique ». La notion d’« acte de terrorisme » étant incertaine au regard du droit français (« complexe et quelque peu tautologique »), « la qualification “terroriste” assignée à des agissements infractionnels doit donc relever d’un débat ouvert à toutes et tous, indépendamment de la réprobation morale légitimement suscitée par ces actes » – débat qui pourrait tomber sous le coup de la disposition prévue par la proposition de loi ; l’introduction d’une nouvelle infraction « qui incrimine l’appel public à la destruction d’un État reconnu par la République française » pourrait avoir pour effet « de dissuader l’existence de débats, légitimes et sains dans un régime démocratique, sur la pertinence de la reconnaissance d’un nouvel État, sur la légitimité de la forme de gouvernement adoptée par un État, ou encore sur les conditions historiques de sa création ». La proposition de loi ne doit pas passer Il existe une réelle montée de l’antisémitisme en France, au même titre que tous les racismes. De véritables politiques de lutte contre les discriminations raciales doivent être mises en œuvre, pas une loi qui assimile les personnes juif·ves de France (et du monde) à un État coupable de multiples infractions au droit international, et qui vise à censurer les critiques légitimes qu’il reçoit. Le lundi 16 avril, les député·es doivent rejeter cette proposition de loi, véritable danger pour l’État de droit et la liberté d’expression !   > Cliquer ici pour signer la pétition < ​ 

SMIC et salaires : la CGT dénonce un système à bout de souffle

Le Smic devrait être un outil de justice sociale, un socle garantissant à chacun et chacune de vivre dignement de son travail Pour la CGT, il doit constituer un levier de progrès social et de reconnaissance du travail. Or, depuis plus de dix ans, les gouvernements successifs ont fait le choix de ne lui accorder aucun véritable “coup de pouce”, se limitant à des revalorisations automatiques liées à l’inflation. Ce choix politique affaiblit délibérément le rôle du Smic et tire l’ensemble des salaires vers le bas.  Aujourd’hui, la France ne dispose plus que du 6ᵉ salaire minimum en Europe : un recul inacceptable pour un pays qui se revendique de progrès social. Les conséquences sont concrètes et massives Des millions de salarié·es sont enfermé·es dans des emplois sous-payés, souvent précaires, sans perspective d’évolution. Pour les 4,2 millions de salarié·es à temps partiel, qui sont à 80% des femmes, c’est la double peine. Elles sont payé·es au Smic ou proche du Smic horaire, et bien en-dessous du Smic mensuel : le salaire moyen d’un·e salarié·e à temps partiel est de 1030€ net/mois, à peine le seuil de pauvreté.  Pour la CGT, cette situation n’est pas une dérive, mais le résultat de politiques qui organisent la compression des salaires. Pire encore, les salaires n’étant pas indexés sur les prix, ils ne suivent pas l’augmentation du Smic et le tassement salarial ne cesse de croître. 2,2 millions de salarié·es dont 62% de femmes sont payé·es au Smic, pour certain·es durant toute leur carrière professionnelle. Dans le même temps, les difficultés à joindre les deux bouts s’intensifient pour les salarié·es. L’explosion des prix de l’alimentation, de l’énergie et des carburants, largement alimentés par des phénomènes spéculatifs, alourdit le poids des dépenses contraintes. Même si l’inflation a ralenti depuis 2024, les prix, eux, n’ont pas reculé : ils continuent d’augmenter mais à partir d’un niveau désormais bien plus élevé qu’avant la crise inflationniste. Les salaires ne suivent pas, et le pouvoir d’achat des travailleurs et des travailleuses ne s’est toujours pas rétabli à son niveau d’avant 2020. Sur les cinq dernières années, la comparaison entre l’évolution des salaires et celle des prix met en évidence les pertes cumulées de pouvoir d’achat par les travailleur·ses. Ainsi, un·e travailleur·se rémunéré·e au salaire brut médian en 2021, soit 2 620 euros bruts par mois, a perdu près de 3,5 points de salaire aujourd’hui. Autrement dit, à la fin de l’année 2025, son niveau de vie était revenu à son niveau de début 2014. Les politiques d’exonérations de cotisations sociales, loin de corriger ces déséquilibres, les accentuent Concentrées sur les bas salaires, elles encouragent le maintien des rémunérations proches du Smic et créent, de fait, des trappes à bas salaire. Plus les salaires sont bas et proches du Smic, plus les exonérations de cotisations aux entreprises sont élevées.  Ces exonérations qui s’élèvent aujourd’hui à  plus de 80 milliards d’euros représentent un manque à gagner pour les caisses de la Sécurité Sociale. Leur compensation repose sur l’impôt, principalement la TVA et l’impôt sur le revenu, et donc sur les travailleurs·ses, au détriment des services publics, et sans effet avéré sur les emplois que ces exonérations sont supposées créer. Cette situation appelle des réponses immédiates et structurelles  Il est indispensable d’augmenter significativement le Smic, de revaloriser l’ensemble des grilles salariales et de garantir une véritable progression des salaires tout au long de la carrière.  La CGT revendique également la mise en place d’une échelle mobile des salaires, permettant leur indexation sur les prix, ainsi que le renforcement des négociations collectives dans les branches et les entreprises. Il ne s’agit pas seulement de corriger des déséquilibres, mais de faire un choix de société : celui de reconnaître le travail, de garantir des salaires dignes et de lutter contre les inégalités. 6.00 millions de salarié·es sont dans une branche dont au moins un minima est en dessous du Smic , , 20.00 branches ayant les minima de branches avec le plus fort écart mensuel par rapport au Smic en 2026 , , Les revendications de la CGT  1. Gagner l’augmentation générale de tous les salaires Par l’ouverture de négociations salariales dans toutes les entreprises et la fin du gel du point d’indice des fonctionnaires, source d’un véritable décrochage depuis vingt-cinq ans (voir le calculateur du gel de point d’indice sur cgt.fr/simfp) 2. Augmenter le SMIC en le passant à 2 000 € brut et en l’indexant sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) Augmenter le SMIC permettrait de répondre aux besoins sociaux des travailleurs·ses, de leur permettre de vivre de leur travail sans avoir à survivre grâce à la prime d’activité, de redistribuer les profits qui se sont envolés ces dernières années, de relancer la consommation, de maintenir la protection sociale à l’équilibre et de reconnaître le travail des femmes.Les revalorisations automatiques du SMIC sont calculées à partir de l’indice des prix à la consommation (IPC) produit par l’Insee3. Or cet indice est désormais contesté par de nombreux·ses économistes (Le Monde 2025) et défavorable aux travailleurs·ses sur le temps long. Si le SMIC avait été indexé sur l’IPCH plutôt que sur l’IPC hors tabac dès juillet 2005, il serait passé à 1 903,73 euros brut en septembre 2024 (CGT 2025). 3. Indexer les salaires sur les prix, et a minima lever l’interdiction de négocier l’indexation des salaires sur les prix L’indexation des salaires a été appliquée en France jusqu’en 1983. Cette mesure, en place en Belgique, au Luxembourg et à Malte, permet de maintenir a minima le niveau de vie des travailleurs·ses mais aussi l’économie du pays. L’indexation des salaires est soutenue par les catégories de salariés qui ont le plus perdu en pouvoir d’achat ces dernières années : 89 % des professions intermédiaires et 86 % des cadres la réclament (ViaVoice 2023). En Belgique par exemple :  Le PIB/tête est de 46 200 €, contre 40 900 € en France (Eurostat 2024) Le salaire horaire médian est de 23,8 €, contre 16,5 € en France (Insee 2022) Il faut

Le 2 avril, les retraité·es se font entendre !

Élections municipales, les retraité·es sont concerné·es ! Les prochaines élections municipales sont un moment essentiel pour les 17 millions de retraité·es. En tant que citoyen·ne, pour défendre les services publics, la justice sociale, la démocratie, le bien commun. Face aux idées et discours de haine, de la peur de l’autre, des politiques d’austérité, il est urgent d’exprimer par le vote le progrès social, le maintien de la Sécurité sociale, le droit à la santé. La CGT retraité·es, attachée à ces valeurs de solidarité et de démocratie a fait connaitre des propositions sociales auprès des candidat·es aux municipales (Hors RN) : développer les services publics ; investir dans le logement et rénovation énergétique ; développer le transport collectif ; renforcer l’action sociale et l’accès à la culture ; répondre à l’offre des soins de proximité avec la mise en place de Centre de santé public. La commune est le premier échelon de la démocratie qui incarne le mieux la proximité et la réponse aux besoins de l’intérêt général. Pourtant, depuis des années, les collectivités territoriales sont mises à mal par des réformes réduisant leurs moyens financiers, notamment par la suppression de la taxe professionnelle, la taxe d’habitation, et une partie de la CVAE (Cotisation des entreprises sur la VA). Dernièrement, le Gouvernement Le Cornu, dans le cadre du budget 2026, a décidé de ponctionner 2 milliards d’euros sur les dépenses des collectivités locales. La question sociale au cœur des résistances et des mobilisations ! Dans un contexte politique national et international qui cultive la peur, qui pousse au repli, à l’abandon, l’expression revendicative de ses besoins pour bien vivre sa retraite reste déterminant pour le plus grand nombre des retraité·es. Pensions-retraites : ça ne va pas ! Avec une augmentation des retraites de base de 0,9 % au 1er janvier 2026 (au titre de l’inflation de l’année 2025) et de 0 % de la complémentaire retraite AGIRC-ARRCO, patronat, politiciens voudraient nous faire croire que les retraité·es sont non seulement privilégié·es, mais aussi responsables du déficit de la France. La réalité est que 60 % des 17 millions de retraité·es touchent moins que le Smic (1 812 €), que 30 % d’entre eux/elles sont en dessous de 1 000 € dont 74 % sont des femmes. Le Medef se dit disponible pour discuter d’une éventuelle augmentation de l’Agirc-Arrco, mais pour 2027, en échange d’une réduction de 1 milliard pour les indemnités chômeurs. Ce chantage est inacceptable et pas question d’avoir encore une « année blanche » en 2026 pour les retraité·es. D’autant que le gouvernement n’a pas abandonné sa volonté d’économiser 5 milliards € sur le dos des retraité·es. Gel des pensions de base d’ici 2030, suppression de l’abattement fiscal de 10 % pour 11 millions de retraité·es, augmentation de la CSG. L’UCR-CGT s’oppose à toute diminution du pouvoir d’achat des retraité·es et revendique une revalorisation immédiate de toutes les pensions de 10 %, comprenant les pertes cumulées depuis 2020 et augmentation des minimas de pensions (Mico) de 300 €. Sécurité sociale et système de santé : ça ne va pas ! La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a entériné un budget ne répondant pas aux besoins d’accès à la santé. Avec une augmentation de 3 % alors que les besoins nécessitent plus de 5 % pour maintenir le système de santé et hôpitaux publics. Cela risque de se traduire par des suppressions de lits, de postes de soignants, de médecins généralistes. L’UCR-CGT revendique l’urgence de maintenir une Sécurité sociale disposant d’un budget à la hauteur des besoins pour permettre l’accès aux soins pour toutes et tous et répondre au défi du vieillissement de la population avec 30 % de retraité·es d’ici 2050. La question de l’urgence du droit à l’autonomie des personnes âgées nécessite 200 000 embauches dans les Ehpad et 100 000 dans le secteur de l’aide à domicile pour garantir des soins de qualité. Les services publics : ça ne va pas ! Nombreux et nombreuses sont les usager·es et retraité·es qui se mobilisent pour défendre et porter les besoins, notamment dans le domaine de la santé, l’action sociale, le secteur de la petite enfance, les transports collectifs, l’accès aux administrations publics. Cela nécessite un accès pour toutes et tous avec le maintien des guichets ou accueil physique. Ce sont bien des services publics de proximité, avec du personnel en nombre et formé, dont nous avons tous besoin. Face à la paupérisation de la population, et des retraité·es en particulier, aux nombreuses revendications restées sans réponse de la part des pouvoir publics, du patronat avide des exonérations sociales et aides publiques, la mobilisation est et sera toujours nécessaire. Le 2 avril 2026, soyons nombreuses et nombreux aux rassemblements dans les localités, sur le département ou région. Gardons confiance dans notre capacité dans la mobilisation de chacune et chacun. 📍 Accéder à la carte des mobilisations du 2 avril 2026      Télécharger le tract ⤵️ Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger , ​ 

Dossier de presse Smic et salaires : la CGT dénonce un système à bout de souffle

Le Smic devrait être un outil de justice sociale, un socle garantissant à chacun et chacune de vivre dignement de son travail. Pourtant, depuis plus de dix ans, les gouvernements ne lui accordent aucun véritable coup de pouce et se limitent à des revalorisations automatiques liées à l’inflation. Les conséquences sont concrètes et massives. Des millions de salarié·es sont enfermé·es dans des emplois sous-payés, souvent précaires, sans perspective d’évolution. Pour alerter sur ce problème, la Fédération du Commerce organise mercredi 1er avril, dans le Auchan de Bagnolet, une mobilisation en présence de 1000 salarié·es. La Fédération du Commerce fait partie des trois secteurs les plus concernés par des minima de branches infraSmic, avec la Santé-action-sociale et les Sociétés d’étude. Vous trouverez ci-dessous le dossier de presse consacré au Smic et aux salaires  : La liste des branches concernées par des minima sous le Smic Les revendications de la CGT pour une hausse des salaires Les lieux de lutte CGT lors de négocations collectives pour les salaires    Montreuil, le 1er avril 2026 Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger ​ 

Liste noire des PSE mise à jour

À travers ces Assises, la CGT porte une exigence claire : mettre fin à la désindustrialisation et remettre l’emploi au coeur des choix économiques. L’industrie ne doit plus être la variable d’ajustement des stratégies financières. Depuis plusieurs années, la CGT alerte sur l’accélération de la désindustrialisation.  Les annonces de fermetures, de délocalisations et de suppressions d’emplois se succèdent à un rythme inédit. En deux ans, la CGT a recensé près de 550 plans de licenciement, touchant plus de 400 sites industriels et mettant en danger des centaines de milliers d’emplois directs et indirects. Aucun secteur n’est épargné. Partout, ce sont des savoir faire qui disparaissent, des territoires qui sont fragilisés, des vies qui sont bouleversées. L’industrie ne doit plus être la variable d’ajustement des stratégies financières Pour la CGT, il n’y a pas de fatalité : réindustrialiser le pays, c’est aussi lutter contre le déclassement et redonner des perspectives aux travailleurs et travailleuses et aux territoires. C’est une condition essentielle pour faire reculer les logiques de repli et reconstruire un projet économique et social fondé sur la justice et la solidarité. À l’heure où les choix économiques engagent l’avenir du pays, la CGT entend peser pleinement pour imposer une autre voie : produire en France, protéger l’emploi, créer les conditions d’une transition environnementale au bénéfice du plus grand nombre et reprendre la main sur notre avenir industriel.   Liste noire des plans de licenciements (mise à jour) Cette liste constitue une nouvelle version mise à jour de celle publiée au mois de mai 2024 à l’occasion des Etats généraux de l’industrie et de l’environnement organisés par la CGT, puis actualisée à plusieurs reprises. Elle comprend désormais 546 plans de suppression d’emplois sur la période septembre 2023 / mars 2026(au 17 mars). Si les localisations géographiques ne sont pas identifiées pour tous ces plans, ce sont 411 sites à caractère industriel qui sont identifiés. 126 233 emplois menacés ou supprimés, dont 55 018 pour la seule industrie, sont recensés.   Ces chiffres sont à mettre en rapport avec les annonces faites lors des dernières éditions de Choose France :  2024 : « Les 15 milliards d’euros d’investissements permettront de créer ou maintenir plus de 10 000 emplois » selon Business France, concernant « 56 projets ». 2025 : ont été annoncés 37 milliards d’euros d’investissements, dont 20 milliards pour de nouveaux projets, censés générer 13 000 emplois. Concernant l’industrie, si on retranche les 2765 emplois d’intérimaires et sous-traitants identifiés dans le recensement CGT, on arrive au chiffre de 52 253 emplois directs supprimés ou menacés dans l’industrie. Si on applique à ce chiffre le ratio de 4,5 emplois indirects et induits pour 1 emploi industriel (repris par la BPI dans le bilan de son Fonds SPI, sur la base des données INSEE), cela représenterait un volume d’emplois générés de 235 138.  La nature des emplois supprimés ou menacés recensés par la CGT n’étant pas connue de manière systématique (et pouvant comprendre une part d’emplois intérimaires notamment), on peut aussi raisonner sur une estimation plus basse de 2 emplois induits, soit 104 506 emplois. Si on cumule le total des emplois supprimés ou menacés (126 233) et le potentiel d’emplois indirects et induits dans l’industrie (104 506 hypothèse basse, 235 138 hypothèse haute), on arrive donc à l’évaluation globale d’un impact négatif compris entre 230 739 et 361 371 emplois depuis septembre 2023. Ce recensement documenté aboutit à une estimation minimale.  D’abord, cette liste ne prétend pas à l’exhaustivité : il s’agit d’une enquête militante qui, à la différence des données officielles anonymisées, permet de donner à voir la diversité des situations tant en termes de secteurs que de territoires impactés. En avril 2025, suite au déclenchement de la guerre commerciale par Trump, France Chimie a chiffré entre 15 000 et 20 000 lenombre d’emplois menacés de destruction dans le secteur et évalué à 47 le nombre de sites industriels menacés de fermeture. En décembre 2025, la Fédération française du bâtiment a constaté 20 000 emplois détruits en 2025 et a déclaré anticiper 10 000 destructions supplémentaires en 2026. D’autre part, sauf exception, ces derniers chiffres ne tiennent pas compte des emplois induits pour les secteurs hors industrie : par exemple, dans le cas de la Société générale, le syndicat CGT de l’entreprise évalue l’impact négatif à 3000 emplois chez les prestataires en plus des 1050 du PSE (impact inclus dans notre recensement).  Enfin cette compilation ne permet pas de mesurer les conséquences globales des effets combinés des politiques d’austérité et des destructions d’emplois dans le secteur privé. Ce sont plusieurs dizaines de milliers d’emplois supplémentaires menacés qui peuvent être ajoutés à ceux recensés par la CGT. Notre recensement documenté est donc cohérent avec les évaluations qui ont circulé, notamment celle du cabinet Altares fin 2024 portant sur 300 000 emplois alors menacés du fait de la vague de défaillances d’entreprises. Selon l’INSEE, l’emploi salarié dans l’industrie recule de 16 000 sur un an au dernier trimestre 2025     Notre recensement illustre notamment la casse industrielle en cours dans la filière automobile (avec 51 plans dans la métallurgie et 9 dans la chimie et le verre concernant des fournisseurs) et dans la sidérurgie (Arcelor, Novasco, Erasteel,Aprema…). Plus globalement, la métallurgie est fortement impactée avec plus de 24 000 emplois directs supprimés ou menacés dans le cadre de 151 plans de suppressions d’emplois. Les industries chimiques (plus de 11 000 emplois directs supprimés dans le cadre de 103 plans) et celles du papier/carton sont également tout particulièrement impactées par ce processus de casse. Le commerce (près de 20 000 emplois impactés) et le secteur des banques et assurances (plus de 8 000 emplois supprimés ou menacés) sont également durement frappés par la vague de licenciements. La CGT relève la part importante du nombre de plans de suppression de postes dans le secteur public et le domaine du sanitaire et social (plus de 13 000 emplois supprimés ou menacés). Cette situation découle en particulier des choix austéritaires du gouvernement avec une traduction directe sur

Assises CGT du Made In France : Produire local, agir global

À l’issue d’une matinée consacrée aux projets portés par la CGT sur de nombreux sites menacés par des suppressions d’emplois, le débat de l’après-midi était l’occasion d’interpeller Sébastien Martin, le ministre de l’Industrie et Gisèle Rossat-Mignod, directrice du Réseau de la banque des Territoires et administratrice de BPI France. Mercredi 25 mars, le Tribunal de commerce de Lyon a rendu sa décision sur le projet de reprise Exalia (projet porté par la CGT pour sauver l’ancien site de Vencorex) en bradant la vente du site à un ferrailleur. Les travailleurs et travailleuses ont pu obtenir du ministre la tenue d’une table ronde, fin de semaine prochaine, afin de réfléchir à une voie de recours face à cette décision scandaleuse. La CGT a également demandé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la décision du Tribunal de Commerce dans le projet de reprise Vencorex. Ci dessous le dossier de presse consacré aux Assises avec : les projets emblématiques portés par la CGT notre proposition de loi de programmation industrielle la liste mise à jour des Plans de licenciement (à date de mars 2026).  Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger ​ 

Les projets CGT pour sauver l’industrie et l’emploi

L’industrie ne doit plus être la variable d’ajustement des stratégies financières À travers ces Assises, la CGT porte une exigence claire : mettre fin à la désindustrialisation et remettre l’emploi au cœur des choix économiques. La CGT rappelle que ce qui se joue aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’avenir de quelques sites industriels : c’est la capacité du pays à produire, à décider et à maîtriser son avenir. Partout sur le territoire, dans les entreprises confrontées à des plans de licenciements, des fermetures ou des délocalisations, les travailleurs et travailleuses ne se résignent pas. Grâce à la présence des syndicats, et en particulier la CGT, ils et elles se mobilisent pour défendre leurs emplois, leurs savoir-faire et leurs outils de production. Contrairement aux idées reçues, ces mobilisations ne se limitent pas à des luttes défensives.  Dans de nombreux cas, elles s’accompagnent de projets industriels concrets, portés par les travailleurs et travailleuses eux-mêmes : poursuite de l’activité, diversification de la production, reprise en coopérative, recherche de nouveaux débouchés ou de nouveaux financements. Ces initiatives démontrent une réalité trop souvent ignorée : les travailleurs et travailleuses ne sont pas seulement les premières victimes des restructurations, ils et elles sont aussi souvent les premiers porteurs de solutions pour l’avenir de l’industrie. Plusieurs situations recensées par la CGT ces dernières années ont ainsi connu des évolutions positives.  Elles ont en commun un élément central : la mobilisation des travailleuses et travailleurs a été déterminante pour empêcher la disparition de sites industriels et pour imposer des alternatives crédibles aux logiques de fermeture. Sans mobilisation, il n’y a pas de rapport de force. Sans rapport de force, il n’y a pas d’alternative. À l’image d’Exalia (ex-Vencorex), de Duralex ou encore des 1336, dans de nombreuses entreprises, les militantes et militants de la CGT jouent un rôle décisif pour structurer ces démarches, construire des projets et défendre des perspectives industrielles face à des stratégies de désengagement. Cette expérience accumulée constitue aujourd’hui un socle essentiel pour penser la réindustrialisation du pays à partir du terrain. Ces projets et ces luttes, avec leurs réussites comme avec les freins rencontrés, sont au cœur des échanges de cette journée. Ils permettent de tirer des enseignements concrets et de montrer qu’une autre voie est possible pour l’industrie en France.  EXALIA EX VENCOREX (38) Le 10 septembre 2024, Vencorex, entreprise spécialisée dans la production de substances utilisées dans les peintures et vernis industriels mais aussi dans le nucléaire civil et militaire, et dans la potabilisation de l’eau était placée en redressement judiciaire. 480 emplois étaient directement menacés. Au-delà de cette entreprise en tant que telle, l’ensemble de la plateforme chimique se serait trouvée fragilisée. La fermeture de Vencorex aurait provoqué, par e!et domino, la chute en cascade de toute l’industrie du territoire, mettant en péril 5000 autres emplois indirects : industries partenaires, entreprises utilisant leurs produits chimiques, sous-traitants…. En avril 2025, le tribunal de commerce de Lyon a choisi d’attribuer la reprise de l’entreprise chimique à son concurrent chinois qui prévoyait la conservation d’une activité minimale et le maintien d’un nombre très réduit d’emplois. Pourtant, les salarié·es, soutenu·es par les collectivités locales, avaient déposé un projet de société coopérative d’intérêt collectif, mis sur pied en urgence, qui aurait permis de protéger 273 emplois (contre la quarantaine du repreneur chinois). Face à cette menace, une importante mobilisation s’est organisée, notamment sous l’impulsion de la CGT. Cette lutte a permis de faire émerger un nouveau projet industriel pour la plateforme chimique, fondé sur le maintien des activités, la préservation des emplois et une vision à long terme du développement industriel territorial. Un nouveau projet, nommé Exalia, a été déposé par la CGT (voir exalia-chemicals.com).   PAPETIÈRE LA CHAPELLE DARBLAY à Grand couronne (76) Le 10 septembre 2019, UPM Papers annonçait la fermeture de la Chapelle-Darblay (Seine-Maritime), usine papetière symbole de l’économie circulaire et exemple à suivre en matière d’impact écologique. Cette usine à la pointe de la technologie recyclait l’équivalent du tri de vieux papiers de 25 millions d’habitants.  Après six années de lutte et malgré la fermeture, les salarié·es sont restés mobilisé·es et ont obtenu la préemption du site par la Métropole Rouen Normandie le 10 mai 2022 pour garantir sa vocation papetière. Trois ans plus tard, ils obtiennent le soutien de l’État via une entrée au capital de 27 millions d’euros. Le site peut donc redémarrer d’ici 2028, avec la production de papier ondulé d’emballage à partir de cartons recyclés, la relance de la chaudière biomasse et de la station d’épuration biologique. À la clé : 170 emplois locaux, la réactivation de la voie ferrée et un ancrage fort dans le développement durable de l’axe Seine. Cependant, depuis, Fibre Excellence, qui a repris Chapelle Darblay a mis la relance du site sur pause en attendant que les sites de Saint-Gaudens et de Tarascon soient sécurisés. Chapelle-Darblay est un exemple supplémentaire de la ténacité indispensable pour porter les questions industrielles, puisque ce dossier reste en cours après plus de quatre années de lutte. Deux dimensions sont particulièrement notables : le travail constant de l’équipe CGT de la Chapelle-Darblay, de l’Union Départementale CGT 76, du comité régional Normandie, de la Filpac (Fédération Industrie du Livre, du Papier et la Communication), avec la Confédération, de construction de convergences avec les collectivités locales, et celui relatif aux financements. Face à un État qui, particulièrement ces dernières années, n’assume pas le rôle qu’il pourrait jouer, les e »orts pour arracher des victoires sont considérables, passant notamment par la recherche de financements publics.   LA FONDERIE DE BRETAGNE – Caudan (56) La Fonderie de Bretagne, entreprise de 300 salarié·es représentant 350 emplois directs, située à Caudan (ex-SBFM), est une filiale historique de Renault. Elle a été vendue en 2022 à un fonds d’investissement sur la base d’un projet dont tous les expert·es avaient souligné les faiblesses. Comme anticipé, l’investisseur n’avait ni les moyens industriels ni les moyens financiers pour accompagner le travail indispensable de diversification du carnet de commandes. Le syndicat CGT, les salarié·es et la direction de la