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Fibre Excellence : l’espoir renaît

Le capitalisme, ogre mangeur d’emplois Le bout du tunnel ? En tout cas, si l’avenir des 670 emplois des sites de Saint-Gaudens (31) et Tarascon (13) et le projet de redémarrage de la Chapelle Darblay (76) restent incertains, l’annonce d’un projet de reprise du groupe par le banquier Mathieu Pigasse a été une bouffée d’espoir pour les salarié·es, après plus de six mois d’incertitudes – et de lutte. Fibre Excellence est une victime de plus de l’hémorragie qui frappe l’industrie française. Dans un courrier au ministre de l’Industrie en janvier 2026, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT listait notamment trois causes de la casse de la filière bois-papier : libéralisation sauvage du marché de l’énergie et absence de régulation du bois, laissant des industriels se livrer à une guerre des subventions sur le dos des salarié·es ; chantage à l’emploi et suppression de postes sous couvert de transition énergétique, alors que les aides publiques sont détournées vers les actionnaires ; menace sous la souveraineté énergétique française et précarisation accrue des travailleur·ses. Pour préserver les milliers d’emplois directs et indirects menacés, elle listait un ensemble de mesures concrètes parmi lesquelles : un plan d’urgence pour les sites de Saint-Gaudens, Tarascon et Chapelle Darblay : nationalisation si nécessaire, embauches statutaires, fin des licenciements ; la régulation du marché du bois : interdiction de la spéculation et garantie d’un approvisionnement équitable pour toutes les filières (bois-énergie, papeterie, construction) ; le retour à un service public de l’énergie : sortie des logiques de marché pour l’électricité et le gaz. Les salarié·es mobilisé·es Considérant la menace planant sur leur entreprise, les salarié·es ne sont pas resté·es inactif·ves – bien au contraire. Extrêmement mobilisé·es, elles et ils sont allé·es jusqu’à construire un projet industriel d’avenir, articulé à la relance du site de Chapelle Darblay, cette base ambitieuse concernait l’avenir de toute la filière. Malheureusement, le tribunal de commerce de Toulouse placera l’entreprise en redressement judiciaire le 27 avril, lui laissant six mois maximum pour trouver un repreneur. C’est désormais chose faite. Le banquier Matthieu Pigasse s’est en effet positionné sur la reprise du site, poussant le tribunal à repousser l’audience du 17 juin au 6 juillet pour étudier le dossier. Pour défendre l’avenir du groupe et interpeller les pouvoirs publics, après bien d’autres initiatives, une mobilisation s’est tenue le 18 juin dernier sur le site de Saint-Gaudens, en présence de Sophie Binet. Un autre rassemblement était organisé simultanément sur celui de Tarascon.             Voir cette publication sur Instagram                       Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation)   Au programme : présentation d’un projet d’avenir pour Fibre Excellence, et des conditions nécessaire à sa réussite, meeting et prises de parole par les salarié·es de l’intersyndicale, et visite du site industriel avec présentation des enjeux économiques, sociaux et environnementaux liés à la pérennité de Fibre Excellence. « Nous avons déplacé des montagnes […], déjoué le scénario que les vautours avaient calé dans notre dos », a déclaré Sophie Binet lors de son intervention. « Nous avons réussi à trouver un investisseur français sérieux, solide, intéressé pour investir le moyen-long terme », a-t-elle poursuivi, avant de placer l’État devant ses responsabilités : « Maintenant, c’est à l’État d’être au rendez-vous et de lever les conditions suspensives. » ​ 

Mardi 23 juin on demande des comptes à Bercy !

Vive la solidarité et le progrès social !  Le 23 juin, à partir de 16h, la CGT appelle les agent·es publics, fonctionnaires et contractuel·les, mais aussi les usager·es et citoyen·es à se rassembler à Bercy pour faire sauter le verrou budgétaire.  Fiers de nos missions !  Tous les jours, près de 6 millions d’ agent·es de la Fonction Publique exercent leurs missions pour rendre le meilleur service public et participent au fonctionnement de l’État, des collectivités locales et des établissements de santé, sociaux et médico-sociaux.  L’austérité budgétaire met nos services publics à l’os.  La logique du chiffre, du coût et de la performance abîme nos missions de service public, nourrit la perte de sens, accroît la maltraitance au travail et fragilise la Fonction publique.  Ce sont les usager·es et les citoyen·nes qui sont mis à mal, c’est notre modèle social et démocratique qui est attaqué au profit des intérêts de l’argent, des idées réactionnaires et de l’extrême droite.  De l’argent, il y en a…  Plutôt que d’allouer chaque année 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises privées sans aucun contrôle ni contrepartie, ni résultats… , plutôt que d’augmenter sans cesse le budget des armées, finançons la fonction publique pour répondre aux besoins de la population.  Les services publics sont notre bien commun et le patrimoine de celles et ceux qui n’en ont pas ! Les défendre et les développer, c’est garantir l’accès aux droits, c’est répondre aux besoins de la population et défendre une société plus juste socialement et économiquement. Prises de parole, musique, échanges : Pour des budgets et des lois de finances et de financement de la sécurité sociale à la hauteur des besoins ;  Pour permettre aux fonctionnaires et agent·es publics de retrouver du sens au travail dans leurs missions de service public ; En présence de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT , Pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires et agent·es publics, la CGT revendique : une autre politique salariale avec la revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d’indice, son indexation sur l’inflation, le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, la refonte des grilles indiciaires, la reconnaissance des qualifications, la revalorisation et la requalification des professions très féminisées et l’égalité salariale et de carrière entre les hommes et les femmes  des créations d’emplois statutaires à la hauteur des besoins, un plan de titularisation des contractuel·les pour mettre fin à la précarité et un plan pluriannuel de formations qualifiantes  le maintien et le renforcement du statut général des fonctionnaires l’abrogation du jour de carence, le rétablissement à 100 % de la rémunération versée aux agent·es en congés maladie ordinaire  le retour de la retraite à 60 ans à taux plein, un droit anticipé au départ avec la prise en compte de la pénibilité au travail par la reconnaissance de la catégorie active, la revalorisation des pensions et des retraites et leur indexation sur l’inflation.  l’éradication des violences sexistes et sexuelles, des LGBTQIA+phobies, du racisme, de la xénophobie, de l’antisémitisme et toutes les formes de discriminations , Le 23 juin à partir de 16h, rendez-vous à Bercy, au village CGT des services publics Avec la CGT on s’organise pour nos missions, nos emplois et nos conditions de travail !   , Calculez vos pertes de revenus avec le simulateur CGT du gel du point d’indice !  Accéder au simulateur , Tract Format pdf – télécharger   Visuel web 16:9 Format pdf – télécharger Format png – télécharger Format jpg – télécharger , ​ 

À l’Ehpad des Feuillants, la victoire après cent sept jours de grève

1 700 euros nets – prime Ségur comprise C’est le montant que touchait une aide-soignante avec sept ans d’ancienneté à l’Ehpad des Feuillants à Poitiers, dans la Vienne. Victimes de la dévalorisation qui touche l’ensemble des professions féminisées, notamment celles du soin et du lien, les personnels de cet établissement du groupe Vivalto Vie étaient par ailleurs moins bien payés que certain·es de leurs homologues, avec des rémunérations parfois inférieures de 200 euros mensuels et des indemnités liées au travail dominical jusqu’à quatre fois plus basses – ce qui n’est pas rien quand on travaille un week-end sur deux. Faute de réponse de la direction à leurs revendications d’augmentations salariales, face à une inflation galopante rendant leur situation intenable, à laquelle s’ajoutent des conditions de travail éreintantes pour les corps et les esprits des soignant·es qui se répercutent sur la santé des résident·es, les salarié·es se sont mis·es en grève le 24 février 2026. Rester déterminé·es face aux stratégies d’invisibilisation Refusant dans un premier temps de répondre aux légitimes revendications des salarié·es, la direction a mis en place des stratégies pour briser le mouvement (intérimaires pour poursuivre l’activité, réquisitions de salarié·es) – en vain. Plus déterminé·es que jamais, les salarié·es ont poursuivi la lutte, en mettant en place des actions pour combattre la stratégie patronale d’invisibilisation.     Pique-niques sur le piquet de grève, mise à profit du marathon de Poitiers pour visibiliser le mouvement, « barbecue combatif » sur le parvis du palais de justice… Autant d’événements pour faire entendre leurs voix – et leurs revendications. Au lendemain du cinquantième jour de grève, les grévistes se sont même rendu·es au siège du groupe Vivalto Vie, dans le XVIe arrondissement de Paris. Elles ont ils n’ont pas été reçu·es par la direction, soi-disant « en télétravail »… Les salarié·es ont également reçu de nombreux soutiens, de la part de politiques aux niveaux local et national, et bien sûr de la CGT (UD 86, USD santé 86, Confédération)… jusqu’à son 54e congrès qui a voté à 99,36 % une motion de soutien aux grévistes de la Vienne le 2 juin. La grève a payé À l’issue de cent sept jours de grève, de négociations infructueuses ayant nécessité l’intervention de la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets) comme médiatrice, de nombreux coups bas de l’employeur, et grâce à la détermination sans faille des salarié·es, le rapport de force a fini par payer.   107 jours de grève : immense bravo aux salariées de l’EHPAD des Feuillants qui obtiennent : ➡️l’augmentation des salaires➡️la reconnaissance des qualifications➡️la revalorisation de l’indemnité de sujétion➡️du matériel supplémentaire La lutte paie !https://t.co/ff95eQarQN — Sophie Binet (@BinetSophie) June 15, 2026   Plus particulièrement, les salarié·es ont arraché : la transformation des primes accordées à certains personnels en « complément contractuel pérenne de 75 euros bruts mensuels » garantissant « une reconnaissance durable des qualifications » ; le quasi-doublement de l’indemnité de sujétion pour le travail les dimanches et jours fériés (de 2,90 à 5,44 euros par heure) ; la prise en compte des revendications des personnels sur les conditions de travail, avec l’installation de nouveaux rails de transferts dans les chambres des résident·es pour faciliter les soins et alléger les ports de charges, la modernisation des espaces de pause et la mise en place de nouveaux chariots de services et de repas. Un rendez-vous est fixé à octobre 2026 pour faire un premier bilan sur le protocole d’accord. Les limites des Ehpad privés lucratifs mises en lumière Au-delà des avancées qu’ont arrachées les salarié·es des Feuillants grâce à elles, les actions qu’elles et ils ont mené ont également permis de visibiliser les problèmes que posent les Ehpad privés lucratifs dans notre système de santé. Du fait du vieillissement de la population, la prise en charge de la perte d’autonomie des plus âgé·es va faire face à de nombreuses transformations. Comment accepter que la santé des travailleur·ses et des résident·es soient sacrifiée pour enrichir toujours plus des actionnaires ? C’est pourquoi la CGT revendique la sortie des Ehpad du secteur marchand et un renouveau du secteur public, s’appuyant sur une politique volontariste d’embauche massive de soignant·es, de revalorisation salariale et surtout d’amélioration de l’attractivité du métier et des conditions de travail des soignant·es garantissant une prise en charge de qualité. ​ 

Loi-cadre intégrale : il faut agir maintenant !

Partout, la colère, l’indignation, mais aussi la détermination à faire changer les choses se sont exprimées vivement. Les rassemblements massifs de ces dernières semaines, divers en âges, catégories sociales et territoires témoignent de l’ampleur de l’onde de choc et de tristesse provoquée par la mort tragique de Lyhanna. Ils sont l’incarnation d’une exigence politique : que la lutte contre les violences sexuelles devienne enfin une priorité à la hauteur de l’ampleur du phénomène et de la gravité des conséquences sur les victimes et sur la société entière. La CGT est investie dans la coalition pour la loi cadre intégrale depuis sa création Depuis 2 ans, la CGT travaille avec plus de 150 associations et organisations féministes et enfantistes pour élaborer une loi cadre intégrale de lutter contre les violences sexistes et sexuelles. À la CGT, nous organisons les professionnel.les qui sont empêché.es de travailler aujourd’hui et qui, dans leur quotidien, sont les témoins impuissants de ces enfants en danger, ces femmes en danger, qu’ils et surtout elles, puisque les professionnels sont aussi majoritairement des femmes, ne peuvent pas aider parce qu’elles n’en ont pas les moyens. « Je pense évidemment à tou·tes les professionnelles de la protection de l’enfance, aux professionne·lels dans le secteur de la justice, de la police, de l’éducation, du soin et du lien aux assistantes sociales, aux éducateurs et éducatrices, aux infirmières, aux CPE, aux greffières et greffiers, aux juges, etc., qui, au quotidien, n’ont pas les moyens de protéger les enfants et les femmes en danger qu’ils et elles accueillent, qui, au quotidien, manquent aussi trop souvent de formations pour pouvoir travailler, et qui n’en peuvent plus d’être spectateurs, spectatrices, impuissants et impuissantes de ces violences. » déclare Sophie Binet. Alors que les membres du gouvernement et le président de la République lui-même, n’ont cessé de nier la problématique des moyens financiers, les associations ont tenu à dénoncer ce cynisme. Les violences sexistes et sexuelles, ça suffit ; on s’organise pour y mettre fin Sophie Binet a fait part de « notre immense colère parce que sa mort aurait pu être évitée, parce que sa mort a fait suite à une série de défaillances profondes dans la prévention et le traitement des violences sexuelles, série de défaillances que nous ne découvrons pas, que nous dénonçons ensemble, toutes ici, depuis des années et des années. » Oui avec des moyens supplémentaires et grâce à plusieurs des mesures contenues dans la loi intégrale on aurait pu permettre un meilleur traitement des nombreuses alertes et plaintes effectuées au sujet de l’accusé, en particulier : des mesures de lutte contre la pédocriminalité en ligne et le renforcement des moyens de détection et de mesures prises en réponse aux signalements. (Art. 31 à 38) Jérôme Barella a en effet été signalé pour son comportement en ligne en lien avec des contenus pédopornographiques par un organisme américain, sans que ce dernier ne soit suivi d’effet. des mesures de protection des victimes, en particulier des enfants : avec la création de l’ordonnance provisoire de protection immédiate de l’enfant (OPPI), le repérage systématique par les professionnels de santé (article 50), etc. des mesures pour un traitement judiciaires effectif des violences sexuelles :  la création d’unités de police judiciaire dédiées (article 1er) et la création d’une justice spécialisée dotée de moyens, permettant une réelle priorisation des violences sexistes et sexuelles et une réactivité plus forte ;  l’instauration d’un socle minimal d’actes d’enquête obligatoires dans un délai limité (article 2), la compétence du tribunal du lieu de résidence de la victime lorsqu’elle est mineure ;  la prescription glissante en cas de viols en série (article 13) La coalition a également tenu à revenir sur la dimension globale de la loi intégrale demandée, avec : un volet prévention conséquent à travers l’effectivité des séances d’EVARS ou la séance individuelle de dépistage annuelle dès la maternelle, préconisée par la CIIVISE (articles 4 et 17 de la loi intégrale) ; la formation de tou.te.s les professionnel.les concerné.e.s en particulier dans le domaine du sport, de l’éducation, du social et du médicosocial ; un investissement important dans les associations pour permettre une prévention effective à tous les âges des mesures pour accompagner des victimes et la reconstruction : la création de centres pluridisciplinaires départementaux spécialisés sur le modèle belge accessibles même en l’absence de dépôt de plaintes permettant des prélèvements médicaux et des soins psychologiques (article 54), la prise en charge à 100 % d’un parcours psychotrauma spécialisé pour les victimes de violences sexuelles dans l’enfance, modélisé par la CIVIISE (article 21), le remboursement intégral des soins médicaux et psychologiques liés aux violences (article 53) Les membres de la coalition ont également insisté sur les moyens nécessaires aux associations qui accueillent les victimes au quotidien et dénoncé les difficultés persistantes des associations de terrains qui reçoivent des subventions en retard. La loi intégrale prévoit 2,6 milliards d’Euros pour accompagner les victimes de violences. Depuis quelques mois, une loi intégrale portée par plus de 110 député.es et soutenue par 81% des Français.es, est déposée.  Elle reprend pour partie les mesures que nous proposons avec les associations féministes et enfantistes. Il faut maintenant qu’elle soit mise à l’ordre du jour de l’agenda parlementaire pour pouvoir être adoptée et dotée des moyens nécessaires. Signer la pétition demandant la loi-cadre intégrale Le 4 juillet, la coalition appelle à une grande marche à Paris en hommage à toutes les victimes de violences sexuelles et en soutien à une loi intégrale. ​ 

Contre la vie chère : hausse des salaires !

La revalorisation automatique du Smic ne suffit pas Il faut un véritable « coup de pouce » sur le Smic qui doit aller bien au-delà de la revalorisation mécanique appliquée depuis le 1er juin 2026. Le patronat des branches professionnelles doit rouvrir immédiatement des négociations salariales pour répondre aux besoins de l’ensemble des salarié·es. Il traîne des pieds alors que près de 80 % des branches ont au moins un de leurs minima en dessous du Smic au 1er juin. Sans indexation de l’ensemble des salaires sur les prix, les niveaux de salaires se tassent. La situation est grave dans la fonction publique où des agent·es catégorie C et B sont désormais rémunéré·es au niveau du Smic. Les retraité·es subissent également de plein fouet la hausse des prix en raison de la faiblesse des pensions et du refus catégorique du patronat d’indexer les retraites complémentaires en 2026. Face à cette situation il faut des mesures fortes et immédiates Pour faire face à l’explosion du prix du carburant et à la spéculation des grands groupes, la CGT revendique un service public de l’énergie et le blocage du prix des carburants. C’est une mesure efficace pour les travailleur·ses comme pour les entreprises ! Pour garantir le maintien du niveau de vie des travailleur·ses actif·ves et retraité·es, il faut augmenter le Smic et tous les salaires, les pensions de retraite et les minima sociaux. La CGT revendique l’indexation des salaires sur les prix. Ce mécanisme appliqué en France jusqu’en 1983 et encore aujourd’hui en Belgique garantit simplement que lorsque les prix augmentent l’ensemble des salaires augmentent d’autant. Ce n’est pas du plus, c’est juste éviter d’avoir du moins… Pour respecter l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et appliquer le principe de « salaire égal pour un travail de valeur égale », le gouvernement doit appliquer la directive européenne sur la transparence salariale.  Demandons des négociations salariales pour gagner la hausse de nos salaires Dans de nombreuses entreprises, les salarié·es s’organisent pour imposer la réouverture de négociations salariales et gagner des hausses générales de salaire pour toutes et tous. Pour vivre dignement de notre travail tout au long du mois et de la vie, nous voulons des augmentations générales durables en brut, plutôt que des primes ponctuelles, souvent non cotisées. Pour l’augmentation générale des salaires et des pensions, pour l’indexation des salaires sur l’inflation, pour le blocage du prix des carburants et contre les licenciements: On s’organise avec la CGT Télécharger le tract ⤵️ Télécharger au format .idml iciTélécharger au format .indd iciTélécharger au format .pdf ici , Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger , ​ 

Rencontres Options “En toute transparence : travailler l’égalité”

Cette journée s’articulera autour de trois tables rondes Expert·es, chercheur·euses et syndicalistes débattront notamment des enjeux liés à la transposition de la directive sur la transparence salariale, outil syndical essentiel pour réaliser l’égalité professionnelle !   Au programme : 1 – Rémunérations, une égalité à géométrie variable Avec : Marie-Pierre Rixain, députée “Ensemble pour la République”, rapporteure de la loi Rixain sur l’égalité économique et professionnelle entre femmes et hommesRachel Silvera, économiste, maîtresse de conférence à l’université Paris-NanterreEmmanuelle Lavignac, secrétaire nationale de l’Ugict-CGT, membre du HCEAnne-Marie Mendiboure, avocate en droit du travail, en charge notamment du dossier action de groupe CGT SafranSarah Vally, responsable pôle discrimination de la CGT 2 – Transparence salariale : de l’ombre à la lumière ? Avec : Michel Miné, avocat et professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), titulaire de la chaire droit du travail et droits de la personneÉlise Penalva-Icher, sociologue, professeure à l’université Paris-DauphineNayla Glaise, présidente d’Eurocadres et membre de la C.E de l’UgictPhilippe Laffon, directeur des rémunérations et avantages sociaux à EDF 3 – Femmes et responsabilités, un jour sans fin ? Avec : Sophie Pochic, sociologue du travail et du genre, directrice de recherche au CNRSHélène Garner, directrice des données et des études à l’ApecAgathe Le Berder, secrétaire générale adjointe de l’Ugict-CGT, membre du bureau national de la CGT. De 9h à 17h, nous vous attendons nombreux et nombreuses pour échanger ! Et comme chaque année, il y aura la possibilité de se restaurer sur place, en échange d’une participation de 17 € (voir billetterie).  Je m’inscris via Weezevent , ​ 

JDE peet’s : la grève change la donne

L’effet durable de la grève, c’est la solidarité La grève nous a fait nous rencontrer, nous qui ne faisons que nous croiser car nous travaillons en 5-8 ou en 3-8. Depuis, il y a plus de communication, plus de cohésion » constate Patrice Badiou, syndiqué CGT sur le site de JDE Peet’s Andrézieux, dans la Loire (350 salariés, 150 intérimaires). Fin septembre 2025, 90 % des équipes de production et de maintenance de cette usine de fabrication d’opercules en métal de capsules de café et de paquets de café moulu ont débrayé.  Deux semaines de mobilisation qui ont été payantes : les salariés ont obtenu une augmentation de salaire de 160 euros brut mensuels et une prime de 1500 euros.  Ces conquêtes ont suscité l’enthousiasme parmi les salariés. Le syndicat CGT, à peine créé à l’époque, compte à présent une cinquantaine d’adhérents. Une liste sera d’ailleurs présentée aux élections  professionnelles  prévues en octobre 2027. Un piquet 24 h/24 En 2025, les salariés dénoncent la faiblesse des salaires, au regard des conditions de travail : « Le rythme est difficile : on vit en décalé, on est debout la nuit, on mange en dehors des heures de repas, on a des soucis de santé… Le salaire n’était vraiment pas aligné avec ces conditions  de  travail »,  témoigne  Azzedine  Amzrar, ouvrier dans l’entreprise depuis quinze ans. En parallèle, les salariés découvrent les résultats du groupe coté en bourse : « Au premier semestre 2025, les bénéfices de JDE Peet’s ont été de 422 millions d’euros, alors que nos salaires ont augmenté de 1,5 % cette année. Les actionnaires ont reçu 250 millions d’euros sous forme de rachat d’actions et, nous, on a eu 250 euros de chèques vacances. D’autant que notre seule usine représentait 20 à 25 % des bénéfices du groupe ! » s’agace Patrice Badiou.  Un courrier des élus CFDT et des syndiqués CGT est d’abord adressé à la direction, puis une rencontre a lieu, laquelle s’est avérée insatisfaisante : la direction propose 50 euros brut d’augmentation, quand les syndicats en demandent 250.  « La réponse unanime des salariés a été de durcir le mouvement. À partir du 30 septembre, on a bloqué tous les camions qui amenaient des matières premières ou repartait avec la production », rappelle le syndiqué CGT. Dans l’unité syndicale, pendant deux semaines, un piquet de grève s’est tenu 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.  La direction fait établir un constat d’huissier et assigne les grévistes en justice pour « atteinte au droit d’entreprendre », mais la juge autorise le blocage le temps qu’une médiation s’opère. Deux jours plus tard, un accord est signé avec la direction… 40 embauches prévues À l’issue de la grève, la fin d’année 2025  n’est  pas  un  long  fleuve  tranquille : Patrice Badiou pointe un climat tendu avec la direction et la disparition d’avantages traditionnellement octroyés par celle-ci :  repas de noël ;  chèques cadeaux ;  calendrier de l’avent de capsules de café…  « On sait que ce sont des cadeaux et que la direction est en droit de revenir dessus, mais le timing a fait penser à des représailles », indique Patrice Badiou, qui pointe aussi des « contrats d’intérimaires de proches de grévistes non renouvelés ».  L’année 2026 débute de façon plus apaisée.  Depuis le 1er avril, le rachat de JDE Peet’s par Keurig Dr Pepper est effectif. Le syndicat CGT est attentif au taux de précarité dans l’entreprise, qui a recours à l’intérim. « Nous suivons cela de près mais, pour l’heure, on se félicite que l’entreprise ait prévu un plan d’embauche de 40 personnes cette année, dont une majorité de titularisations d’intérimaires », ajoute-t-il. Article du Peuple quotidien spécial congrès ​ 

1936 : le verrou saute !

L e 7 juin 1936, des négociations s’ouvrent à Matignon présidées par le chef du gouvernement du Front populaire, Léon Blum.  Elles réunissent les ministres concernés, quatre représentants patronaux de la Confédération générale de la production française (CGPF) et six délégués de la CGT, dont Benoît Frachon, secrétaire confédéral, et Léon Jouhaux, le secrétaire général. Dans la nuit sont conclus les fameux « accords de Matignon », dont deux articles concernent le droit syndical, en plus des énormes avancées sur les salaires, le temps de travail et les congés payés. Ainsi, l’article 3 fait obligation à l’employeur de reconnaître le droit pour les travailleurs d’adhérer librement à un syndicat professionnel et l’engagement de ne pas prendre en considération cette affiliation pour arrêter leurs décisions en matière d’embauche, de gestion du travail, de discipline ou de congédiement. L’article 5 stipule pour sa part que dans chaque établissement de plus de dix ouvriers, après accord entre organisations syndicales ou, à défaut, entre les intéressés, il sera institué deux ou plusieurs délégués ouvriers, selon l’importance de l’établissement. « Ces délégués ont qualité pour présenter à la direction les réclamations individuelles qui n’auraient pas été directement satisfaites, visant l’application des lois, décrets, règlements du Code du travail, des tarifs de salaires, et des mesures d’hygiène et de sécurité ». Les représentants CGT à la table des négociations auraient préféré qu’il soit fait état de représentants syndicaux, mais ils se heurtent à une forte opposition patronale. La négociation va donc aboutir à la création de délégués du personnel élus par les salariés. Le patronat espère ainsi pouvoir faire élire des délégués qu’il aurait choisis et limiter la portée de cet article, qui sera inscrit dans la loi du 24 juin. C’était sans compter l’afflux massif d’adhésions à la CGT et son implantation fulgurante à la suite des grèves du printemps. Ainsi, si les organisations syndicales restent encore officiellement en dehors de l’entreprise, partout où la CGT est présente, les candidats élus seront, dans les faits, des représentants de l’organisation syndicale largement majoritaire. Cette reconnaissance des délégués du personnel, nommés alors « délégués ouvriers », est une avancée sociale majeure. Par leur expérience professionnelle et leur apprentissage du droit, ils avaient la reconnaissance et la confiance des salariés. Les directions d’entreprise ont donc dû composer avec ces ouvriers qui ont pu intervenir sur l’ensemble des sujets afférents à la vie des travailleurs et même souvent porter leurs revendications.  Le patronat a bien tenté de fermer la porte de ses entreprises aux syndicats, mais par ses nombreux élus, la CGT est bel et bien entrée… par la fenêtre.     Article de l’IHS issu de Le Peuple Quotidien du 54e congrès de la CGT – #3 ​ 

1936, la CGT se réunifie !

Après le succès de la manifestation unitaire du 12 février 1934, on aurait pu croire à une réalisation rapide de l’unité politique et syndicale, la réalité est plus compliquée.  Le 30 mai 1934, le Parti communiste français s’adresse à la SFIO (futur Parti socialiste) en vue de la ratification d’un pacte d’unité d’action, proposition que la SFIO accepte et qui débouche, en juillet 1934, sur la signature d’un pacte d’unité d’action.  Au même moment, la CGTU (pour Unitaire) propose à la CGT l’action commune mais essuie un refus. Elle réitère la proposition le 9 octobre 1934, sans davantage de succès. La CGT ne veut pas de l’unité d’action, ce qu’elle préconise c’est l’unité organique par retour pur et simple des unitaires dans la « vieille CGT ».  Il faut attendre la manifestation du 14 juillet 1935 à laquelle les deux confédérations s’associent pour que l’accord se réalise enfin. Cette grande mobilisation permet au processus de réunification de sortir de l’impasse.  CGT et CGTU ratifient un texte commun : « Le mouvement syndical à tous les échelons s’administre et décide de son action dans l’indépendance absolue à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis politiques, des sectes philosophiques et autres groupements extérieurs […]. Sa neutralité à l’égard des partis politiques ne saurait impliquer son indifférence à l’égard des dangers qui menaceraient les libertés publiques comme des réformes en vigueur ou à conquérir. » Cet énoncé permet aussi de ratifier le programme du Rassemblement populaire.  Leur signature au bas d’un programme dont les finalités sont électorales, au côté de celles des partis radical, socialiste et communiste et de dizaines d’associations, constitue une première. L’unification prend corps en mars 1936, au congrès de Toulouse.  La veille, la CGT comptait quelque 500 000 adhérents, pour la plupart fonctionnaires, travailleurs de l’État ou à statuts. Les quelque 260 000 adhérents de la CGTU provenaient majoritairement du secteur privé, en particulier de l’industrie soumis à la rationalisation du travail. Boostés, les effectifs de la CGT réunifiée comptent désormais 785 000 adhérents.  Dirigée par un bureau constitué de 2 ex-unitaires et de 6 ex-confédérés, avec à sa tête Benoît Frachon et Léon Jouhaux, la CGT ratifie son adhésion au programme du Rassemblement populaire, mais réaffirme sa volonté de « transformations profondes dans la structure économique, notamment la nationalisation du crédit et des industries clés ».   Article de l’IHS extrait de Le Peuple Quotidien du 54e congrès de la CGT – #2   ​ 

Vive les CE

La première source qui a présidé à la création des comités d’entreprise  (CE) émane  de  la Charte du travail promulguée en octobre 1941 par le régime de Vichy Cette charte défend un modèle corporatiste d’organisation professionnelle. Elle prévoit la création de comités sociaux d’entreprise chargés de gérer les activités sociales et culturelles et de réaliser « au premier degré la collaboration sociale et professionnelle entre la direction et le personnel ».  Les comités sociaux d’entreprise connaissent un réel succès. La plupart se consacrent au ravitaillement alimentaire et à la protection sociale. Ils représentent une part non négligeable d’un salaire indirect, alors que les salaires directs sont bloqués, ce qui leur valut le sobriquet populaire de « comités patates ».  La deuxième vient du programme commun de la Résistance, qui envisage «  l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale ». Adopté le 15 mars 1944, le programme prévoit « le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires et la participation des travailleurs à la direction de l’économie ».  Ce programme servira de fil conducteur aux réformes engagées à la Libération. La dernière source, plus informelle, est à chercher dans les comités de gestion créés spontanément dans quelques entreprises à la Libération à la faveur de la fuite ou de l’emprisonnement de leurs dirigeants.  Dans l’ensemble, ces comités s’activent surtout dans le domaine des activités sociales. Les attributions économiques sont moins systématiques et les projets de remise en cause de la propriété privée très rare. Malgré tout, ces initiatives inquiètent le patronat. La création des CE doit aussi à la volonté du gouvernement provisoire de faire cesser ces expériences autogestionnaires en les légalisant. Le coup de pouce d’Ambroise Croizat… Le contenu de l’ordonnance du 22 février 1945 peut être résumé selon trois caractéristiques.  Tout d’abord, les CE ne seront pas désignés par les syndicats, mais animés par des syndicalistes élus par les salariés sur listes syndicales.  Ensuite, ils auront deux types d’attributions : la gestion des activités sociales et la coopération entre les divers acteurs dans la gestion économique de l’entreprise.  Enfin leur rôle économique sera exclusivement consultatif. L’ordonnance de 1945 est très vite critiquée pour son manque d’ambition par les syndicats.  Sous l’impulsion du ministre communiste du Travail, Ambroise Croizat, d’importants changements sont apportés à l’institution par la loi de mai 1946 : élargissement aux établissements de plus de cinquante salariés (au lieu de cent) ; exigence d’une consultation (au lieu d’une simple information) en matière économique ; ou encore attributions accrues accordées à l’expert-comptable du CE. Pour autant, si elle renforce le pouvoir des élus face à l’employeur, la nouvelle loi conserve les principales caractéristiques qui étaient celles des CE dès 1945.  Source : IHS CGT ​ 

Élection de la nouvelle direction de la CGT

Secrétaire générale Sophie Binet est la première femme secrétaire générale de la CGT, élue depuis 2023. Engagée en 2005 dans la lutte contre le CPE (Contrat première embauche), devenue conseillère principale d’éducation, elle a notamment piloté à la CGT le collectif égalité femmes hommes et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Elle a été secrétaire générale de l’Ugict-CGT (ingénieurs, cadres et techniciens). Administrateur Laurent Brun est originaire de Lyon, est administrateur de la CGT.  Entré à la SNCF en 2000 au moment des recrutements massifs dus aux 35 heures, il est élu en 2017, secrétaire général de la CGT Cheminots où il a suivi les grèves de 2018 puis celles pour la retraite de 2019-2020 et de 2023. Membres du bureau confédéral Nathalie Bazire est cheffe de projet au service RH à la cpam de l’Hérault (34) et est syndiquée à la CGT cpam de l’Hérault. Catherine Giraud est diététicienne au CHU de Poitiers depuis 1994, elle est syndiquée à la CGT depuis 1997. Elle a été secrétaire générale de l’Union départementale (UD) de la Vienne de 2013 à 2022. David Gistau est fondeur depuis 1991 et licencié au moment de la fermeture de la Sam en 2021, il se syndique à la CGT en 1998 et est élu secrétaire général de l’Union départementale de l’Aveyron. Denis Gravouil est chef opérateur de prises de vues de fictions cinéma et documentaires, secrétaire général de la fédértion CGT des syndicats du spectacle, du cinéma, de l’audiovisuel et de l’action culturelle de 2013 à 2023. Myriam Lebkiri est entrée à la direction générale des finances publiques en 2004. Rapidement syndiquée, elle devient secrétaire générale du syndicat du Val d’Oise entre 2016 et 2020 tout en étant à la direction de l’union départementale où elle se consacre à la formation syndicale. Elle est aujourd’hui co-sg du 95. Agathe Le Berder, 34 ans, a été chargée de mission au ministère du travail puis inspectrice du travail en Seine-Saint-Denis (93) de 2019 à 2023. Diplômée de Science po Paris en 2014, elle s’est engagée à l’Unef de 2009 à 2014. Elle est secrétaire générale adjointe de l’Ugict et à la commission confédérale exécutive depuis 2023. Virginie Neumayer a débuté son engagement syndical au sein d’EDF par des premières responsabilités dans les organismes paritaires. En 2007, elle devient secrétaire générale du syndicat du Tricastin, première femme à occuper cette fonction sur un site nucléaire. Dirigeante de la direction FNME-CGT depuis 2006, dirigeante de l’Union départementale de la Drôme de 2005 à 2016, elle est représentante, puis coordinatrice syndicale du groupe EDF. Elle siège au Conseil national de l’industrie et au Conseil national de la transition écologique. En 2023, elle est élue à la CEC. Serge Ragazzacci est animateur socioculturel en foyer jeunes travailleurs. Son engagement débute dans les années 80 au moment des réformes Devaquet durant ses années étudiantes, puis lors des mobilisations de 1995 contre celles des retraites. Il s’engage à la CGT en 1999 puis, au moment du CPE, intègre l’équipe de son Union Départementale sur les questions de vie syndicale, qu’il suit toujours aujourd’hui. Il devient Secrétaire général de l’UD de l’Hérault en 2011. Gérard Ré, embauché chez Thales à Cannes en 1998, il a été secrétaire général de l’Union syndicale territoriale de la Métallurgie (USTM), puis de l’Union locale (UL) de Cannes et de l’UD des Alpes-Maritimes avant de rentrer à la direction confédérale au 53e congrès. Fabienne Rouchy est conseillère au CESE où elle est vice-présidente de la commission économie et finances et siège à la commission environnement. Elle est aussi mandatée au Comité national d’orientation de BPI France. Elle a été secrétaire fédérale de 2021 à octobre 2025 à la Fédération des finances publiques. Baptiste Talbot est assistant des bibliothèques à la mairie de Sevran (93). Ancien secrétaire général de la Fédération CGT des Services publics (2008 – 2019) puis coordinateur de la CGT Fonction publique de 2019 à 2024, il est élu à la Commission Exécutive Confédérale (CEC) lors du 52ème Congrès. Thomas Vacheron, est technicien en contrôle qualité pendant dix ans dans un groupe d’agroalimentaire et de textile où il a implanté la CGT. Il était membre de la direction de l’UD de Haute-Loire puis a ensuite été élu au Bureau de la Fédération Textile Cuir Habillement Blanchisserie. Commission exécutive confédérale – CEC Pierre LE COCQ – 55 ans – travailleur privé d’emploi.Comité National CGT des Travailleur·euse·s Privé·e·s d’Emploi et Précaires (CNTPEP-CGT) – UD 44. Pascal LE LAUSQUE – 55 ans – facteur au sein de l’entreprise Pontchateau.Fédération des activités postales et télécoms (FAPT) – UD 44. Alexandra POURROY – 33 ans- technicienne réseaux dans le groupe Orange.Fédération des activités postales et télécoms (FAPT) – UD 05. Laurent BRUN – 47 ans – agent commercial à la SNCF.Fédération des Cheminots – UD 69. Anne Laure GUY – 44 ans – bureau d’étude et ingénierie à la SNCF.Fédération des Cheminots – UD 75. Romain PITELET – 53 ans – agent commercial à la SNCF.Fédération des Cheminots – UD 75. Elodie FERRIER – 48 ans – directrice adjointe chez Stradivarius.Fédération du Commerce – UD 86. Isabelle MICHAUD – 54 ans – auxiliaire de vie à domicile.Fédération du Commerce – UD 89. Oumar SALL – 56 ans – opérateur de sûreté à l’aéroport Paris-Orly.Fédération du Commerce – UD 94. Fanny DE COSTER – 49 ans – inspectrice des finances publiques.Fédération des Finances – UD 75. Christophe DELECOURT – 59 ans – contrôleur des finances publiques.Fédération des Finances – UD 59. Fabienne ROUCHY – 62 ans – agente à la Banque de France.Fédération des Finances – UD 75. Denis LALYS – 55 ans – conseiller France Travail.Fédération Nationale des Personnels et des Organismes Sociaux (FNPOS) – UD 56. Ludovic SIGAL – 54 ans – contrôleur Urssaf.Fédération Nationale des Personnels et des Organismes Sociaux (FNPOS) – UD 34. Cécile VELASQUEZ – 48 ans – Juriste à la CPAM Gironde.Fédération Nationale des Personnels et des Organismes Sociaux (FNPOS) – UD 33. Delphine GIRARD – 54 ans – infirmière au sein du CHU

Rapport d’ouverture du 54e congrès par Sophie Binet

« Camarades », le plus beau mot de la langue française Cher.es camarades, Nous avons des métiers, des histoires de vie, des parcours, des religions… très différents, mais nous partageons l’essentiel et c’est ce qui fait notre force : la solidarité, le refus de l’injustice et le courage de s’engager face au patron. Chers camarades, quel plaisir de se retrouver tous et toutes ensemble ici en Congrès ! Oui, le congrès de la CGT est un évènement social majeur pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de France et bien au-delà.Nous pouvons être fier.es d’accueillir ici à Tours nos organisations soeurs, qui nous font l’honneur de venir des 4 coins du monde !Nous accueillerons aussi demain les premières dirigeantes et dirigeants des principales organisations syndicales françaises. Saluons aussi celles et ceux qui ont contribué à faire vivre notre organisation. Je veux remercier chaleureusement nos anciens secrétaires généraux, Philippe Martinez et Bernard Thibault, présents parmi nous cette semaine ! Je veux dédier ce congrès à toutes celles et ceux qui luttent. Camarades, merci de faire un maximum de bruit pour : Les coiffeuses du boulevard de Strasbourg, On bosse ici, on vit ici, on reste ici ! Merci d’applaudir les camarades des cliniques du groupe Elssan du 66, qui après 3 semaines de grève, viennent de gagner des augmentations de salaires, et celles de l’Ehpad des Feuillants qui entament leur troisième mois de mobilisation ! Applaudissons aussi les camarades de Fibre excellence, ici présents, toujours mobilisés pour gagner le sauvetage des 3 sites de St Gaudens et de Tarascon et de Chapelle Darblay. Applaudissons les camarades de Carcassonne qui défendent leur bourse du travail ! Jamais la CGT ne se laissera déloger par l’extrême droite ! Vous pouvez compter sur la solidarité de l’ensemble des territoires et des professions ! Et cette semaine, Tours sera la capitale des luttes ! Alors camarades, utilisons ce congrès. Utilisons les débats, bien sûr, mais utilisons aussi les pauses, les repas, les soirées. Rencontrons-nous. Parlons-nous. Organisons-nous.Parce que, OUI, un congrès de la CGT, c’est aussi ça : c’est 1000 luttes en puissance !Pour cela, ayons une exigence : la culture des débats de la CGT. Cela signifie avoir tous les débats, poser toutes les questions, sans caricature, sans posture, sans procès d’intention. Nous avons trop de sujets urgents, trop de sujets complexes à traiter pour inventer de faux débats ! Pas question de reproduire entre nous les logiques de disqualification que nous combattons à l’extérieur. Il n’y a pas de “traître” ou de “gauchiste” dans cette salle, rien que des camarades. La force de nos débats, c’est qu’entre nous, on ne peut pas se raconter d’histoire. Nous savons, car nous le vivons chacun et chacune au quotidien : une mobilisation ne se décrète pas d’en haut, elle se construit. Et c’est tout l’enjeu de notre Congrès pourprogresser collectivement : refuser les débats de posture pour se dire franchement les difficultés et les possibilités de mobilisation effective. Pour gagner. Lire la suite en téléchargeant le rapport d’ouverture ⤵️ , Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger , ​ 

54ème congrès de la CGT : les conclusions et résultats

En téléchargement, le dossier de presse de clôture du 54ème congrès qui comprend :  la nouvelle Commission Exécutive Confédérale (CEC et CFC), la liste des membres du Bureau confédéral, les résultats des principaux votes du Congrès. Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger ​ 

Discours de clôture du congrès par Sophie Binet

Cher·es camarades, Je tiens d’abord à vous demander toute votre indulgence. Des conclusions de congrès, surtout d’un congrès comme celui-là, c’est très important. Mais 1h et une feuille quasi blanche 53e congrès. 1 très courte nuit… La dernière fois, la feuille était blanche le vendredi matin à 9h et encore pour l’essentiel lors de mes conclusions, cette fois, elle était blanche à 1h du matin. Je tiens d’abord à saluer l’ensemble des membres de la CEC qui viennent de quitter la direction confédérale. Le mandat que nous avons vécu suite au 53e congrès a été très sportif, mais je tiens à dire, que si nous réussissons un si beau congrès aujourd’hui, c’est parce que, la CEC, élue dans des conditions si diƯiciles, a su, rapidement, malgré toutela difficulté et la violence du 53e congrès, se mettre au service de l’organisation. Alors je vous demande d’applaudir, sans exception, l’ensemble des camarades qui nous quittent et dont je vais citer les noms : Pour la CEC : Wiam BAMA, Angeline BARTH, Ouria BELAZIZ, Dominique BESSONMILORD, Marie BUISSON, Mireille CARROT, Régis CRUNCHANT, Hervé DELATTRE, Alexandre FELS, Yves GAUBY, Guillaume GOBET, Diane GRANDCHAMP, Julien HUCK, Laurent INDRUSIAK, Amar LAGHA, Lionel LEROGERON, Benoît MARTIN, Rosa MENDES, Nathalie METCHE, Alexandra MEYNARD, Michel MOLESIN, Virginie PARENT, Sonia PELISSIER, Franck PERRIN, Nathalie VERDEIL.  Pour la CFC : Nathalie DUGUÉ, Sandy PENNE, Chantal PICHOT, Dominique RODHES. Vous restez bien sûr toutes et tous des militant.e.s de l’organisation, alors nous nousreverrons dans les luttes ! Je veux maintenant dire un mot plus particulier et plus personnel au sujet des 5 membres du bureau confédéral qui nous quittent aujourd’hui.  Céline Verzeletti, surveillante pénitentiaire, co-secrétaire générale de l’UFSE. Je peux maintenant le dire, il y a prescription, c’est moi qui t’ai « tordu le bras » pour que tu restes au bureau confédéral après le 53e congrès, malgré la fatigue de 2 mandats et demi au bureau confédéral dans des conditions sportives. Je te remercie d’avoir accepté carc’était une condition très importante au rassemblement de la CGT. J’aurai bien sûr préféré que ton mandat se termine dans d’autres conditions, mais je me félicite que tu restes militante CGT et je tiens à te remercier sincèrement pour tout ce que tu as apporté à notre organisation durant tes responsabilités de co SG de l’UFSE et membre du bureauconfédéral.  Sebastien Menesplier, Secrétaire général de la grande fédération des mines et de l’énergie jusqu’en 2025, celui qu’on appelle le « petit gars du nucléaire » au goût prononcé pour les chocolatines. Tu as, comme tous les autres membres du BC élus lors du 53e congrès, accepté en une nuit d’être membre du BC et je t’en remercie infiniment. Un tournant de ta vie professionnelle t’a conduit à « réintégrer » le boulot en cours de mandat, rappelant ainsi très justement qu’à la CGT, être syndicaliste, ça n’est pas un métier mais un engagement. Et qu’on peut encore aujourd’hui, dans certaines entreprises où grâce à la CGT il y a encore de vrais déroulés de carrière, commencer ouvrier du nucléaire et finir cadre. Sebastien, c’est grâce au 53e congrès que nous avons appris à nous connaitre et je peux dire que ça a été un immense plaisir. Ta clairvoyance, ton sens de l’orientation – syndical bien sûr -, nous ont été très précieux, et je sais que nous pourrons toujours compter sur toi.  Mireille Stivalla, aide-soignante, secrétaire générale de la fédération de la santé et de l’action sociale au moment du 53e congrès, tu as passé la main à Barbara Filhol en 2025, après un mandat fédéral qui fut loin d’être un long fleuve tranquille. Du gros temps et des tempêtes, Mireille en a traversé un paquet avec un flegme et une solidité assezincroyable, je te remercie de ta sincérité et de ton soutien permanent et de tout ce que tu as apporté. Tu vas, dans les prochains mois profiter d’une retraite bien méritée et je sais que nous ne manquerons pas de nous revoir.  Boris Plazzi, métallo, en charge des questions internationales, qui, comme vous l’avez vu lors de ce congrès, a, comme il dit, « mouillé la liquette » jusqu’au bout et assuré avec brio la tenue des très belles séquences internationales du congrès. En bon rugbyman, Boris sait jouer collectif et tenir dans la mêlée. Boris, après plus de 10 ans passés au bureau confédéral, tu as souhaité rejoindre ta région d’adoption, la nouvelle aquitaine, et malgré toutes mes tentatives, je n’ai pas réussi à te dévier de cette trajectoire. Je suis donc obligée de m’incliner. Mais, comme tu sais, je ne lâche rien, et tu n’as pas encore totalement obtenu ton ticket de sortie. Alors chère Samantha – pour celles et ceux qui ne la connaissent pas Samantha Dumousseau est SG du comité régional nouvelle Aquitaine – je compte sur toi pour partager encore un tout petit peu…  Sandrine Mourey, éducatrice sportive, secrétaire générale du comité régional Bourgogne-Franche-Comté. Chère Sandrine, je te remercie infiniment de ton dévouement à l’organisation, je te remercie d’avoir accepté de rejoindre le bureau confédéral alors que tu te remettais d’un cancer puis du décès de ta maman que tu as accompagnée jusqu’au bout. Tu as apporté énormément à notre bureau, piloté des négociations épiques face à celui que tu surnommes « cousin hub », les métallos auront bien sûr reconnu Hubert Mongon, pilote des négociations pour le patronat. Sandrine, ton charisme, ta rigueur ont réussi à déjouer les stratégies honteuses de division syndicale et d’isolement de la CGT développées par ce triste personnage. Tu vas bien sûr nous manquer énormément au bureau confédéral mais j’ai réussi à te garder un petit pied à Montreuil et je te remercie d’avoir accepté, en plus de tes responsabilités de secrétaire du comité régional BFC, d’avoir accepté d’animer le réseau des comités régionaux. Alors camarades, vous l’avez compris, vous l’avez vécu cette semaine contre vents et marées, ce congrès est celui du rassemblement. C’est un nouveau cap très important que nous avons franchi cette semaine ensemble. C’est important car c’est

Provex, les nouveaux « Fralib » de Gardanne

Success-story ouvrière Pour  comprendre  cette  success-story,  il  faut remonter à l’annonce par Emmanuel Macron, en  2018,  de  l’arrêt  de  la  production  d’électricité à base charbon en France. « En 2019, Daniel Kretinsky, qui vient de racheter les centrales avec GazelEnergie, annonce un plan de licenciement touchant 249 emplois, dont 98 à Gardanne », détaille Jean‑Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT de la centrale. Quarante-huit salariés sont sous le coup d’un licenciement économique.  Les syndicalistes répondent rapidement : ils créent l’association des travailleurs de la centrale de Gardanne pour financer des études (subventions, campagne de souscription auprès de la CGT). Les réflexions  aboutissent  à  un  projet  de  production  de  biométhane grâce  à  un  procédé  industriel  de pointe pour transformer du bois de récupération en fin de vie en conjuguant  pyrolyse  et  méthanation, sans incinération.  En parallèle, les syndicalistes maintiennent la pression sur l’entreprise GazelEnergie et sur l’État en organisant l’occupation permanente, pendant six semaines, de la centrale, dont la sécurité n’était plus assurée du fait du trop grand nombre de licenciements.  Le 4 avril 2022,  la  préfecture  et  GazelEnergie  signent  un protocole qui acte la reprise, au statut des industries électriques et gazières, des salariés licenciés, d’ici à août 2023 – la fin de leur période de reclassement. Mais en janvier 2023, les syndicalistes ne voient rien venir et tirent la sonnette d’alarme.  L’intervention de Sophie Binet, en avril, est décisive : dans son sillon, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, accepte de prolonger de vingt-huit mois la période d’accompagnement qui permet aux salariés de toucher 65 % de leur salaire. Provex, les nouveaux « Fralib » de Gardanne Après dix ans de lutte, les cégétistes de la centrale de Gardanne ont mis sur pied un projet industriel de production de biométhane, obtenant l’embauche des salariés licenciés en 2021. L’écologie n’est pas forcément synonyme de destruction d’emplois. Participer à la transition écologique Provex est créée le 31 juillet 2025. Son capital appartient à 29 % à la société de production d’énergie gardannaise, filiale de l’ACTG, à 20 % à GazelEnergie, et à 51 % à la société Gazotech. En novembre 2025, les 27 salariés licenciés par la centrale et encore sur le carreau y sont réembauchés. Les permis d’exploiter devraient être déposés à l’automne 2026, pour un démarrage des travaux dix mois plus tard.  « Notre lutte montre qu’on peut participer à la transition écologique, mais pas au détriment de l’emploi. On a mené une grève de treize mois en 2018, on a réussi à maintenir l’activité en s’inspirant des autres expériences du département – les Fralib, la CPMM, la Réparation navale de Marseille. Et en plus, on participe à l’autonomie énergétique du pays », liste Jean‑Michel Roccasalva.  En  butte  à  des  critiques  de  la  Cour des comptes sur le coût, pour le contribuable, du soutien à l’entreprise de Kretinsky –  au  moins  800  millions  d’euros  sur huit  ans  –  et  à  celles  d’associations écologistes, qui redoutent les conséquences néfastes de l’exploitation du bois pour les forêts, il répond :  « Si l’on n’avait pas pris l’initiative de ce projet, on n’existerait plus. Nous voulons rester le plus longtemps possible dans les instances de décision, pour savoir ce qu’il s’y passe. Quant aux dividendes, prévus à partir de 2030, ils serviront à financer des projets industriels et les études nécessaires à leur émergence. Nous aimerions travailler à la réponse à de petits projets de développement d’énergie. Et ainsi mieux prendre en considération les enjeux écologiques, contrairement à GazelEnergie qui n’en a que faire. On veut être l’épine dans leur pied. »     Article publié dans Le Peuple Quotidien #4 du 54e congrès ​ 

Meeting de l’internationale ouvrière contre l’extrême droite

« Un contre-pouvoir démocratique  », en particulier contre la montée de l’extrême droite un peu partout dans le monde.  Voilà comment Luc Triangle, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI), définit le rôle des syndicats. « L’extrême droite vote contre les droits syndicaux et contre les droits des travailleurs, tout en prétendant parler au nom du peuple », insiste-t-il, en désignant la voie à suivre : « Face à la haine, nous choisirons toujours la solidarité internationale. »  Certes, l’extrême droite peut prendre des visages en apparence différents et mettre en avant des thématiques qui peuvent varier. Le visage, par exemple, du parti Vox en Espagne, « nostalgique du passé, ces cinquante ans de dictature de Franco, raciste, xénophobe, qui a voulu créer un pseudo-syndicat » et rencontre le « succès auprès des héritiers du franquisme, mais aussi dans les classes moyennes », résume Christina Fabiacen (CCOO).  Le visage d’un « parti nationaliste hindou qui gouverne depuis douze ans » en Inde et qui manie l’islamophobie, décrit Gautam Mody (NTUI). Le visage d’une extrême droite politique qui, en Ukraine, ne représente « que 2 % des voix », empêchant son entrée au Parlement, ce qui contredit la propagande russe sur le « prétendu régime ukrainien nazi », note Yuri Samoïlov (KVPU), mais une extrême droite qui « a sa propre particularité, la militarisation », à l’image du régiment Azov.  Le visage d’un mouvement qui, en Pologne, met en avant le modèle de la « famille traditionnelle » comme socle politique, qui a réduit à quasiment rien le droit à l’avortement et qui oppose les « patriotes aux autres », décrit Magadalena Chojnowska (OPZZ).  Le visage du pouvoir trumpiste aux États-Unis, où « dix-sept mois de choc quotidien font que les digues sautent tous les jours » et où « l’État de droit perdure à peine », ce qui donne à Nick Allen (SEIU) « un grand sentiment de responsabilité face à tout le mal que fait mon gouvernement dans le monde ». Ou encore le visage de Javier Milei en Argentine, qui se trouve « des ennemis partout : les peuples autochtones, les travailleurs, le féminisme, les universités et écoles publiques… » liste Roberto Bardel (CTA-A). « Protéger les puissants » Mais les ressorts principaux restent les mêmes : « L’extrême droite a pour stratégie de protéger les puissants », décrypte Esther Lynch, secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats (CES). Au Parlement européen, elle observe ainsi un bloc qui « s’oppose à l’égalité femmes-hommes, à la santé et la sécurité au travail et au devoir de vigilance des entreprises ».  Elle s’inquiète également de voir que cette force politique en emmène d’autres sur son terrain : « Le centre droit s’allie à l’extrême droite, c’est une honte ! » Et elle craint déjà la possible mise en place, avec l’aide de cette coalition, d’un « 28e régime » (qui s’ajouterait aux régimes des 27 États membres) voulu par la Commission européenne, qui « permettra aux employeurs de créer une entreprise en quarante-huit heures, en contournant toutes les législations nationales sur le travail et en mettant en place une rémunération en actions ».  En Inde, le Premier ministre Narendra Modi se livre à des « attaques contre le salaire minimal, la protection sociale, le temps de travail », confie Gautam Mody, et réprime, jusqu’à les emprisonner, les travailleurs qui luttent pour de meilleurs salaires. Le meeting sur « L’Internationale ouvrière contre l’extrême droite » s’est penché sur les raisons de cette montée en puissance.  « La crise de 2008 a fortement contribué à la recrudescence de l’extrême droite, avec des milliers de jeunes à la rue, l’explosion du chômage… » constate Antonio Lisboa, du syndicat brésilien CUT. Au Cameroun, « le salaire minimum est de moins de 100 euros », rapporte Céline Amana (CSP).  En Italie, « la Première ministre [Giorgia Meloni, NDLR] provient d’un groupe fasciste que le peuple a choisi » dans les urnes, rappelle Maurizio Landini (CGIL). Il y voit notamment le résultat d’une « séparation et d’une fracture entre le monde politique et celui du travail », qui alimente à la fois le vote d’extrême droite et l’abstention. « La montée de l’extrême droite et de la droite en général est également le résultat des erreurs de la gauche », souligne-t-il.  Constat semblable chez Magdalena Chojnowska : « La société polonaise est fragmentée et divisée. » « La démocratie est vulnérable quand le pouvoir cesse d’entendre les citoyens », acquiesce Yuri Samoïlov. « La précarité grandissante et une perception d’insécurité font de l’immigration un bouc émissaire », constate de son côté Christina Fabiacen. « S’attaquer à la financiarisation » Au-delà des dangers, le meeting avait évidemment pour objectif de tracer des perspectives. « Il ne peut y avoir d’égalité au travail sans égalité dans la société », insiste Magdalena Chojnowska.  « L’extrême droite est la pire ennemie des classes laborieuses. Il faut s’attaquer aux maux du capitalisme, en particulier la financiarisation », poursuit Antonio Lisboa, du syndicat brésilien CUT. « La grève est notre principal outil », rappelle Christina Fabiacen, pour qui la contradiction à l’extrême droite doit être apportée « sur le lieu de travail », l’entreprise étant « l’espace idéal pour faire passer des idées ».  Il convient aussi, pour elle, de « dénoncer tous les propos » relevant des idées d’extrême droite, y compris ceux prononcés sous couvert de « blagues ». « Il faut des propositions claires, qui mobilisent largement, les jeunes, les femmes… » note Antonio Lisboa. « La semaine dernière, la Chambre des députés a voté une loi du président Lula, qui fait passer la semaine de travail de 44 à 42 heures et qui instaure deux jours de repos », confie le syndicaliste brésilien. Pour arriver à ce résultat, le monde syndical avait une « stratégie claire », se félicite-t-il, basée notamment sur « des alliances avec des universitaires ».  « Nous devons participer de plain-pied à la vie politique », confirme l’espagnol Pepe Alvarez (UGT). « Nous devons traiter les migrants avec dignité », enchaîne-t-il, se félicitant des « 500 000 à 800 000 régularisations de sans-papiers », décidées par le gouvernement espagnol.  Nick Allen revient, lui, sur le soulèvement à Minneapolis, cette ville de 700 000 habitants où « trois mille agents masqués [de la milice anti-immigration ICE] ont procédé à des rafles partout dans la ville, les écoles, les hôpitaux… » et qui ont tué deux personnes. En réponse, « une coalition a, au départ, été formée par quelques syndicats, dont le mien, raconte le syndicaliste américain. Cela a débouché sur une véritable révolte populaire, avec des patrouilles anti-ICE. » Jusqu’à la grève générale,

 » Les travailleurs libres sont plus forts que les dictateurs « 

« La recherche de richesses et de zones géostratégiques est à l’origine de nombreux conflits et crises à travers le monde  En témoignent l’agression menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran ou les attaques d’Israël contre le Liban, la Syrie et Gaza, qui étalent partout des scènes de chaos; la guerre russo-ukrainienne, celles au Congo et au Soudan; l’enlèvement du président vénézuélien Nicolàs Maduro; le blocus pétrolier contre Cuba organisé par les États-Unis; les menaces d’occupation du Groenland; la militarisation des économies; les chantages exercés par les États-Unis sur les autres pays, y compris ses alliés; l’adoption de budgets d’austérité qui contrastent avec le gonflement des budgets de la défense. » Voilà le tableau qu’aurait dressé Nicolas Ouédraogo, secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), s’il ne s’était pas vu refuser son visa par les autorités françaises pour venir à Tours*. Son message est lu par Françoise Geng, présidente de la Fédération syndicale européenne des services publics (Epsu), animatrice du meeting international pour la paix, qui clôt la journée internationale du 54′ congrès.  » La solidarité internationale, c’est une des grandes forces du syndicalisme. La paix n’est jamais acquise « , prévient-elle. « Le mal supérieur à tous les maux, c’est indifférence »  » La paix, c’est la sécurité alimentaire, sanitaire, climatique et individuelle « , introduit Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales, professeur émérite à Sciences Po. « Le mouvement syndical, de la jeunesse et associatif a un rôle fondamental à jouer. Il ne peut pas y avoir de paix dans le monde s’il n’y a pas de paix sociale dans chaque pays, sans dignité et sans abolir l’humiliation. »  » La paix, la démocratie et le syndicalisme sont indissociables », acquiesce Eric Manzi, secrétaire général adjoint de la Confédération syndicale internationale (CSI). Il se réfère à la Déclaration de Philadelphie, adoptée le 10 mai 1944 par la Conférence générale de l’Organisation internationale du travail (OIT), selon laquelle  » une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale « . Keisuke Fuse, secrétaire général adjoint du syndicat japonais Zenroren, puise dans la même période de l’histoire, rappelant le 80e anniversaire, commémoré en août 2025, de l’horreur atomique d’Hiroshima et Nagasaki. La CGT y a participé, tout comme elle est partie prenante d’un appel mondial pour l’élimination des armes nucléaires. Keisuke Fuse incite à poursuivre  » ce travail de lobbying pour la disparition de l’arme nucléaire « . Il souligne que 99 pays ont signé le traité sur l’interdiction des armes nucléaires, issu d’un groupe de travail mis en place en 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies. Évidemment aucune puissance nucléaire, dont la France, n’en fait partie.  » Nous continuerons à lutter ensemble pour un monde sans armes nucléaires « , martèle le secrétaire général adjoint de Zenroren. « À Gaza, nous sommes en enfer » Selon les estimations de !’OIT, rappelées par Eric Manzi, les guerres touchent actuellement deux milliards de personnes dans le monde, dont 122 millions de déplacés. Ce meeting est l’occasion d’en évoquer quelques-unes. À commencer par le génocide en cours à Gaza, face auquel  » trop de pays restent silencieux, honte à eux ! «  s’insurge Nasser Abu Baker, président du Syndicat des journalistes palestiniens (PJS) et vice-président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ).  » Nous sommes en enfer. Des enfants meurent toujours et 13 % des Gazaouis ont été tués « , témoigne celui qui réside en Cisjordanie. Il lui faut deux jours pour parcourir les 150 km depuis Ramallah, jusqu’à Amman, en Jordanie, à cause de la succession de points de contrôle. Les journalistes palestiniens sont particulièrement visés par les frappes israéliennes (au moins 234 tués selon le bilan de la FIJ, mis à jour en mars), car  » l’occupant ne veut pas que vous voyiez la réalité à Gaza « . Les journalistes étrangers sont toujours interdits d’entrée à Gaza. Autre guerre, celle déclenchée par l’agression russe en Ukraine.  » Bienvenue dans un monde hybride, où l’absence formelle de déclaration de guerre ne signifie pas la sécurité «  remarque Yurii Samoilov, responsable régional du syndicat ukrainien KVPU. Il évoque, en parallèle du conflit armé,  » des cyberattaques, campagnes de fake news sur les réseaux sociaux, interventions d’agents d’influence, mesures d’étranglement économique… […] L’Ukraine est devenue l’épicentre de ce concept « ,  alors que  » la diplomatie classique est au point mort «  estime-t-il.  » Comment arrêter la guerre ? Il faut couper les canaux de contournement des sanctions [contre la Russie, NDLR], isoler les institutions financières qui financent la guerre et restaurer le droit international « , résume Yurii Samoilov. Le syndicaliste y ajoute la nécessité d’une  » décolonisation mentale « , avec  » des investissements dans la cybersécurité et la diffusion d’informations pour nourrir la pensée critique des citoyens « . Persécutés pour avoir dénoncé la guerre La guerre en Ukraine a aussi des répercussions dans les pays voisins. Siarhei Antusevitch, vice-président du syndicat biélorusse BKDP, explique ainsi que  » les autorités ont détruit tous les syndicats indépendants, dont les militants ont subi licenciements, persécutions… «  Il précise que de l’aveu même des autorités,  » c’était à cause de notre dénonciation de la guerre [en Ukraine] « · Yurii Antusevitch dénonce l’enfermement de  » prisonniers politiques, des journalistes, des défenseurs des droits humains…  » . Tout avait commencé à l’été 2020, lors des manifestations de masse et des affrontements avec les forces de l’ordre pour dénoncer l’élection frauduleuse du président Alexandre Loukachenko.  » Les travailleurs libres sont plus forts que les dictateurs «  veut croire le syndicaliste biélorusse. À plusieurs milliers de kilomètres de là, en République démocratique du Congo (RDC), sévit un  » conflit oublié «  selon l’expression de Guy Kuku, secrétaire général de la Confédération démocratique du travail (CDT). Il en rappelle les racines : le génocide, en 1994, des Tutsis au Rwanda, dont  » des acteurs se sont enfuis et ont été accueillis en RDC à la demande de la communauté internationale ». Élu quelques années plus tard, Laurent-Désiré Kabila – assassiné en 2001, remplacé par son fils Joseph – a fait

Les musiciens de l’orchestre philarmonique du Centre-Val de Loire enfin en CDI !

C’est un très combat long de presque quatre ans qui va bientôt prendre fin Au 1er juillet, la région Centre-Val de Loire devrait être dotée d’un orchestre symphonique permanent grâce à la création de 32 postes de musiciens et musiciennes en CDI à temps plein. Ces derniers étaient jusqu’alors embauchés par la ville de Tours avec un statut de CDD d’usage.  Pour Matthieu Randon, secrétaire du Stam-CGT, le Syndicat tourangeau des artistes musiciens, cette lutte contre un statut précaire remonte même à 2018. « Nous avions obtenu une augmentation de 36 % des salaires de base, au motif que la convention collective n’était pas appliquée », se remémore-t-il.  L’activité de l’orchestre est ensuite fortement impactée par les mesures sanitaires liées à la pandémie de Covid-19. Mais la situation ne s’améliore pas après la crise. « Nous sommes passés de 61 concerts pendant la saison 2017-2018 à seulement 36 en 2022-2023, explique Laura Perrine-Martin, joueuse de hautbois dans l’orchestre et secrétaire adjointe du Stam-CGT. C’était terrible d’un point de vue financier puisque nous étions payés au cachet, mais aussi musicalement. Comment maintenir un groupe qui ne travaille pas ? » Boycott, sondage et trahison Une première alerte est lancée en décembre 2022. Les musiciens de l’orchestre symphonique tourangeau se rassemblent devant le conseil régional, à Orléans, pour réclamer l’obtention de CDI, comme c’est le cas dans les autres orchestres en France. Plusieurs mouvements de grève suivront. « Nous avons eu des réunions avec les organismes de tutelle, mais chacun attendait que l’autre se mouille pour augmenter le budget », constate Matthieu Randon.  Finalement, en juin 2023, les musiciens posent leurs instruments devant un public déjà installé à l’Opéra. Puis une représentation de la Cinquième Symphonie de Beethoven est annulée en décembre. Le syndicat se bat ensuite pour qu’un sondage soit organisé auprès des 51 musiciens afin de connaître leur souhait pour l’avenir. Ils sont 31 à revendiquer un CDI à temps complet. « Et puis, en mars 2024, c’est un coup de Trafalgar. Les tutelles annoncent à grand renfort de communication un pacte pour le Grand Théâtre-Opéra de Tours qui prévoit un budget supplémentaire de 650 000 euros en 2024, mais ne propose que des contrats en CDD à temps partiel, contrairement aux engagements pris par l’adjoint au maire. » Le Stam-CGT crie à la « trahison » et l’orchestre se met de nouveau en grève le 15 mars.  Pour un véritable service public culturel « Nous avons demandé à la ville de mandater le directeur de l’Opéra pour élaborer avec nous un projet viable, raconte Matthieu Randon. Alors qu’un cabinet d’experts avait jugé que les coûts s’élèveraient à trois millions, nous avons démontré qu’avec une rallonge de 850 000 euros et la participation de cinq partenaires – dont la métropole, qui ne versait aucune subvention –, cela était réalisable. Et que cela permettrait de donner 141 concerts par an, dont 54 scolaires, sur toute la région. »  Un véritable service public culturel en somme. Le dernier conseil municipal de décembre 2025 valide la création de 32 postes musiciens à temps plein et de cinq postes administratifs, dont un chef d’orchestre. Reste, d’ici au 1er juillet, à modifier le règlement intérieur de l’Opéra pour l’adapter au nouveau statut d’agent municipal des musiciens concernés. Quant à ceux n’ayant pas souhaité bénéficier d’un CDI, ils demeureront intermittents du spectacle. Pour Laura Perrine-Martin, cet épilogue représente un grand soulagement. « Quatre années de bataille, c’est difficile psychologiquement, confie-t-elle. On ne savait pas si on allait continuer à vivre de notre métier. Aujourd’hui, les musiciens recrutés à temps plein qui n’habitaient pas à Tours cherchent un appartement ou une maison pour s’y installer. C’est une dynamique positive. Et attendre une saison musicale à temps plein, cela nous change ! » Matthieu Randon s’en réjouit lui aussi, tout en soulignant que « syndicalement, on a fait tout le boulot des services administratifs et des politiques. Sans cette mobilisation, l’orchestre aurait disparu. » Article publié dans le HS du Peuple congrés du lundi 1 juin ​ 

[ Tract ] 90 ans des congés payés, profitons de notre conquis social

Le droit aux vacances est un droit pour toutes et tous : il est temps d’avoir les moyens de se réapproprier nos congés ! Depuis 1936 des conquis sont obtenus : dix-huit jours ouvrables (1956) ; quatrième semaine de congés payés (1968) ; cinquième semaine (1982)… La lutte pour la réduction du temps de travail continue Recul du droit aux vacances : quelles raisons ? des salaires trop bas : comment partir en vacances quand le mois se termine souvent le 15 ? un pouvoir d’achat laminé par l’inflation, les hausses de l’énergie, de l’alimentation, des loyers ; un coût trop élevé du transport qui se rajoute à toutes les autres dépenses ; un tourisme marchand capitaliste, standardisé.  Résultat : des millions de personnes sont exclues des vacances chaque année en France, en premier lieu les travailleur·ses précaires, les familles monoparentales, les jeunes des quartiers populaires, les retraité·es modestes… , Le tourisme social : une autre idée des vacances À l’heure où le tourisme marchand n’existait pas, le tourisme social, porté par la CGT, permettait à des millions de travailleur·ses de bénéficier des premiers congés payés ! Le tourisme social, solidaire, c’est le droit aux vacances pour tou·tes – pas seulement pour les plus riches. C’est un projet de société, un outil d’émancipation, de mixité sociale, de respiration collective. Il doit combattre toute forme d’exclusion et être laïque. Il doit aussi offrir un mieux-disant dans sa gestion sociale, notamment en assurant un haut niveau de formation des personnels. Le tourisme social, ce sont : les centres de vacances pour enfants (colonies/séjours, classes découvertes) ; les villages vacances accessibles via les CSE (comités sociaux et économiques) ; les associations, coopératives, mutuelles qui défendent une autre idée des vacances : conviviales, reposantes, éducatives, respectueuses de l’environnement. Mais ce secteur est malmené, délaissé par les pouvoirs publics, fragilisé par les logiques de rentabilité et les appétits du secteur marchand, de ses actionnaires qui rêvent de s’approprier ce secteur économique leur échappant. Pourtant, porteur de valeurs fortes (solidarité, égalité, justice sociale, non lucratif, veillant à l’intérêt de ses salarié·es), le tourisme social devrait avoir un bel avenir. , Le billet de congé annuel, qu’est-ce que c’est ? En France, le billet populaire de congé annuel est un billet de train dont la création a été annoncée le 30 juillet 1936 par Léo Lagrange après des négociations serrées avec les compagnies ferroviaires privées. Il fait suite à la loi instituant deux semaines de congés payés et sera très vite appelé le « billet Lagrange ». Initialement valable trente et un jours maximum, impliquant un séjour minimum de cinq jours au point de destination, il permet alors au/à la bénéficiaire ainsi qu’à sa famille d’obtenir 40 % de réduction sur le prix du billet normal aller et retour (demi-tarif pour les enfants de 3 à 7 ans). Dès 1937, le billet congé annuel sera modifié afin d’apporter quelques améliorations. La femme salariée sera reconnue comme cheffe de famille si son mari est chômeur ou retraité. Elle pourra ainsi obtenir la réduction pour elle, son conjoint et ses enfants. Les travailleur·ses étranger·es auront également les mêmes droits. Dès 1936, 600 000 billets sont vendus, puis 1,8 million en 1937. Et aujourd’hui ? Ce billet est toujours commercialisé par la SNCF et se dénomme désormais « billet de congé annuel ». Il permet de bénéficier d’une réduction annuelle de 25 % (la réduction de 50 % si le billet est payé en chèques-vacances n’existe plus depuis le 1er janvier 2023) pour un voyage aller-retour d’au moins 200 km en tout. Conditions Le droit au billet de congé annuel de la SNCF n’est attribué qu’une fois par an que ce soit en tant que titulaire ou en tant qu’accompagnant·e. Tou·tes les salarié·es sont concerné·es, du privé comme de la fonction publique, les retraité·es, les privés·es d’emploi bénéficiant d’allocations-chômage. Vos proches bénéficient de la même réduction si elles et ils vivent sous le même toit que vous et voyagent avec vous, à savoir : votre conjoint·e, vos enfants de moins de 21 ans. , La CGT revendique Le renforcement du tourisme social par un financement public ambitieux ; L’accès de tou·tes les salarié·es à des CSE, associations et CSA doté·es de moyens pour leur permettre d’accéder à des séjours de qualité ; Une revalorisation des salaires et des pensions pour permettre à tou·tes de partir ; La défense des structures de tourisme social menacées de fermeture ; L’inscription du droit au départ en vacances effectif dans les politiques sociales ; Les 32 heures par semaine payées 35 : la réduction du temps de travail, c’est aussi plus de temps libre ! , Reprenons nos vacances en main Si nous voulons disposer d’un outil puissant et efficace, nous devons promouvoir l’adhésion des CSE, des associations, des SCI de copropriétaires, et des exploitant·es des centres à l’Ancav-SC, outil de coordination de la CGT. Se réapproprier nos vacances, c’est refuser qu’elles deviennent un produit de luxe réservé à une élite. C’est revendiquer le droit au repos, à la découverte, à la vie familiale, à la liberté ! Les vacances sont un besoin vital, un temps pour souffler, pour vivre autrement, loin des cadences, de la pression, du quotidien oppressant. Pour un tourisme populaire, solidaire, accessible et humain : engageons nous pour le droit aux vacances pour toutes et tous ! , Télécharger le tract , ​ 

🔥 Canicule : la CGT exige une vraie protection des salarié·es face aux fortes chaleurs

🌡️ Vagues de chaleur : une réalité désormais structurelle Alors que le dérèglement climatique s’amplifie, les épisodes caniculaires se répètent, s’intensifient et s’étendent sur une durée de plus en plus longue, de mai à octobre. Et pourtant, les interventions politiques et réglementaires restent largement insuffisantes. Début 2025, la DGT (Direction générale du travail) publiait son bilan de la canicule 2024, basé sur 1 717 interventions de l’inspection du travail. Le constat est sans appel : Conditions de travail très dégradées, même sans alerte météo, 11 accidents graves liés à la chaleur, dont 7 mortels. Ne serait-ce qu’hier, lundi 30 juin, un jeune homme de 35 ans est décédé sur un chantier après un malaise. 🌡️ Quelles sont les règles au travail en cas de fortes chaleurs ? Pour réduire les risques liés à la chaleur, l’employeur doit notamment : mettre en place des procédés de travail réduisant ou supprimant l’exposition à la chaleur (dispositifs filtrant ou occultant, ventilateurs, brumisateurs…) ; aménager les lieux et postes de travail ; adapter les horaires de travail afin de limiter la durée et l’intensité de l’exposition et de prévoir des périodes de repos ; augmenter l’eau potable fraîche mise à disposition des travailleurs (en cas d’absence d’eau courante, il faut prévoir au moins 3L d’eau par salarié·e par jour) ; fournir des équipements de protection individuelle permettant de limiter ou de compenser les effets des fortes températures ou de se protéger des effets des rayonnements solaires ; mettre en place un protocole de secours pour les salarié·es qui travaillent seul·es.   Canicule : « Les fortes chaleurs et l’absence d’adaptation sont responsables chaque année de dizaines de morts » au travail, dénonce la CGThttps://t.co/eD122VKNrC — franceinfo (@franceinfo) June 17, 2025   ⚠️ Un décret gouvernemental inefficace et sans portée réelle Derrière les opérations de communication du gouvernement, le décret n°2025-482 du 25 mai 2025 impose ces quelques mesures aux employeurs, mais sans répondre aux urgences : ❌ Aucune température maximale de travail définie, ❌ Aucun renforcement du droit de retrait, ❌ Aucune interdiction explicite de faire travailler dans des locaux à 40°C l’été ou 12°C l’hiver. Le gouvernement élargit la notion de “température convenable”, mais sans la définir. Il crée un nouveau chapitre sur les fortes chaleurs, mais ne l’active qu’en cas d’alerte jaune ou orange de Météo France, ignorant que les accidents surviennent aussi en vigilance verte, notamment en fonction de la chaleur dans les bâtiments où l’on travaille (bureaux, ateliers, usines, etc) ​​L’INRS juge dangereux un travail physique au-delà de 28°C et sédentaire au-delà de 30°C Ces mesures doivent être renforcées pour les salariés vulnérables du fait de leur âge ou de leur état de santé. À noter que si le décret ne définit pas ce qu’il nomme une « température adaptée compte tenu de l’activité des travailleurs et de l’environnement dans lequel ils évoluent », il existe des recommandations officielles en la matière. L’Organisation Mondiale de la Santé vient en effet la fixer entre 16 et 24°C et l’Institut National des Risques professionnels (INRS) juge dangereux un travail physique au-delà de 28°C et sédentaire au-delà de 30°C. 🧱 Des mesures au bon vouloir de l’employeur Le décret ne prévoit d’action qu’à condition que l’employeur reconnaisse lui-même l’existence d’un risque. Tant que ça n’est pas le cas, rien ne s’impose. La prévention, pourtant élémentaire (eau fraîche, pause, aménagement horaire), n’est toujours pas systématisée. 🏗️ Dans le BTP, un premier pas… insuffisant En 2024, les mesures de chômage intempéries ont été élargies aux fortes chaleurs dans le BTP. Une avancée… mais qui entraîne une perte de revenu contrairement au droit de retrait, qui impose le maintien du salaire. Et dans bien des TPE ou entreprises sans représentants du personnel, ce droit reste méconnu ou non exercé. La CGT rappelle que le droit de retrait (Code du travail L.4132-1) permet de se mettre à l’abri : se mettre à l’ombre, aller boire, rentrer au dépôt… tout en restant à disposition de l’employeur. 🧰 Ce que peuvent faire les salarié·es dès maintenant : 📝 Faire un écrit décrivant les effets de la chaleur et le transmettre à l’employeur et à l’inspection du travail ; 👩‍⚕️ Demander une visite au médecin du travail, qui peut formuler des préconisations officielles. ❌ L’inspection du travail toujours sans pouvoirs renforcés Malgré les alertes des DREETS, le gouvernement refuse de doter les inspecteurs de leviers efficaces : Aucun droit d’arrêt immédiat des travaux, Une simple mise en demeure avant verbalisation, avec 8 jours de délai pour l’employeur, En cas de recours, tout est suspendu. Et l’absence de réponse de la DREETS vaut annulation implicite. ✅ Les revendications concrètes de la CGT Pour garantir une réelle protection, la CGT exige : 📉 Une réduction des rythmes de travail en cas de forte chaleur ; ⏸️ Une augmentation des temps de pause rémunérés dès 25°C ; 🛑 L’extension du chômage intempéries pour chaleur à tous les secteurs ; 🛡️ Le maintien et renforcement du droit de retrait, sans sanction possible sans l’avis de l’inspection du travail ; 🕵️ Des enquêtes systématiques après les malaises ou accidents liés à la chaleur ; 📋 Un rappel obligatoire par le ministère du travail sur le rôle du CSE / CSSCT après un accident grave. Le renforcement des moyens de la médecine du travail et de l’inspection du travail, particulièrement en matière d’effectifs. 🧱 Une sous-déclaration chronique des accidents du travail La CGT alerte sur les pressions économiques dans le BTP, la sous-traitance et bien d’autres secteurs, qui freinent la reconnaissance des accidents du travail et rendent invisibles des risques pourtant bien réels. Selon la DGT, seulement un tiers des CSE ont mené une enquête après un accident grave : ce chiffre est inacceptable. 👷‍♀️ Travailler plus vieux… sous 40°C ? La réforme des retraites vient aggraver la situation : travailler au-delà de 60 ans dans des conditions de plus en plus éprouvantes devient une perspective insoutenable pour de nombreux salarié·es. 📢 La bataille doit continuer Le gouvernement ne peut pas continuer à ignorer la réalité du

Victoire des Coiffeuses du Boulevard de Strasbourg à Paris après 78 jours de grève

78 jours où la détermination et la solidarité ont été au rendez-vous chaque jour Leur mouvement soutenu par la CGT s’est soldé par une victoire éclatante. Les travailleuses et travailleurs ont d’ores et déjà commencé à recevoir leurs premiers titres de séjour, qui les couvriront durant toute l’instruction de l’affaire, où la qualification de traite des êtres humains devrait être retenue par l’autorité judiciaire. L’épilogue de ce mouvement se jouera devant les tribunaux, où la CGT espère des peines exemplaires à l’encontre de ces employeurs qui ont abusé de ces salarié·es en situation de vulnérabilité. La CGT salue le courage et la détermination sans faille des grévistes tout au long des 78 jours. C’est cette détermination et leur solidarité qui est l’une des clés de cette victoire.  Il faut également saluer l’engagement sans faille des organisations de la CGT impliquées dans ce conflit, l’UD CGT de Paris, l’UL CGT de Paris 10 et l’US CGT Commerce de Paris ; ainsi que la solidarité et l’implication de nombreuses organisations de la CGT qui ont contribué à cette victoire. Cette nouvelle affaire de traite des êtres humains montre les conséquences délétères d’une politique migratoire restrictive et répressive à l’égard des étranger·es Après les travailleurs des vendanges de Champagne, les salarié·es de la restauration à Albi, nous constatons une augmentation de ce type d’affaire ces dernières années. Cette progression dramatique, confirmée à l’échelle européenne, n’est pas sans lien avec la réduction des droits et la construction d’un infra-droit des étranger·es que subissent depuis quelques années les travailleur·euses étranger·es : effet d’aubaine pour les tenants de la surexploitation. Il n’y a pas de fatalité dans la multiplication des affaires de traite d’êtres humains qui sont aussi très souvent imbriquées avec des réseaux mafieux. Il y a nécessité de faciliter la délivrance et le renouvellement de titre de séjour pour les travailleurs et travailleuses étranger·es, mettre des moyens dans les préfectures pour y affecter du personnel en nombre suffisant et correctement formé pour rendre un service public de qualité aux usager·es. La saignée dont sont victimes les services de l’inspection du travail doit s’arrêtée : les effectifs doivent être renforcés face à des réseaux mafieux mieux organisés et plus nombreux. Les parquets doivent veiller à mettre en cohérence leurs politiques pénales et ne pas laisser la traite des êtres humains dans un angle mort Ces affaires de traite montrent ce que produisent les politiques d’austérité, de destruction des droits et garanties collectives des travailleur·euses et des politiques répressives à l’égard des étranger·es.  Ils sont le laboratoire et les avant-postes d’une attaque d’ensemble contre les droits de toutes les travailleuses et travailleurs. Elles interrogent de manière plus générale sur les politiques publiques mises en œuvre et les dysfonctionnements constatés notamment en matière de renouvellement et d’accès au droit du séjour de celles et ceux qui font pourtant fonctionner quotidiennement l’économie du pays. La CGT continuera à lutter pour une société plus juste et plus solidaire, cela passe par la régularisation des travailleurs et travailleuses sans papiers.           Voir cette publication sur Instagram                       Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation)           Voir cette publication sur Instagram                       Une publication partagée par La CGT (@cgt_confederation) Téléchargement-s . ( – Lu) Télécharger . ( – Lu) Télécharger , ​